Paul-Louis Courier

Né à Paris le 4 janvier 1772, purement bourgeois, il avait un goût très particulier pour le grec et pour le français du seizième siècle. Il fut officier aux armées d’Italie pendant le Directoire et le Consulat: mauvais officier, bon archéologue, lettré délicat. Ses lettres de cette date, à ses amis, sont charmantes. À la Restauration, il se retira en Touraine. Il traduisit en langue d’Amyot les pastorales de Longus, puis se découvrit pamphlétaire. Il signait « Paul-Louis, vigneron », des écrits d’un style incisif et d’une éloquence froide. Il attaquait toutes les tyrannies locales: le maire, le juge, le curé, et aussi les tyrannies générales: l’Église, la noblesse, le gouvernement: Pétition aux deux Chambres (1816), Simple discours de Paul-Louis, vigneron de la Chavonnière (1821), Pétition pour les villageois qu’on empêche de danser (1822), Pamphlet des pamphlets (1824).

Ce grand écrivain fut assassiné dans un bois le 10 avril 1825. Cette mort, la poursuite et la découverte de ses meurtriers constituent un drame sombre et mystérieux.

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Paul-Louis Courier


Cette mort mystérieuse a inspiré La Ferme des sept péchés, un film de Jean Devaivre (1949) où Jacques Dumesnil interprète le rôle de Paul-Louis Courier. (Wikipedia)