La Rochefoucauld (1613 — 1680)
François, duc de La Rochefoucauld, eut une jeunesse fort orageuse et se laissa entraîner par Mme de Longueville, sœur du Grand Condé, dans le parti de la Fronde, dont il devint un des chefs les plus turbulents. La paix rétablie, il se livra à la culture des lettres et aux agréments d’une société choisie. Il lia avec Mme de La Fayette un commerce d’amitié quotidien qui fut le charme de sa vieillesse. Racine, Boileau, La Fontaine, Mme de Sévigné fréquentèrent son salon. Bossuet lui-même y paraît, et c’est entre ses bras que l’ancien frondeur converti rend pieusement le dernier soupir.

En 1605 La Rochefoucauld donne son Livre des Maximes, petit recueil d’aphorismes qui est lu avidement et qui mérite de l’être, parce qu’il accoutume à penser et à renfermer sa pensée dans un tour vif, concis, délicat. Écrivain de premier ordre, La Rochefoucauld polit le style de son livre durant 16 ans. Moraliste chagrin, il attribue toutes les actions de l’homme au seul mobile de l’intérét personnel et de l’amour propre; à ses yeux la vertu même n’est qu’un vice masqué.

En 1662 La Rochefoucauld avait publié ses Mémoires sur la Régence d’Anne d’Autriche, tableau historique assez partial des troubles de la Fronde.

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Source: Schmidt



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