Blaise Pascal

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Blaise Pascal (1623-1662)

Illustre écrivain français, savant philosophe, né à Clermont-Ferrand, fils d’un premier président de la Cour des aides de Clermont, qui fit lui-même l’éducation de ses enfants, et qui, pour la terminer, vint s’établir à Paris; entré dans la solitude de Port-Royal, au commencement de 1655; mort à Paris.

« Il y avait un homme qui, à douze ans, avec des barres et des ronds, avait créé les mathématiques, qui, à seize, avait fait le plus savant traité des coniques qu’on eût vu depuis longtemps; qui, à dix-neuf, réduisit en machine une science qui existe tout entière dans l’entendement; qui, à vingt-trois, démontra les phénomènes de la pesanteur de l’air, et détruisit une des grandes erreurs de l’ancienne physique; qui, à cet âge où les autres hommes commencent à peine de naître, ayant achevé de parcourir le cercle des sciences humaines, s’aperçut de leur néant, et tourna toutes ses pensées vers la religion; qui, depuis ce moment jusqu’à sa mort arrivée dans sa trente-troisième année, toujours infirme et souffrant, fixa la langue qu’ont parlée Bossuet et Racine, donna le modèle de la plus parfaite plaisanterie (les Provinciales) comme du raisonnement le plus fort (les Pensées); enfin, qui, dans le court intervalle de ses maux, résolut, en se privant de tous les secours, un des plus hauts problèmes de la géométrie et jeta au hasard sur le papier des pensées qui tiennent autant de Dieu que de l’homme. Cet effrayant génie se nommait Blaise Pascal. » Ainsi Chateaubriand, en peu de mots, a donné l’expression complète et grande de la gloire du mathématicien, du savant, du penseur. Quant à l’écrivain même, on lui accorde unanimement d’avoir su prendre, dans un style à la fois simple et brillant, tous les tons de l’éloquence et d’en avoir donné le modèle.

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