Les auteurs au moyen âge

Moine dans son scriptorium

Moine dans son scriptorium

Le Moyen Age est une longue période qui dure presque 10 siècles (5e s. au 15e s.). Ce n’est qu’au début du XIème siècle que la littérature de langue française commence à exister réellement à côté d’oeuvres latines. Mais peut-on parler d’une littérature médiévale qui serait unique et aurait les mêmes caractéristiques? Entre l’an 1000 et la fin du Moyen Age, soit 500 ans plus tard, la société, les mentalités, les productions littéraires vont beaucoup évoluer.

Au Moyen Age, une oeuvre n’est pas le fait du travail d’un auteur unique. Des remaniements successifs sont dus autant aux jongleurs qu’aux copistes ou aux clercs. Les oeuvres sont donc “anonymes”.

LE JONGLEUR

Dans toutes les occasions de fêtes (mariages, banquets, cérémonies) le jongleur est un élément essentiel, car non seulement c’est un homme de spectacle (danse, musique, acrobate, tours de magie) mais aussi il récite des poèmes qu’il a appris par coeur. Il compose aussi lui-même des vers qu’il ajoute aux précédents récités ; d’où des versions différentes qui font sans cesse évoluer le texte initial. C’est lui qui transmet oralement les oeuvres littéraires où la mémoire joue un rôle important.

Les jongleurs vont de château en château ou de foire en foire : montreurs d’animaux, acrobates, récitants professionnels, ils diffusent les oeuvres littéraires qu’ils remanient à volonté.

LE COPISTE

Lui aussi fait évoluer le texte initial en copiant le manuscrit. Dans ce travail, le copiste intervient avec sa personnalité : il lui arrive de rajouter, de retrancher une partie d’un texte, d’en moderniser la langue. De plus, il travaille parfois de mémoire, parfois sous la dictée d’un jongleur. Si sa mémoire lui fait défaut, il “inventera”.

A partir du XIIIème s., le public souhaite des cycles : le copiste va rassembler dans un même manuscrit des épisodes pris ça et là d’une histoire et les recopie dans un ordre plus ou moins cohérent. Tous ces remaniements s’expliquent par le désir d’adapter au goût du public, qui change sur 3 siècles, une oeuvre donnée.

LE CLERC

C’est un homme cultivé, passé par l’université, appartenant à l’Eglise : ils sont généralement pauvres et mettent leur culture au service d’un seigneur. Avec sa culture classique, le clerc remanie des oeuvres existantes qui servent de canevas, et souvent, il crée lui-même une oeuvre originale qui n’a rien à voir avec l’inspiration populaire.

http://www.scribd.com/doc/3008831/Histoire-de-la-litterature-au-Moyen-Age-en-France

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