Henri Bergson

Henri Bergson
BergsonCélèbre philosophe spiritualiste français, Henri Bergson est né en 1859 à Paris, où il mourut en 1941. A une brillante carrière de professeur aux lycées d’Angers et de Clermont-Ferrand, puis au collège Rollin à Paris, il donne au Collège de France, à partir de 1900, des cours dont le succès est éclatant. Pendant la guerre de 1914-1918, il est envoyé comme conférencier en Espagne et aux États-Unis. Il est élu à l’Académie française en 1914, et reçoit le prix Nobel de littérature en 1927.

Ses dernières années furent attristées par la maladie (il était atteint de paralysie) et par le triomphe du nazisme, qui le fit renoncer à se convertir au christianisme pour ne pas sembler récuser ses origines juives, comme il l’expliqua dans son testament.

Le bergsonisme est fondé sur une critique de l’intelligence et sur une conception originale du moi. C’est un spiritualisme qui se développe à partir de données empiriques et scientifiques. Nous connaissons d’abord par concepts ou idées générales, puis par une pénétration intime de nous-mêmes et des choses, qui est l’intuition. Le premier mode de ces connaissances reste superficiel et seul le second contient un élément d’action et de vie. Cela suppose qu’il y a au cœur de l’être une force initiale, d’ordre spirituel, qui se propage à travers la matière qui lui résiste, qu’elle organise et dont finalement elle triomphe: c’est l’élan vital, lequel se développe dans la durée et non dans le temps.

La philosophie est, en premier lieu, le retour de l’esprit à lui-même. Vie et conscience signifient tension créatrice, la matière n’étant que le mouvement inverse, la détente, le milieu à travers lequel l’esprit se propage. La philosophie se propose d’entrer dans le réel, de le posséder absolument : elle se confond avec la métaphysique. Mais ses méthodes diffèrent de celles de la métaphysique traditionnelle. Si la réalité est un perpétuel devenir, nous ne pouvons l’appréhender que par l’intuition, c’est-à-dire l’instinct devenu désintéressé et conscient de lui-même : à l’inverse de la démarche de la pensée rationnelle, le philosophe accomplit un effort comparable à celui du mystique ou de l’artiste.

Oeuvres principales
Essai sur les données immédiates de là conscience (1889).
Matière et mémoire (1896).
L’Évolution créatrice (1907).
La Pensée et le mouvant (1934).
L’Énergie spirituelle, recueil de conférences, (1919).
Le Rire (1900).
Durée et simultanéité (1922).
Les Deux sources de la morale et de la religion (1932).

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Henri Bergson de Questmachine en français (auteurs)
Publicités