Maurice Scève (1510-1564)

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    Louise Labé

    La plus célèbre femme-poète de France naquit dans la bonne ville de Lyon, probablement en 1522, d’une famille très bourgeoise. Son cordier de père (d’où le surnom « La Belle Cordière ») était assez fortuné pour lui donner une éducation fort soignée et fort libérale.

    Tout enfant, Louise chevauche avec les garçons, en habit de cavalier. Plus tard, elle sera chantée pour ses hauts faits de guerre, ou peut-être seulement de tournois. La Jouvencelle a pour précepteur un jeune homme ni beau ni bien fait, mais savant et même génial: Maurice Scève. Grâce à Scève, Louise apprend et lit beaucoup, écrit même ses premiers poèmes.

    Dès son seizième printemps, elle est amoureuse; elle le sera toujours bien après son mariage, qui semble avoir été de raison, mais avec un homme plein d’amitié et de compréhension. Dans les réunions que tenait la Belle Cordière déjà célèbre, on lisait et commentait, tout en jouant et chantant, Dante et Boccace, les anciens et les romans de chevalerie. Louise fut aimée de Pontus de Thyard et de Clément Marot; mais elle aima plus que tout autre, Olivier de Magny à qui sont adressés ses plus beaux et plus déchirants sonnets, car le poète était volage.

    Pour elle, il semble qu’elle ait mené une vie assez libre, qui lui valut d’être cruellement chansonnée, et même traitée de « courtisane publique ». Il est vrai que c’était par le très austère Calvin. Beaucoup de biographes de Louise Labé la défendent chevaleresquement. Pourquoi donc? Il semble que cette jeune femme, belle et savante, dont le mari s’effaçait sans histoires devant tant d’éclat, se soit simplement considérée quelques siècles en avance, comme l’égale de l’homme dans la création et dans l’ardeur de vivre. Louise Labé est, en tout, étonnamment moderne.

    Dans la seconde motié du siècle, la vie sociale est moins gaie, traversée par les guerres de religion et les épidémies. Louise connaît plusieurs deuils, et les regrets de l’amour à jamais disparu. La peste emporte le brave mari à qui semble l’avoir toujours unie une affection réciproque. Louise, elle-même, meurt un peu plus tard, prématurément, à quarante-quatre ans. Pour elle débute l’immortalité.

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