François de Malherbe
François de Malherbe

Comme en politique, la raison va aussi s’introduire en littérature.
Au début du siècle, on sentait un grand besoin d’autorité, d’ordre.
C’est de ces soucis nouveaux que résulte la théorie de Malherbe.

François de MALHERBE (1555-1628)
Poète officiel de la cour de Henri IV, il a surtout écrit des pièces de circonstances. Il a voulu réformer la langue française et la poésie en réagissant contre la Renaissance et la Pléiade.

Voici quelques-unes de ses idées :
– moins imiter les anciens
– chercher son inspiration dans l’époque contemporaine
– purifier la langue : seul le français de l’Ile-de-France est admis
– bannir tout néologisme ou mot vieilli
– adopter la césure[1] et proscrire les rimes faciles.

Malherbe a laissé une poésie très parfaite en ce qui concerne la forme mais qui manque souvent d’émotion, de sensibilité et d’imagination. Il est resté pendant plus de deux siècles le modèle dans l’art d’écrire des vers.

L’Académie française (1635)
A l’origine, l’Académie française est une société d’écrivains qui se réunissent chez l’un d’entre eux.
Le cardinal Richelieu s’y intéressait et en a fait en 1635 une compagnie officielle à 40 membres. Il leur a assigné une triple mission :

– fixer la langue à l’aide d’une grammaire et en composant un dictionnaire
– guider les écrivains en rédigeant une rhétorique et une poétique
– apprécier les oeuvres qui lui étaient soumises.

Seul le projet de dictionnaire sera réalisé à la fin du XVIIème siècle. Le Dictionnaire de l’Académie paraît en 1694 : les mots y sont groupés par ‘racines’ et non dans un ordre alphabétique.
L’Académie a été tellement lente en composant son dictionnaire qu’elle a été devancée par deux autres dictionnaires (Richelet (1680) et Furetière (1690)) qui, à cause du privilège de l’Académie, ont dû paraître à l’étranger.

En ce qui concerne la grammaire, l’académicien Vaugelas a tenté de formuler des Remarques sur la langue française où il renvoie au bon usage, l’emploi à la cour et dans la bonne société parisienne sans pour cela formuler des règles.

La première édition de la Grammaire de l’Académie a paru en 1932.

[1] repos dans un vers pour en régler la cadence : après le 6ème pied dans l’alexandrin.


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L’Académie Française (1635)

Valentin Courart, ami des lettres, recevait chaque semaine à sa riche bibliothèque les poètes et les savants du temps. Richelieu, qui entendait régler la littérature non moins que la politique, leur offrit de se constituer en société civile sous son patronage. Ils y consentirent: l’Académie française était fondée (1635). Ses premiers membres furent les habitués de l’Hôtel de Rambouillet, Vaugelas, Chapelain, IMénage, Balzac, Voiture, etc. L’Académie confère un double privilège: une forte pension et l’entrée libre à la cour. Elle compte 40 membres (les Immortels, les Fauteuils) et a pour but de veiller à l’unité et à la pureté de la langue française. A cet effet elle procéda dès le début à la rédaction d’un dictionnaire et d’une grammaire, qu’elle complète et modifie encore aujourd’hui d’année en année.

Source: Schmidt