Le roman au 18e siècle – La nouvelle Héloïse

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Une catastrophe survient alors que Julie a sauté à l’eau pour sauver son fils Marcellin après qu’il est tombé dans le lac: tombée malade, Julie finit par succomber et meurt avec une très grande sérénité d’âme. (Wikipedia)

La nouvelle Héloïse

Après Le Sage, Prévost et Marivaux, le roman français compta plusieurs écrivains, hommes et femmes, qui avaient du talent et qui furent très appréciés; ils imitent Prévost, rarement Richardson, malgré son succès; aucun de leurs ouvrages ne s’est absolument imposé. Rousseau joua un rôle décisif dans l’histoire du roman européen par Julie, ou La nouvelle Héloïse (1761). Dans ce long roman par lettres, inspiré en partie de Clarisse, l’âme rêveuse et passionnée de Rousseau a mis la poésie de l’amour, son intime association avec les beautés de la nature, ses regrets, ses retours, ses mélancolies. Il y laisse parler ses tendresses inexprimées, son rêve de bonheur rustique, de vie de famille, saine et joyeusement active; il y met aussi ses idées sur la morale et la société.

Le style y est passionné, éloquent, parfois trop oratoire; mais c’était le premier roman écrit avec cette flamme et cette poésie. Son succès fut immense et profond, surtout en France et en Allemagne. Jamais roman n’exerça une telle action sur les cœurs, qu’il purifiait, sur les imaginations, qu’il séduisait; on adressait des actions de grâces enthousiastes à Rousseau, qui avait exalté la vertu, et l’on se pressait en pèlerinage à Clarens et à Meillerie, lieux inconnus la veille, sacrés désormais, qui virent pleurer Gœthe et Byron.

Le roman au 18e siècle

Jean-Jacques Rousseau