Le roman au 18e siècle – Le roman d’apprentissage

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Le roman d’apprentissage

Vers la fin du siècle, en Allemagne surtout, le roman devient volontiers l’histoire de la formation et du développement moral du héros (Bildungsroman); l’auteur y expose ses vues sur l’éducation, la société, l’art ou la morale.

Karl Philipp Moritz (1756-1793) donna Anton Reiser (1785-1790), « roman psychologique » et autobiographique, se proposant de pénétrer « non dans un monde idéal, mais dans le monde réel de l’auteur.

Le Slovaque Jozef Ignác Bajza (1755-1836) composa les Aventures du jeune René (1783), le premier ouvrage littéraire en langue slovaque, imité de Télémaque, de Candide et de Wieland.

Mais Gœthe inaugura avec plus d’éclat cette variété dans les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister (1796), long roman qu’on a appelé « un Candide dirigé contre la poésie » ; le héros traverse le métier de comédien et la vie errante pour trouver dans la vie pratique un idéal mal défini. La poétique et mystérieuse figure de Mignon illumine le roman de sa passion maladive et de sa rêverie mélancolique. L’influence en est restée profonde en Allemagne, et parfois dans d’autres pays. Les Années de voyage de Wilhelm Meister (1821-1829) en sont une continuation très inférieure. Les Affinités électives (1809) posent fortement l’antinomie des droits sacrés du mariage et des aspirations des êtres qui semblent créés l’un pour l’autre.

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Mignon est une tragédie lyrique en trois actes et cinq tableaux, musique d’Ambroise Thomas, livret de Jules Barbier et Michel Carré, d’après Les Années d’apprentissage de Wilhelm Meister de Goethe.

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Le roman au 18e siècle

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