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Jean de la Fontaine (1621-1695), Les Fables

Déjà au moyen âge il y avait des recueils de fables traduites du latin. C’étaient les Ysopets d’après le fabuliste latin Esope. Les plus célèbres de ces recueils médiévaux sont celui de Marie de France et le Roman de Renart qui contient aussi des fables originales. Au XVIe siècle on trouve quelques belles fables chez Marot. Mais, les fables les plus connues datent du XVIIe siècle et sont de la main du plus grand fabuliste français : Jean de La Fontaine.

Notice biographique
Né en 1621 à Château-Thierry en Champagne où il succédera un jour à son père et grand-père comme maître des eaux et forêts. À 20 ans, il commence à étudier la théologie mais la quitte assez vite pour le droit. Pendant son séjour à Paris, il est l’ami et le protégé du surintendant Fouquet et de la Duchesse d’Orléans.

En 1665, il publie ses Contes et Nouvelles qui lui apportent beaucoup de succès. À 47 ans, il publie le premier recueil des Fables qui le rendront immortel. Tout en écrivant des fables et en composant de nouveaux recueils il suit la mode en poésie et écrit des ballades, des odes et des oeuvres de circonstance pour se ménager les faveurs de ses protecteurs. En 1684, il est admis comme académicien, une fonction qu’il exerce sérieusement.

Oeuvres
Contes et Nouvelles (1665)
Les Fables (1668, 1678, 1694)

L’art de La Fontaine
Les récits de La Fontaine sont toujours dramatiques, il ne raconte pas: il met en scène. Ses fables ont bien des traits en commun avec le théâtre classique par leur schéma habituel: une exposition, où le problème est posé, l’action qui est vraisemblable et s’enchaîne logiquement et le dénouement, bref, rapide, qui découle logiquement du jeu des caractères. Les acteurs sont le plus souvent des animaux et le décor c’est la nature. Tout en décrivant les animaux, La Fontaine peint en réalité la société et les moeurs des hommes.

La Fontaine a une langue et un style très variés: il puise chez les conteurs du XVIe siècle, dans les dialectes provinciaux, dans le langage populaire ou même vulgaire, aussi bien que dans la langue noble et précieuse.

Les Fables sont écrites en vers variés et La Fontaine sait adapter la longueur du vers à son sujet.

Les Fables
La Fontaine a dit lui-même qu’il a voulu écrire une ample comédie à cent actes divers et dont la scène est l’univers. Dans le premier recueil (1668), il puise surtout chez les Anciens et insiste sur ses intentions morales: je me sers d’animaux pour instruire les hommes. Il se sert surtout de la satire et du contraste. Dans le deuxième recueil (1678-1679) interviennent plus souvent les êtres humains et la conclusion morale s’élargit vers les questions sociales ou politiques et il accorde plus de place à la satire de la société contemporaine. Le dernier livre des Fables (1694) est plutôt tourné vers la connaissance de soi et le salut.

Le Corbeau et le Renard 

Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l’odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage:
« Et bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau!
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces Bois. »
A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie:
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s’en saisit, et dit: « Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit au dépens de celui qui l’écoute.
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute. »
Le Corbeau honteux et confus
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

se rapporter à: avoir la conformité
le Phénix: personne unique dans son genre

Le Loup et le Chien 

Un Loup n’avait que les os et la peau;
Tant les Chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s’était fourvoyé par mégarde.
L’attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l’eût fait volontiers.
Mais il fallait livrer bataille;
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l’aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint qu’il admire.
« Il ne tiendra qu’à vous, beau Sire,
D’être aussi gras que moi, lui répartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien:
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? Rien d’assuré; point de franche lippée;
Tout à la pointe de l’épée.
Suivez-moi: vous aurez un bien meilleur destin. »
Le Loup reprit: « Que me faudra-t-il faire?
-Presque rien, dit le Chien; donner la chasse aux gens
Portant bâtons, et mendiants;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire;
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons:
Os de poulets, os de pigeons;
Sans parler de maintes caresses. »
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant il vit le col du chien pelé :
« Qu’est-ce là? lui dit-il. -Rien. -Quoi? rien? -Peu de chose.
-Mais encor? -Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
-Attaché? dit le Loup; vous ne courez donc pas
Où vous voulez? -Pas toujours, mais qu’importe?
-Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. »
Cela dit, maître Loup s’enfuit, et court encor.

un cancre: au XVIIe siècle: un pauvre homme
un haire: un hère: un homme qui vit misérablement
une franche lippée: un bon repas qui ne coûte rien
les reliefs: les restes du repas

Le Lièvre et la Tortue 

Rien ne sert de courir; il faut partir à point.
Le Lièvre et la Tortue en sont un témoignage.
« Gageons, dit celle-ci, que vous n’atteindrez point
Si tôt que moi ce but. – Si tôt? êtes-vous sage?
Répartit l’Animal léger.
Ma Commère, il vous faut purger
Avec quatre grains d’ellébore.
-Sage ou non, je parie encore. »
Ainsi fut fait: et de tous deux
On mit près du but les enjeux.
Savoir quoi, ce n’est pas l’affaire;
Ni de quel juge l’on convint.
Notre Lièvre n’avait que quatre pas à faire;
J’entends de ceux qu’il fait lorsque près d’être atteint
Il s’éloigne des Chiens, les renvoie aux Calendes,
Et leur fait arpenter les landes.
Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter,
Pour dormir, et pour écouter
D’où vient le vent, il laisse la Tortue
Aller son train de Sénateur.
Elle part, elle s’évertue;
Elle se hâte avec lenteur.
Lui cependant méprise une telle victoire;
Tient la gageure à peu de gloire;
Croit qu’il y va de son honneur
De partir tard. Il broute, il se repose,
Il s’amuse à toute autre chose
Qu’à la gageure. À la fin quand il vit
Que l’autre touchait presque au bout de la carrière,
Il partit comme un trait; mais les élans qu’il fit
Furent vains; la Tortue arriva la première.
« Hé bien, lui cria-t-elle, avais-je pas raison?
De quoi vous sert votre vitesse?
Moi l’emporter! et que serait-ce
Si vous portiez une maison? »

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Jean de la Fontaine (1621-1695), Les Fables
Jeunesse
Jean de La Fontaine naquit à Château Thierry en Champagne, où son père était maître des eaux et forêts. Il fut toute sa vie un grand enfant, naïf autant que bon, insouciant, ami du repos et du plaisir. 

Paris
Pour le fixer, son père lui transmit sa charge et le maria à Marie d’Héricart, jeune fille de 15 ans, qui ne manquait ni d’esprit ni de beauté. Jean vendit la charge et délaissa sa femme et son fils pour se rendre à Paris. Il s’y divertit, lut quelques classiques anciens et plusieurs vieux auteurs français, Villon, Marot, surtout Rabelais, écrivit quelques vers, et sans vergogne vécut à la charge de nobles bienfaiteurs. Il passa d’abord 6 ans chez le fameux surintendant des finances Fouquet tant à Paris qu’au somptueux château de Vaux, et eut le courage de défendre hautement son protecteur lors de sa disgrâce (Élégie aux Nymphes de Vaux). Ensuite Mme de la Sablière hébergea le poète pendant plus de 20 ans; et quand elle mourut, il alla finir ses jours chez le conseiller Hervart. Boileau, Molière et Racine se lièrent avec La Fontaine, s’amusant des naïvetés et des distractions incroyables du bonhomme, et stimulant aimablement son incorrigible paresse. La licence de ses premiers Contes en vers (1664), en provoquant les censures de la police, lui avait aliéné Louis XIV et fermé l’accès de la cour. Il fut admis à grand’peine à l’Académie 1684).

Activité littéraire et mort
Ce ne fut qu’à 47 ans que La Fontaine donna ses premières Fables et il mit plus de 20 ans à en compléter les 12 livres (1668-1690).

Ouvrages

Fond – La matière des Fables est empruntée à Ésope et aux fabliaux du moyen âge; mais La Fontaine en a fait des chefs-d’œuvre nouveaux, incomparables d’originalité, de fraîcheur et de vérité. Il a atteint la perfection dans le naturel. Tout ce qui se dit et se fait dans chacun de ces petits drames est pris sur nature et dénote une connaissance profonde, non seulement du monde animal, mais du cœur humain et de la société. La proportion entre les deux éléments de toute fable, le récit et la morale, est exacte.

Forme – Le style se distingue par la souplesse de la phrase et la justesse de l’expression. La versification est d’une variété prodigieuse qui se plie à toutes les situations. La Fontaine est le créateur du vers libre.

Les 12 livres des Fables parurent en trois recueils.

Le 1er recueil est dédié au Grand Dauphin. — La Cigale et la Fourmi: châtiment de l’oisiveté. — Le Corbeau et le Renard: qui écoute la flatterie en est dupe. — Le Chêne et le Roseau: qui plie ne rompt pas. — Le Lion et le Moucheron: les petits ennemis sont à craindre.

Le 2e recueil est dédié à Mme de Montespan. — Les Animaux malades de la Peste: le plus faible a tort. — Le Coche et la Mouche: parodie des gens empressés. — La Laitière et le Pot au lait: vanité des châteaux en Espagne. — Le Savetier et le Financier: soucis que donnent les richesses. — Les deux Pigeons: l’amitié.

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Source: Schmidt

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Jean de La Fontaine naquit à Château-Thierry le 8 juillet 1621. Ce fut la lecture de Malherbe qui lui inspira le goût des vers; mais l’étude des anciens, et particulièrement celle d’Horace, de Térence et de Virgile, lui firent comprendre les défauts du poète qui avait excité d’abord son admiration. La Fontaine publia en 1665 ses premiers Contes: ce ne fut qu’en 1668 que les six premiers livres de ses Fables parurent; les six autres livres ne furent publiés que dix ans plus tard. Quelques comédies et plusieurs opéras qu’il fit représenter sont totalement oubliés aujourd’hui; mais ses Fables vivront éternellement et resteront comme un modèle de grâce inimitable et de philosophie naïve et profonde. La Fontaine est un de ces génies rares qu’il est plus facile de sentir que d’apprécier; il est le seul de nos auteurs dont les compositions amusent l’enfance, récréent la jeunesse et instruisent l’âge mûr; on peut dire que c’est le poète de tous les âges.

La Fontaine, qui entra à l’Académie française après la mort de Colbert, en 1684, mourut à Paris, rue Plâtrière, le 13 avril 1695.

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Jean de La Fontaine (1621-1695)

La Fontaine, né à Château-Thierry, en Champagne, est le prince des fabulistes anciens et modernes. Ses fables, par la finesse des détails, la perfection de la langue, la justesse des expressions, sont des modèles achevés et inimitables. Ésope chez les Grecs, Phèdre chez les Latins, avaient composé des fables; mais elles sont froides et plates, si on les compare à celles de La Fontaine.

La Fontaine fut l’ami de Racine, de Boileau, de Molière; il fait partie du cénacle glorieux qui, au milieu et à la fin du dix-septième siècle, a donné à la littérature française sa valeur prépondérante. C’est la véritable grandeur de ce que l’on a appelé le siècle de Louis XIV; car jamais, à aucune époque, n’ont vécu simultanément autant de littérateurs illustres, grands par la puissance des idées, comme par la beauté du style.

d’après: Source

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La Fontaine (1621-1695)

Jean de La Fontaine, né en 1621 à Château-Thierry, mort en 1695, mérite une place à part au milieu des grands écrivains du siècle de Louis XIV. Il sut atteindre à la gloire, en composant, sans prétention aucune, d’adorables petits poèmes, auxquels il donna le nom modeste de Fables. On les fait apprendre par cœur aux enfants. S’ils voulaient prendre la peine, quand ils sont devenus grands, de relire leur La Fontaine, ils s’apercevraient que chacune de ces fables est un petit drame admirablement composé, plein de grâce et de vérité.

Chaque personnage que l’auteur y introduit parle le langage qui convient à son caractère: le loup, le chien, le mouton, le cheval, le lion, le singe, ne disent pas un mot qui ne soit conforme aux instincts qu’ils ont reçus de la nature.

Mais, tout en faisant causer les animaux, La Fontaine ne laisse pas échapper une occasion de donner aux hommes des conseils ou des leçons. Il se moque à sa façon de leurs travers. Qu’est-ce que le renard, sinon le courtisan adroit? Comment ne pas reconnaître dans le corbeau qui laisse tomber son fromage le vaniteux dupé par un flatteur sans scrupule? La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf n’est-elle point le portrait exact de l’orgueilleux?

Il ne faut donc pas regarder les Fables comme de petites compositions puériles, propres seulement à exercer la mémoire des enfants. Elles sont le fruit d’un art exquis, et quiconque les étudiera avec soin y trouvera de nouvelles beautés à chaque nouvelle lecture. Le bon La Fontaine ne se doutait guère en les composant qu’il pût leur devoir un jour l’immortalité. Il était distrait au point de ne pas reconnaître son fils, en le rencontrant dans la rue. Toujours perdu dans ses méditations, il aimait à faire de longues courses dans la campagne, passant des heures entières à écouter le chant des oiseaux, ou à étudier les mœurs de quelque animal.

Ce doux rêveur ne prenait aucun souci de ses propres affaires. Il fallait que ses amis s’occupassent de subvenir à ses besoins, car il avait dissipé par négligence et incurie toute sa petite fortune. Devenu pauvre, il fut recueilli par une excellente femme, Mme de la Sablière, qui pendant vingt ans le garda sous son toit. Quand il eut perdu sa bienfaitrice, La Fontaine se trouva fort en peine de gagner sa vie. Heureusement un de ses amis lui offrit l’hospitalité, et mit les derniers jours de l’aimable poète à l’abri de la misère.

G. Duruy

Mots expliqués

* petit drame: Action ou récit avec plusieurs personnages et des aventures, des événements qui intéressent, qui touchent.

* compositions puériles: Sans intérêt, sans utilité, bonnes seulement pour les, petits enfants.

* leur doit l’immortalité: Son nom est conservé et célèbre même longtemps après sa mort.

* incurie: Manque de soin.

Questions et Analyse des idées

1. Où et quand est né La Fontaine? — 2. Parlez de son caractère. — 3. Parlez de ses écrits. — 4. Pourquoi ses fables ne sont-elles pas de simples compositions puériles? — 5. Comment fait-il parler les animaux? — 6. Comment termina-t-il sa vie? — 7. Montrez, par certains exemples, que ses fables peuvent s’appliquer aux hommes. — 8. Quelles sont les différentes parties de cette biographie de La Fontaine?

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Jean de La Fontaine (1621-1695)

La Fontaine, né à Château-Thierry en 1621, était assez incertain de la voie qu’il devait suivre, lorsque, à vingt-deux ans, la lecture, faite en sa présence, d’une ode de Malherbe, lui apprit qu’il était poète. Ses premiers essais l’annoncèrent, en effet, comme tel; mais, resserrée dans la province où il habitait, sa réputation fut assez lente à se répandre: il touchait à sa quarantième année lorsqu’il vint à Paris, où il rencontra un protecteur dans le surintendant Fouquet. La reconnaissance qu’il voua à ce ministre déchu, les beaux vers par lesquels il plaignit et s’efforça d’adoucir son malheur, éloignèrent de La Fontaine l’esprit de Louis XIV, qui ne lui accorda jamais aucune faveur. Il trouva, du reste, à défaut de l’appui du prince, des amitiés dévouées, qui, en écartant de sa personne les besoins et les embarras vulgaires de la vie, lui permirent de se livrer tout entier à son goût pour les vers. Le surnom de Bonhomme, que lui a conservé la postérité, atteste quels étaient la simplicité de son caractère et son détachement des affaires et des intérêts mondains. Il ne commença qu’en 1668 à faire paraître ses inimitables Fables. On a dit qu’un merveilleux instinct les lui dictait; mais il ne faut pas croire qu’il atteignit sans beaucoup de travail la perfection où il s’est élevé. De là ces distractions et ces rêveries, ou plutôt ces méditations profondes, dont se sont amusés les contemporains de La Fontaine. On a prétendu encore que ceux-ci n’avaient pas compris tout ce qu’il y a de rare et d’exquis dans ses talents. Néanmoins, une circonstance particulière qui semble indiquer le contraire, c’est qu’il fut reçu membre de l’Académie française avant Boileau (1684). Ce qui est certain, c’est qu’on s’accorde à admirer présentement en lui, pour la pensée et pour la langue, le plus original et le plus parfait des modèles.

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