Alexis Piron

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Alexis Piron

Guy du Faur de Pibrac

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Guy du Faur de Pibrac (1529-1584)

Guy du Faur de Pibrac naquit à Toulouse, en 1529. Il étudia le droit, voyagea en Italie où il connut le célèbre juriste Alciat. Nommé conseiller au Parlement toulousain, puis juge-mage, il fut député par le Tiers-Etat du Languedoc à l’assemblée d’Orléans. En 1562, il représenta Charles IX au Concile de Trente. En 1567, il est nommé conseiller d’Etat. Henri III, dont il avait été le chancelier en Pologne, le fit président à mortier. Il mourut le 12 mai 1584 et fut enterré aux Grands-Augustins. En 1574, il avait publié ses quatrains moraux dont le succès devint si éclatant qu’il provoqua les imitations.

Ce que tu vois de l’homme n’est pas l’homme;
C’est la prison où il est enferré;
C’est le tombeau où il est enserré,
Le lit branlant où il dort un court somme.

Recognoy donc, homme, ton origine,
Et brave et haut dédaigne ces bas lieux,
Puis que fleurir tu dois là haut ès cieux
Et que tu es une plante divine.

L’homme se plaint de sa trop courte vie,
Et cependant n’employe où il devrait
Le temps qu’il a qui suffir luy pourrait,
Si pour bien vivre avait de vivre envie.

Source

Littérature – 16e siècle

Montalembert

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Montalembert

Joseph de Maistre

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Joseph de Maistre(1753-1821)

Eugène Scribe

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Eugène Scribe

Célèbre auteur dramatique français, né à Paris en 1791; reçu à l’Académie en 1834, mort en 1861. L’un des plus féconds écrivains de théâtre qui aient jamais existé, à lui seul ou avec des collaborateurs, il fournit près de cinq cents pièces à l’Opéra, à la Comédie française, à l’Opéra-Comique, au Gymnase.

Il réussit surtout dans le vaudeville pur (Le Solliciteur, La Demoiselle à marier, Le Mariage enfantin, Le Colonel, Le Confident, Une faute); dans la comédie (Une Chaîne, La Camaraderie, Le Verre d’eau, etc.), et dans le livret d’opéra (La Dame blanche, La Muette, Robert le Diable, La Juive, Les Huguenots, L’Ambassadrice, Le Domino noir, Le Prophète, L’Africaine). Il a été particulièrement le créateur ou plutôt l’importateur en France de la comédie moyenne, la petite comédie sentimentale.

Il se montra moins soucieux de peindre des hommes que d’approprier ses inventions au goût passager de son époque. Au lieu de descendre profondément dans la nature humaine, il en effleura seulement la surface. La souveraineté du bien-être matériel, c’est le pain quotidien de ses œuvres. Il y restreint l’effort et les désirs de tous ses personnages. Enfin le style fut toujours le point faible de cet intarissable producteur. Voilà les lacunes.

Voici maintenant les qualités. Nul ne posséda comme Scribe, ce mouvement d’esprit, cet agrément, cet enjouement, ce jeu de combinaisons inépuisables auxquels on reconnaissait tout de suite sa main. Il fait mouvoir ses pièces à l’aide d’une multitude de petits ressorts agencés avec une souplesse infinie. Il excelle à se tirer d’un mot de l’intrigue la plus compliquée après l’avoir nouée en deux ou trois scènes le plus dextrement du monde. Si l’on pouvait associer ces deux termes, on dirait de Scribe qu’il eut le génie du savoir-faire.

Eugène Scribe