Honoré d’Urfé

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  • Le roman pastoral – 3

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    Le roman pastoral – France – Imitateurs

    Le roman pastoral parut assez tard en France mais il y rencontra son plus grand succès. Honoré d’Urfé (1567-1625) donna dans L’Astrée (1607-1627) une œuvre très française malgré ses origines italiennes et espagnoles. Aux amours de Céladon et d’Astrée, situés cette fois dans un paysage précis et cher à l’auteur, aux bords du Lignon dans le Forez, s’ajoutent, pour remplir ces cinq mille cinq cents pages, une foule d’épisodes. Par la subtilité des discussions galantes, l’abondance des analyses de sentiments, l’Astrée annonçait et déjà exprimait un trait essentiel de l’esprit classique français. Son succès fut très grand: Céladon est resté nom commun pour désigner un soupirant doucereux.

    Elle fut aussi fort goûtée et imitée à l’étranger, surtout en Allemagne. En Hollande, Johan van Heemskerk (1597-1656) fit de son Arcadie (1637) une série de conversations et de contes au cours d’une excursion dans le pays; il fut imité. Une des premières œuvres intéressantes de la littérature grecque moderne est un court roman pastoral en vers, La Belle Bergère, composé en Crète vers le début du XVIIe siècle; à travers les conventions inséparables du genre, on y trouve des sentiments sincères et un vif amour de la campagne.

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    Honoré d’Urfé

    Conte et roman de la Renaissance au 17e siècle – Europe


  • Le roman pastoral : L’Astrée

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    Honoré d’Urfé (1567-1625) fit paraître L’Astrée en 1610. C’est un roman pastoral mêlé de vers dans le goût de la Diana enamorada, que publia en 1542 l’Espagnol Georges de Montemayor. Quelques mots suffisent à résumer le sujet : ce sont les amours de Céladon et d’Astrée, qui se quittent en un moment de dépit, puis, après un grand nombre d’aventures, se retrouvent fidèles l’un à l’autre et finissent, comme de juste, par s’épouser. Une foule d’épisodes traversent l’action principale, les uns plus ou moins historiques, les autres tout fictifs.

    Les personnages sont des bergers et des bergères, mais « qui n’ont pris cette condition, nous dit l’auteur, que pour vivre plus doucement et sans contrainte ». En réalité, d’Urfé peint des grands seigneurs et des grandes dames. L’intérêt essentiel de son œuvre, qui eut une grande influence sur toute la littérature durant la première moitié du XVIIe siècle, consiste dans l’analyse des passions. L’Astrée est un roman de psychologie sentimentale. Toutes les variétés de l’amour, toutes les formes de galanterie y sont très finement observées et décrites en un style des plus élégants et des plus purs. Malgré ce que le roman a de fade et de conventionnel, ses qualités en justifient le succès extraordinaire, auquel ses défauts eux-mêmes ne contribuèrent pas moins.

    Le roman au 17e siècle

  • Honoré d’Urfé

    Honoré d'Urfé