Mais quoi, je fuyais l’école

François Villon

… C’est d’une autre poésie que le peuple raffole. Elle n’est point d’un grand seigneur, mais d’un gueux aux chausses trouées et qui rarement soupe à sa faim. Il se nomme Villon. Écolier attardé aux tavernes en la compagnie de mauvais garçons et passé maître en l’état de friponnerie pour avoir méconnu l’âpre saveur des fruits de l’étude.

Mais quoi, je fuyais l’école,
Comme font les mauvais enfants.

L’école buissonnière l’a mené au milieu des vagabonds, des mendiants, des loqueteux. Avec eux, combien de fois pour ses polissonneries et ses grivèleries, n’a-t-il pas risqué la corde! Mais jusqu’en cette chute, l’idéal, qui de son aile l’effleure, le distingue de ses tristes acolytes.

Réfugié dans la joie du rêve, il s’isole, et les marches de quelque porche sont l’oreiller de sa méditation.

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François Villon