Pascal

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Blaise Pascal (1623-1662)

Illustre philosophe, mathématicien et physicien français, né à Clermont. À l’âge de douze ans, il retrouva, sans le secours d’aucun livre, les propositions d’Euclide; à seize ans, il écrivit un traité des sections coniques qui étonna Descartes; à dix-huit ans, il inventa une machine à calculer. On lui doit les lois de la pesanteur de l’air et de l’équilibre des liquides, le triangle arithmétique, le calcul des probabilités, la presse hydraulique, la théorie de la roulette.

Un jour, au pont de Neuilly, il fut victime d’un accident à la suite duquel il eut des hallucinations qui lui faisaient souvent apercevoir un abîme ouvert près de lui pour l’engloutir. Cet accident tourna son esprit vers la religion. Il se retira à Port-Royal, prit parti pour les Jansénistes, et dans les Provinciales accabla ses adversaires des traits les plus mordants. Il mourut avant d’avoir achevé une apologie de la religion chrétienne, dont les fragments ont été publiés sous le titre de Pensées.

On rappelle l’abîme de Pascal pour caractériser certains problèmes sociaux ou moraux qui effraient par leur profondeur ceux qui cherchent à les sonder.

On fait également allusion à ce passage des Pensées: « Cromwell allait ravager toute la chrétienté; la famille royale était perdue et la sienne à jamais puissante, sans un petit grain de sable qui se mit dans son urètre. Rome même allait trembler sous lui; mais ce petit gravier, qui n’était rien ailleurs, mis en cet endroit, le voilà mort, sa famille abaissée et le roi rétabli. » On sait en effet que Cromwell mourut de la gravelle. Le grain de sable de Pascal est devenu une locution originale pour exprimer que les petites causes peuvent engendrer de grands effets.

Autre allusion à ce passage des Pensées: « On ne voit presque rien de juste ou d’injuste qui ne change de qualité en changeant de climat. Trois degrés d’élévation du pôle renversent toute la jurisprudence. Un méridien décide de la vérité. Plaisante justice, qu’une rivière ou une montagne borne! Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà! » Ces mots servent à expliquer la différence que les hommes ou les peuples attachent aux idées opposées de bien et de mal, d’erreur et de vérité.

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