Fusion des Gaulois et des Romains

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Fusion des Gaulois et des Romains

Les Gaulois ne tardent pas à prendre les habitudes de leurs vainqueurs: on les appelle alors Gallo-Romains.

Les nobles gaulois abandonnent leurs maisons de campagne et vont s’établir dans les villes, où se dressent bientôt des palais construits à la romaine.

Les diversité des anciens dialectes gaulois, qui empêchait les peuples de se comprendre, fit qu’on adopta une sorte de latin rustique qui fut parlé dans toute la Gaule.

Voies romaines

Lyon était alors le point de départ de quatre grandes voies sur lesquelles s’embranchaient toutes ces voies romaines dont on retrouve tant de vestiges, toutes jalonnées, de mille pas en mille pas, par des bornes militaires.

L’empereur de Rome

Sous la domination romaine, la Gaule a, pour la première fois, une loi commune et un maître commun, l’empereur qui réside à Rome.

Il est non seulement l’empereur, mais le souverain pontife, c’est-à-dire le chef de la religion romaine. De son vivant, il est presque un dieu auquel on dresse des autels. Après sa mort, on ajoute à son nom celui de divin.

Un pouvoir si absolu, entre les mains de mauvais empereurs, pouvait faire beaucoup de mal, mais entre les mains de bons empereurs, il mettait fin aux guerres et faisait régner le bienfait de la paix romaine.

L’aristocratie

L’ancienne aristocratie gauloise est devenue la noblesse gallo-romaine.

Parmi les nobles, les plus puissants et les plus riches se sont fait admettre dans le sénat de Rome et dans les hautes dignités de l’Empire. Ils forment la grande aristocratie, celle des familles sénatoriales.

Les autres, sous le titre de curiales ou décurions, forment la noblesse de province.

Colons et esclaves

Presque tous les cultivateurs sont des esclaves ou des colons. Ceux-ci sont de beaucoup les plus nombreux.

L’esclave appartient entièrement à son maître: il est une chose; son maître peut le vendre, le maltraiter, le tuer.

Le colon est un homme libre, sauf qu’il est attaché à la terre, comme le serf du moyen âge, et qu’il doit à son maître des redevances en argent ou en nature, et des corvées ou journées de travail. Le colon est même un citoyen.

Le colon peut prêter serment devant les tribunaux, être enrôlé dans l’armée; l’esclave ne le peut pas. Le colon contracte un vrai mariage, a une vraie femme, de vrais enfants; l’esclave ne peut contracter mariage. Si la terre est vendue à un autre maître, le colon n’en est point séparé, pas plus qu’on ne peut le séparer de sa femme et de ses enfants. On n’a pas de ces scrupules pour l’esclave: on vend l’homme sans la terre, le mari sans la femme, le père sans les enfants.

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