Virgile

Virgile

Le plus grand des poètes latins naquit à Andes, près de Mantoue, en 70 av. J.-C. Son père était cultivateur. Virgile composa des poésies pastorales appelées les Bucoliques, un poème sur l’agriculture, les Géorgiques, et un grand poème consacré à la gloire de Rome, l’Énéide, dont le héros était Énée, que les Romains regardaient comme leur ancêtre. Virgile mourut à Brindes, l’an 19 av. J.-C.

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Citation – Cicéron

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Lucrèce

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Lucrèce (95-51 avant J.-C.)

Ce grand poète latin est l’auteur d’un admirable ouvrage intitulé: De la Nature; il s’y révèle non seulement un peintre vigoureux et émouvant, mais encore un philosophe et un savant soucieux de connaître et d’expliquer les phénomènes naturels et le progrès des choses.

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Horace

Horace vécut à Rome dans le siècle qui précéda notre ère. Il partage avec Virgile l’honneur d’être au premier rang des poètes latins. Ses œuvres, qui lui valurent l’amitié de l’empereur Auguste, se distinguent par la délicatesse et le bon goût; elles ont toujours été, en France, l’objet d’une estime particulière.


Charmes de la vie champêtre

Heureux celui qui, loin des affaires1, cultive avec ses bœufs les champs de ses pères!

Tantôt il marie2 sa jeune vigne aux peupliers superbes3, ou bien avec la serpe il émonde les rameaux inutiles pour en greffer de plus féconds; tantôt, dans un vallon solitaire, il voit errer ses troupeaux mugissants, ou bien il dépose dans une amphore4 brillante le miel qu’il a pressé, ou bien il tond ses tendres brebis. Quand l’automne élève dans les campagnes sa tête couronnée5 de fruits exquis, comme il aime à cueillir les poires qu’il a greffées ou la grappe qui rivalise avec la pourpre6!

Lui plaît-il de se reposer sous un vieux chêne ou sur un épais gazon, le ruisseau qui suit paisible les rives profondes, les oiseaux qui gémissent dans les forêts, les sources qui laissent échapper leur eau murmurante, tout l’invite aux doux sommeils.

De son côté, l’épouse prend soin de la maison et des enfants bien-aimés. Elle garnit le foyer de bois sec avant l’arrivée du mari fatigué; elle prépare pour lui des mets qu’elle n’a point achetés; l’olive cueillie sur les branches les plus fertiles de ses arbres, l’oseille qui se plaît aux prairies, la brebis tuée pour les fêtes ou le chevreau arraché à la dent du loup.

Horace


1. affaires: ce qui a pour objet les intérêts privés ou les intérêts publics.
2. marier: unir, rapprocher. Le peuplier tient lieu de support.
3. superbes: dont la beauté est rendue imposante par leur taille magnifique.
4. amphore: vase de forme ovoïde avec deux anses.
5. tête couronnée: l’automne est considérée comme une personne qui arrive chargée de fruits.
6. pourpre: couleur rouge que les anciens extrayaient d’un coquillage.

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Tableaux de mœurs

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Tableaux de mœurs

C’est en Espagne encore que débutent ces fictions qui permettent à l’écrivain de tracer un tableau satirique de la société contemporaine. Quevedo (1580-1645), le principal prosateur de son temps, fut journaliste avant les journaux, moraliste, théologien, romancier. Mais son œuvre la plus importante reste les cinq Songes ou Visions (1627). En visitant les Enfers, il y rencontre ses contemporains de tout rang; d’où des tableaux, des satires où se donne libre cours une verve malicieuse et parfois cruelle. Son style, plein de vie et d’imagination, manque de goût: il est conceptiste même dans le burlesque.

Toute une littérature de Visions est née des Songes de Quevedo. Il fut imité de très près par l’Allemand Johann Michael Moscherosch (1601-1669), dont les quatorze Visions de Philander (1642) raillent les mœurs de son temps.

Le Diable boiteux (1641) de Luis Vélez de Guevara (1570-1644) est une description satirique de Madrid et de l’Espagne, telles que le diable Asmodée les montre à l’étudiant Cléofas. Ce livre spirituel, écrit dans un style recherché et difficile, inspira Le Sage, dont Le Diable boiteux (1707) eut le plus grand succès et fut à son tour souvent imité en Espagne et ailleurs. Le Sage garde Asmodée et Cléofas, mais son Madrid, on s’en doute, ressemble à Paris à s’y méprendre.

On peut rattacher à la même veine les deux romans, écrits en latin, de l’Écossais-Lorrain John Barclay (1582-1621): Euphormion (1605-1614) et surtout Argenis (1621), tableau satirique de la France contemporaine, dont le succès fut vif et prolongé, et dont des clefs aidaient à comprendre les allusions; tous deux furent abondamment traduits.

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