Le vers libre

Image

Le vers libre

Après 1870, beaucoup de poètes français se révoltèrent contre les formes traditionnelles du vers au nom de la liberté de l’inspiration. Rimbaud fut un des premiers à utiliser le vers libre (déjà La Fontaine avait donné l’exemple, mais en gardant la rime). L’école symboliste se mit à l’utiliser de façon systématique: les poètes de cette école écrivirent des vers rythmés et qui rimaient, mais dans lesquels les règles classiques et les règles romantiques gouvernant la structure du vers n’étaient plus suivies. Jules Laforgue et Gustave Kahn sont en général considérés comme les inventeurs du vers libre symboliste.

Vers la fin du siècle et dans le premier quart du vingtième siècle, les poètes allèrent plus loin. Quelques-uns écrivirent des poèmes en prose; d’autres continuèrent à écrire des vers, mais des vers où la rime et le rythme n’existaient plus.

De nos jours on trouve des poèmes de formes très variées:

— des poèmes tout à fait conformes aux règles de versification traditionnelle;

— le vers libre de type symboliste;

— la forme créée par Paul Fort dans les Ballades françaises (de courts paragraphes disposés comme de la prose, mais que l’on pourrait le plus souvent diviser en alexandrins avec des rimes);

— des poèmes disposés en versets, un peu à la manière des versets de la Bible (ex. Saint-John Perse, Claudel);

— des poèmes disposés comme des vers mais sans rime ni rythme réguliers et, souvent sans ponctuations (ex.: Apollinaire – Breton – Éluard – Prévert).

Source

Littérature