Théodore-Agrippa d’Aubigné naît le 8 février 1552 près de Pons en Saintonge. Sa mère meurt en lui donnant le jour.

En avril 1560, à Amboise, Jean d’Aubigné, son père, lui montre les têtes de protestants suppliciés après l’échec de la Conjuration, et lui fait prêter serment de les venger.

Il étudie à partir d’avril 1562 chez l’humaniste protestant Matthieu Béroald. En juin, ils sont contraints par la guerre de religion de se réfugier à Orléans, bientôt assiégé. En mars 1563, Jean d’Aubigné meurt en mars en défendant la ville.

À la fin de l’année 1566, Agrippa d’Aubigné s’évade de Genève où il étudie au collège de la ville. À Lyon, il s’initie à la magie auprès d’un aventurier, Loys d’Arza.

En septembre 1568, il s’échappe à nouveau, cette fois d’Archiac en Saintonge. Il participe aux combats de la troisième guerre de religion, se joignant aux troupes protestantes.

Le 13 mars 1569, il participe à la bataille de Jarnac, terrible défaite pour les protestants qui voit mourir un de leurs principaux soutiens, le prince de Condé. Le 25 juin, il contribue à la victoire de la Roche-Abeille.

En août 1570, d’Aubigné s’installe sur les terres maternelles, près de Talcy en Beauce où vit Diane Salviati, nièce de la « Cassandre » chantée par Ronsard. Il en tombe amoureux, se met à composer des sonnets et des odes.

Le 18 août 1572, il assiste aux fêtes du mariage d’Henri de Navarre et de Marguerite de Valois. Le 21 août, alors qu’il est à Paris, il blesse un sergent du guet. Il doit quitter la ville, et échappe ainsi à la Saint-Barthélemy. Il est blessé dans une hôtellerie en Beauce, se rend à Talcy pour y être soigné par Diane. Pris de fièvre, il écrit l’élégie À Diane.

Diane rompt avec lui en juillet 1573, et il écrit plusieurs stances désespérées pour un recueil, le Printemps. À partir d’août, il est écuyer pour Henri de Navarre, dont il partage la vie mouvementée. Le 4 février 1576, il participe à l’évasion d’Henri de Navarre de la cour, où il était pratiquement prisonnier.

En juin 1577, alors qu’il se remet de blessures reçues au combat de Casteljaloux, il dicte les premières « clauses » des Tragiques. En septembre, l’édit de Poitiers le pousse à rompre avec Henri de Navarre. À partir de 1578, il élabore les Tragiques.

Le 6 juin 1583, il épouse Suzanne de Lezay.

En 1587, il reprend la lutte aux côtés d’Henri de Navarre, jusqu’à l’abjuration de ce dernier en 1593. Furieux, il se retire sur ses terres et rallie le parti protestant le plus intransigeant, les « Fermes ».

Le 17 septembre 1595, sa femme meurt, lui laissant trois enfants, auxquels il faut ajouter un fils naturel qu’il aura pendant son veuvage.

En 1616 paraît l’édition originale des Tragiques. D’Aubigné publie également les Aventures du baron de Faeneste, ainsi qu’une Histoire universelle condamnée à être brûlée en 1620.

En avril 1620, il participe à un soulèvement contre le duc de Luynes, favori de Louis XIII. C’est un échec, il est proscrit et s’exile à Genève.

En 1623, il se remarie, participe à la défense de Genève et fait publier des écrits politiques, ainsi qu’une édition augmentée des Tragiques.

Il meurt le 9 mai 1630. Plusieurs fragments de ses œuvres paraissent de façon posthume.

Biographie rédigée par Plume et publiée sous Licence de documentation libre (GFDL 1.2)
http://www.inlibroveritas.net/auteur53.html



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