Louise Labé

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Vers les années 1530-1550, Lyon connaissait une vie intellectuelle brillante.  Renouvelant les “Cours d’amour” du Moyen Age, on y retrouve un groupe de poètes qui célèbrent l’amour comme la seule source du bonheur.

Maurice Scève (1510-1564).  Retenons de lui son oeuvre principale Délie, objet de plus haute vertu (1544), une longue suite de dizains en vers décasyllabiques où il imite Pétrarque et ses disciples italiens.

Louise Labé (1526-1566) écrit des sonnets qui sont remarquables par la sincérité des sentiments.

Sonnet XVIII

Baise m’encor, rebaise moy et baise:
Donne m’en un de tes plus savoureus,
Donne m’en un de tes plus amoureus:
Je t’en rendray quatre plus chaus que braise.

Las, te pleins tu? ça que ce mal j’apaise,
En t’en donnant dix autres doucereus.
Ainsi meslans nos baisers tant heureus
Jouissons nous l’un de l’autre à notre aise.

Lors double vie à chacun en suivra.
Chacun en soy et son ami vivra.
Permets m’Amour penser quelque folie:

Tousjours suis mal, vivant discrettement,
Et ne me puis donner contentement,
Si hors de moy ne fay quelque saillie.

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