François I – La Réforme
François Ier

François I (Jean Clouet, 1527)
Ce roi, qui ne savait lui-même pas le latin, s’est fait le protecteur des savants, des écrivains et des artistes. Dans ce rôle, il a été secondé par sa soeur Marguerite d’Angoulème.
En 1530 il fonde le Collège des lecteurs royaux, actuellement le Collège de France. On y enseigne le latin, le grec et l’hébreu et on y échappe à l’autorité et à la philosophie scolastique de la Sorbonne (Faculté de théologie à Paris).
Il invite en France les artistes italiens les plus illustres : Léonard de Vinci, Benvenuto Cellini, le Titien ce qui donne un énorme élan à l’art français.
Le style Renaissance s’inspire de l’architecture italienne et des monuments antiques (les châteaux de la Loire, les Tuileries).

La Réforme

Jean_CalvinEn Allemagne, Martin Luther (1483-1546) proteste contre les divers abus qui se sont introduits dans la religion catholique.
Il voudrait la réformer en retrouvant la ligne stricte de l’Eglise primitive.
En France, l’esprit de la Réforme se manifeste d’abord par le mouvement évangélique – un retour à l’évangile, seule source des croyances chrétiennes – puis dans les idées de Jean Calvin (1509-1564).
Une traduction française de la Bible en 1530 par Lefèvre d’Etaples a été condamnée par la Sorbonne.
Le conflit religieux dégénère en guerre civile et de 1532 à 1593 la France souffre de huit guerres séparées par des trêves fragiles. Ce n’est qu’en 1598 avec l’Edit de Nantes que la France retrouve son équilibre et la paix intérieure.

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FRANÇOIS I ET SA COUR

François I (1515 — 1547), Père des Lettres, personnifie en lui le renouveau littéraire. Il fonde le Collège de France dit des trois langues, parce qu’on y enseignait le grec, le latin et l’hébreu. Il protège les littérateurs.

Sa sœur aînée Marguerite de Valois (1492— 1549), reine de Navarre et grand’mère de Henri IV, stimule François I. Femme de tête, de cœur et de bonnes mœurs, la Marguerite des Marguerites fut l’ornement de sa cour et la consolation de ses revers. Abreuvée elle-même de chagrins domestiques, elle les apaisa par le culte des lettres. — Marguerites (perles) de la Marguerite des Princesses, recueil de poésies fugitives assez pâles. — Heptaméron ou Contes de la Reine de Navarre, imités du Décaméron de Boccaccio. C’est une série de 12 nouvelles en prose, réunies selon l’usage du temps dans un cadre commun, savoir une excursion dans les Pyrénées. Arrêtés par le débordement d’un gave, dix touristes de qualité se désennuient en se racontant des aventures galantes pleines de verve. Style facile et abondant.

Marot, maître Clément (1495 — 1544) né à Cahors, valet de chambre favori de Marguerite de Valois, suit François I à la bataille de Pavie (1525), y est blessé et fait prisonnier. De retour en France, il se compromet par sa conduite légère et ses tendances protestantes, et meurt en exil à Turin. Vrai poète de cour, Marot charme par son badinage élégant et naïf, mais futile et souvent dénué de sens moral. Il a le sel et la grâce de l’esprit gaulois dans ses ballades, epigrammes, etc., et surtout dans ses épîtres: Epître à Lyon Jamet, son ami avec l’exquise fable du lion et du rat. — Epître au Roi pour avoir été dérobé. — Marot a aussi donné une traduction en vers des Psaumes.

Jean Calvin (1509 — 1564), né à Noyon en Picardie, pasteur à Genève et propagateur de la Réforme en France et dans la Suisse occidentale, traduit en français un de ses ouvrages théologiques latins : L’ Institution Chrétienne et y déploie une logique serrée et un style ferme et précis.

Source: Schmidt –


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