Art roman

Histoire de l’Art

Publicités

Memling

Memling ne fut pas seulement le peintre des Vierges au doux visage, il possédait une incomparable maîtrise comme portraitiste. À ce dernier titre, il exécuta les effigies de la plupart des membres de la famille ducale de Bourgogne, sous Philippe le Bon et Charles le Téméraire.

Le Louvre est particulièrement riche en œuvres de Memling. Ce tableau-ci est l’un des plus beaux chefs-d’œuvre du grand artiste. Suivant la formule préférée du peintre, la Vierge est assise sur un trône. Elle est d’une beauté idéale. Quant aux deux groupes d’hommes et de femmes agenouillés, ce sont tous des portraits d’une intensité de vie remarquable.

Memling s’était acquis dans le portrait une réputation comparable à celle de son illustre devancier Jean Van Eyck. Même précision du dessin, même profondeur d’observation, même intensité de vie, mais Memling l’emporte sans conteste sur Van Eyck par l’expression des physionomies dont on peut voir, sur ce portrait de femme âgée, la suavité et la poésie.

La légende de sainte Ursule, racontée en six panneaux par Memling sur une châsse de l’hôpital Saint-Jean est une des œuvres les plus précieuses de la peinture flamande et l’on peut même dire de toute la peinture. C’est un merveilleux poème de couleur dont chaque image forme un chant à la gloire de la Sainte. Dans ces adorables compositions on trouve, portées au plus haut point de perfection, les qualités de grâce, de naïveté, de poésie qui distinguent Memling.

Après avoir quitté Cologne et traversé Bâle, la sainte entre en Italie et arrive à Rome, où le pape l’accueille avec honneur. Elle y reçoit le baptême dans une piscine que l’on aperçoit à la droite du tableau. Outre la beauté des physionomies, il faut admirer avec quel art supérieur Memling a groupé de nombreux personnages, un décor de ville et un paysage, sur un espace très restreint.

Ce panneau est peut-être le plus beau de la châsse par l’expression des figures et par la beauté des coloris. On peut encore constater quelques erreurs de perspective, imputables à l’ignorance de l’époque, mais quelle vérité dans les attitudes, quelle souplesse dans le mouvement des personnages, quel charme aussi dans ces anachroniques vêtements du XVIe siècle prêtés par le peintre à ses héros bibliques!

Ces deux morceaux, volets d’un ancien triptyque, figurent au Louvre. Bien que n’étant pas parmi les œuvres célèbres de Memling, ils révèlent néanmoins les qualités supérieures du maître. Le fond de chaque panneau montre au spectateur, suivant une méthode narrative familière au peintre, quatre épisodes de la vie du saint qui occupe le premier plan.

Images

Jacques-Louis David

Image

Jacques-Louis David (1748-1825)

Jacques-Louis David, est un peintre français né le 30 août 1748 à Paris et mort le 29 décembre 1825 à Bruxelles. David est le peintre classique de l’épopée napoléonienne, avec le goût de la grandeur et de l’ordre. Ce retour à l’antique n’exclut d’ailleurs pas un sens très fin de la grâce et de la beauté. Pour illustrer cette idée, deux tableaux.

Le portrait de Madame Récamier où se sent très nettement le penchant de l’artiste pour un art dépouillé proche de la sévérité grecque et romaine — art par ailleurs assez immobile et figé, statique dirait-on, par opposition au romantisme dynamique — mais incontestable maîtrise de la ligne.

Le sacre de l’Empereur, image symbolique de la grandeur d’un «César» ; on retrouve dans cette œuvre le goût de la gloire à la romaine chère à Napoléon.

Source

Image

Image

Art

L’Agneau Mystique

« L’Agneau Mystique » (détail) par Hubert et Jean van Eyck (Cathédrale de St-Bavon à Gand). Considéré comme le chef-d’œuvre de l’art flamand du début du XVe siècle, cette toile, œuvre des deux frères, inaugure l’usage de la peinture à l’huile. On admet aujourd’hui que ce fut Hubert qui conçut, composa et peignit en grande partie le rétable de « l’Agneau Mystique », mais il mourut en 1426 alors que la toile est datée de 1432. C’est Jean, dit l’inscription, qui termina l’œuvre.

Source

Art

Le Banquier et sa Femme

« Le Banquier et sa Femme », par Quentin Metsys (musée du Louvre, Paris). On ne sait pas grand-chose quant à l’origine et à la date de naissance de cet artiste qui compte parmi les plus populaires des maîtres flamands. Certains documents établissent qu’il est né à Anvers, d’autres à Louvain. Quoi qu’il en soit, il aurait vécu vers la fin du XVe et le début du XVIe siècle. Thierry Bouts était un des premiers artistes qui exercèrent une grande influence sur Metsys, mais on n’a pu établir avec exactitude s’il eut un maître, et le cas échéant, lequel. Bien que la plupart de ses toiles soient d’inspiration religieuse, le goût de Metsys pour le côté satirique de la vie quotidienne l’incita à créer des tableaux du genre mondain, tel celui reproduit ici. C’est la première fois que se révèle un artiste désireux de critiquer délibérément les mœurs de ses contemporains.

Source

Art