Marguerite de Navarre (1492-1549)

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Fille de Charles d’Angoulême et de Louise de Savoie, soeur unique de François Ier, cette princesse épousa d’abord le duc d’Alençon, qui la laissa veuve en 1525. Elle devint ensuite reine de Navarre par son mariage avec Henri d’Albret, aïeul de Henri IV. La vie de Marguerite fut toute remplie par la tendre affection qu’elle portait à son royal frère, dont elle servit plus d’une fois les intérêts politiques. Passionnée comme lui pour les choses de l’esprit, elle lisait les auteurs grecs et latins dans l’original, et prenait même des leçons d’hébreu. Sa cour de Nérac, capitale du duché d’Albret, devint une sorte d’Athènes, le rendez-vous des savants et des artistes, mais aussi l’asile des réformés, que Marguerite accueillait plutôt par curiosité que par sympathie pour leur doctrine. Ces relations néanmoins ont fait suspecter sa foi. Frappée au coeur par la mort de François Ier, elle lui survécut peu et succomba, âgée de cinquante-sept ans.

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Joachim du Bellay

1er janvier

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Joachim du Bellay

Joachim du Bellay (1522-1560)

Poète français qui appartenait à une famille illustre par ses talents et les grands emplois qu’elle occupa. Aussi n’eut-il pas de peine, avec ses propres mérites, à faire son chemin rapidement. François Ier d’abord, puis Henri II et Marguerite de Navarre, entourèrent de leurs grâces celui qu’on appela bientôt pour la douceur, la facilité, l’abondance de ses vers, l’Ovide français. Critique judicieux en même temps que poète délicat et discret, Joachim du Bellay mérite une place d’honneur parmi les auteurs de la Pléiade. Il a plus que personne animé ses contemporains à bien faire; il leur a mis devant les yeux une belle image de la poésie; il a su, jusqu’à un certain point, en réaliser quelques traits essentiels. Il accomplit une oeuvre utile pour les progrès de la langue française, en la rendant élégante sans pédantisme.

d’après Charles Antoine Gidel , Charles Gidel , Frédéric Auguste Louée, Frédéric Loliée, Dictionnaire-manuel-illustré des écrivains et des littératures, Paris, Armand Colin et Cie., 1898.

Pierre de Ronsard – Marie, levez vous …

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Pierre de Ronsard

Ronsard – Je veus lire en trois jours l’Iliade d’Homere

Je veus lire en trois jours l’Iliade d’Homere

Je veus lire en trois jours l’Iliade d’Homere,
Et pour-ce, Corydon, ferme bien l’huis sur moy.
Si rien me vient troubler, je t’asseure ma foy
Tu sentiras combien pesante est ma colere.

Je ne veus seulement que nostre chambriere
Vienne faire mon lit, ton compagnon, ny toy,
Je veus trois jours entiers demeurer à requoy,
Pour follastrer apres une sepmaine entiere.

Mais si quelqu’un venoit de la part de Cassandre,
Ouvre lui tost la porte, et ne le fais attendre,
Soudain entre en ma chambre, et me vien accoustrer.

Je veus tant seulement à luy seul me monstrer :
Au reste, si un Dieu vouloit pour moy descendre
Du ciel, ferme la porte, et ne le laisse entrer.

Pierre de Ronsard

Pierre de Ronsard (1524-1585)