La société gauloise – suite

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La société gauloise – suite

Aspect de la Gaule

Sur le sol gaulois s’étendaient d’immenses forêts, peuplées d’arbres séculaires. Les fleuves, n’étant pas endigués, épanchaient au loin leurs eaux, formaient des lacs et des marécages immenses.

Dans le voisinage de la Province romaine, on rencontrait des villes gauloises où l’industrie et le trafic commençaient à se développer.

Au contraire, dans les régions les plus barbares de la Gaule, celles où n’arrivaient pas les marchands étrangers, il n’y avait pas des villes, mais seulement des oppida.

Quelques-uns des anciens oppida sont devenus des villes florissantes: ainsi Lutetia (Paris), Bibracte (Autun), Vesuntio (Besançon), Avaricum (Bourges).

Habitations, mobilier, costume

Dans le nord comme dans le sud, la Gaule n’avait pas de routes, mais seulement des sentiers. On n’habitait pas des maisons, mais des huttes de bois ou de terre battue. Au-dessus de la porte, on clouait, à côté des têtes de loups et de sangliers, les têtes des ennemis tués à la guerre.

Chez les plus riches Gaulois, on trouvait bien des vases, des bijoux d’or et d’argent, mais pas de meubles : on couchait sur de la paille ou des peaux de bêtes; on prenait à deux mains les morceaux de viande et on les dévorait à belles dents.

Les hommes portaient des espèces de culottes ou de pantalons appelés braies; une espèce de plaid écossais, aux couleurs voyantes, appelé sagum ou saie; des chaussures appelées gallicae ou gauloises, d’où est venu notre mot de galoches. Le costume des femmes du peuple se composait essentiellement d’une sorte de chemise et d’une robe: c’était presque celui des paysannes jusqu’au 19e siècle.

Agriculture, industrie, commerce

Les Gaulois cultivaient le seigle et l’avoine; ils ne semblent pas avoir connu le froment. On récoltait du vin et des olives dans les pays du midi.

On exploitait quelques mines de fer, d’étain et de plomb argentifère. On trouvait des paillettes d’or dans le Rhône et dans quelques-uns de ses affluents.

Déjà les Bituriges (Berry) pratiquaient l’étamage, qu’ils passent pour avoir inventé.

Les petits peuples de la Bretagne et de la Normandie commerçaient avec la Grande-Bretagne. Quant au commerce de la Méditerranée, il se faisait surtout par la ville grecque de Marseille et la ville romaine de Narbonne.

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