Boileau – Citations

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Je ne puis rien nommer, si ce n’est par son nom.
J’appelle un chat un chat, et Rolet un fripon.

I must call everything by its name. I call a cat a cat, and Rolet a scoundrel.

Nicolas Boileau, Sat. i. 51.


Un bigot orgueilleux, qui dans sa vanité
Croit duper jusqu’à Dieu par son zèle affecté,
Couvrant tous ses défauts d’une sainte apparence,
Damne tous les humains de sa pleine puissance.

A proud bigot, who is vain enough to think that he can deceive even God by affected zeal, and throwing the veil of holiness over vices, damns all mankind by the word of his power.

Nicolas Boileau, Sat. iv. 19.


La vertu d’un cœur noble est la marque certaine.

Virtue alone is the unerring sign of a noble soul.

Nicolas Boileau, Sat. v. 42.


Mais fussiez-vous issu d’Hercule en droite ligne,
Si vous ne faites voir qu’une bassesse indigne,
Ce long amas d’aïeux, que vous diffamez tous,
Sont autant de témoins qui parlent contre vous;
Et tout ce grand éclat de leur gloire ternie
Ne sert plus que de jour à votre ignominie.

But even though you be sprung in direct line from Hercules, if you show a low-born meanness, that long succession of ancestors whom you disgrace are so many witnesses against you; and this grand display of their tarnished glory but serves to make your ignominy more evident.

Nicolas Boileau, Sat. v. 57.


De tous les animaux qui s’élèvent dans l’air,
Qui marchent sur la terre ou nagent dans la mer,
De Paris au Pérou, du Japon jusqu’à Rome,
Le plus sot animal, à mon avis, c’est l’homme.

Of all the animals which fly in the air, walk on the ground, or swim in the sea, from Paris to Peru, from Japan to Rome, the most foolish animal in my opinion is man.

Nicolas Boileau, Sat. viii. 1.


Mais l’homme, sans arrêt dans sa course insensée,
Voltige incessamment de pensée en pensée:
Son cœur, toujours flottant entre mille embarras,
Ne sait ni ce qu’il veut ni ce qu’il ne veut pas:
Ce qu’un jour il abhorre, en l’autre il le souhaite.

But man, never halting in his senseless career, fits ceaselessly from thought to thought; his heart always at sea, amidst a thousand embarrassments, knows neither what it wishes nor what it does not wish: what it one day detests, the next it desires.

Nicolas Boileau, Sat. viii. 35.


Voilà l’homme en effet. Il va du blanc au noir.
Il condamne au matin ses sentiments du soir.
Importun à tout autre, à soi-même incommode,
Il change à tout moments d’esprit comme de mode:
Il tourne au moindre vent, il tombe au moindre choc:
Aujourd’hui dans un casque et demain dans un froc.

Behold man in his real character. He passes from white to black; he condems in the morning what he maintained the evening before. Worrying all around, not less an enemy to himself, he changes every moment his opinions, as he does the fashion of his coat; the least puff of wind wheels him round; he is upset by the slightest rebuff; today in a helmet, tomorrow in a cowl.

Nicolas Boileau, Sat. viii. 49.

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