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Mathurin Régnier, fils d’un échevin de Chartres, prêtre sans vocation, chanoine de sa ville natale, s’attacha à de puissants protecteurs, qui l’amenèrent deux fois à Rome et lui obtinrent une pension de Henri IV. Néanmoins Régnier resta toujours pauvre et endetté, car il aimait le jeu, la table et les plaisirs de bas étage en compagnie équivoque. Il mourut à 40 ans des suites de sa vie déréglée.

Poète par nature, Régnier unit l’originalité et la verve à une franche bonhomie. Son fort est la peinture des mœurs et le style vif et piquant. Ses épitres, élégies, etc. s’effacent devant ses 16 satires qui font revivre le Paris de Henri IV dans toute sa désinvolture et tracent des silhouettes inoubliables : Le Fâcheux (sat. VIII). — Le Souper ridicule (sat. X). — La Macette , vieille coquette hypocrite (sat, XIII). — Le Critique outré , contre Malherbe (sat. IX), que Régnier ne pouvait souffrir.

d’après : Bertha Schmidt, Précis de la littérature française, F. Gutsch, Karlsruhe (Baden), 1909.

  • Mathurin Régnier

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    Mathurin Régnier (1573-1613)

    Régnier, né à Chartres, mort à Rouen, a surtout cultivé la poésie satirique. Son père voulait faire de lui un abbé comme son oncle, le poète Desportes. Mais il n’eut de commun avec ce dernier que l’amour des vers; et même, ses œuvres, pleines de verve, bravent souvent l’honnêteté. Il est moins égal, moins soutenu, mais plus poète que Malherbe, contre lequel il a vivement défendu les poètes du XVIe siècle. Seize satires, trois épîtres, cinq élégies sont tout ce qu’il a écrit: une mort prématurée l’empêcha d’accroître son œuvre.


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    Mathurin Régnier

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