Les Pauvres

Source

Émile Verhaeren

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Le Passager

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Le Passager

Laisse la porte ouverte à tous, qu’un autre tente
De rallumer à l’âtre où le feu s’est éteint
La broussaille épineuse et la pomme de pin;
Leur cendre fut jadis une flamme vivante.

Tu as passé le seuil que fuit ta vie errante;
Ne te retourne pas vers le passé; ta main,
De ta lampe penchée, éclairerait en vain
L’obscur sommeil qui clôt sa face sans attente.

Les larmes de l’amour ont pleuré l’heure morte;
Emporte seulement sous ton manteau, emporte
Le grand coq familier qui réveillait vos yeux;

Respire. L’air salin a gonflé ta poitrine!
Et son chant saluera demain sous d’autres cieux
La matinale mer et l’aurore marine.

Henri de Régnier, Les Médailles d’Argile, 1907.

Dans ce texte, le poète Henri de Régnier évoque la joie que nous réserve une traversée. S’embarquer sur un navire, c’est satisfaire le grand besoin d’évasion qui est en nous, c’est rompre avec les vieilles habitudes et la routine de la vie quotidienne, c’est aller vers un renouveau de notre être moral. Seul le voyage sur mer peut nous apporter ce renouveau, nous libérer d’un passé qui nous pèse.

Source

Les Fleurs du Printemps

Source

L’homme ayant hérité d’un âne

Image

Alexis Noël

Les Chevaliers de la Table Ronde

Source

Jean Cocteau