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Le Bourgeois Gentilhomme. Comédie ballet, 1670.

Lieu: Paris, maison de Monsieur Jourdain.

Acte I. Préparatifs du festin. — M. Jourdain, bon bourgeois enrichi qui veut jouer le grand seigneur, s’entend avec une troupe de musiciens et de danseurs pour préparer une fête à la marquise Dorimène. — Ballet champêtre.

Acte II. Education de M. Jourdain. — Il prend des leçons de danse, de musique, d’escrime, de philosophie et d’orthographe, pendant lesquelles ses différents maîtres se disputent à qui mieux mieux. Le tailleur lui apporte un habit neuf. — Ballet des garçons tailleurs.

Acte III. Jourdain, dupe de Dorante. — La femme de M. Jourdain et sa servante Nicole se moquent de lui. A force de flatteries, le comte endetté Dorante lui soutire des prêts d’argent considérables. M. Jourdain refuse la main de sa fille Lucile à Cléonte, parce que ce dernier n’est pas gentilhomme. Arrivée de la marquise Dorimène pour le festin, lequel est précédé du ballet des cuisiniers.

Acte IV. M. Jourdain , dupe de Cléonte. — La fête est troublée par l’arrivée imprévue de Mme Jourdain qui se fâche et chasse la marquise; le beau Dorante se précipite sur ses pas. A la suggestion de son valet Covielle, Cléonte se déguise en fils du Grand Turc pour obtenir la main de Lucile, et reçoit M. Jourdain Mamamouchi (prétendu haut dignitaire ottoman). Covielle sert d’interprète. La réception est accompagnée du ballet des turcs.

Acte V. Mariage de Cléonte et de Lucile. — Mme Jourdain et sa fille s’insurgent d’abord contre l’alliance avec le soi-disant fils du Grand Turc; mais Covielle les avertit secrètement que c’est Cléonte. Le notaire, appelé séance tenante, dresse le contrat de mariage, lequel est signé sans que M. Jourdain ait vu clair. Covielle et Nicole, le comte Dorante et la marquise Dorimène se marient par la même occasion. — Ballet dit des Nations, composé d’Espagnols, d’Italiens et de Français.

Action: folies successives de M. Jourdain qui à 50 ans veut faire son éducation d’homme de qualité et n’entend plus frayer qu’avec la noblesse. — Nœud: son opposition au mariage de sa fille. — Dénouement : il devient la risée de tous.

Personnages: au 1ier plan, M. Jourdain; au 2e plan, ceux qui l’exploitent, les maîtres, Dorante et Dorimène ; ceux qui le défendent, Mme. Jourdain, Cléonte et Lucile, Covielle et Nicole. — M. Jourdain, type de vanité bourgeoise, sotte et extravagante sans cesser d’être vraie. — Contraste piquant entre le maître de musique intéressé, le maître de danse vaniteux, le maître d’armes brutal et le maître de philosophie d’autant plus emporté qu’il prêche davantage la modération. — Dorante : escroc flagorneur. — Dorimène: moins enjôleuse que dupée par Dorante. — Mme Jourdain: bourgeoise vaillante et laborieuse, dévouée aux siens et n’estimant que la vie sans faste. — Cléonte et Lucile: couple d’amoureux loyal mais peu marquant. — Covielle: valet rusé et jovial. — Nicole: paysanne sensée, brave et de belle humeur, usant de son franc parler pour le bien de ses maîtres.

Source: Schmidt



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  • MOLIÈRE, Le bourgeois gentilhomme

    Molière – Prose et vers

    Maître de philosophie: … Sont-ce des vers que vous lui voulez écrire?
    Monsieur Jourdain: Non, non, point de vers.
    Maître de philosophie: Vous ne voulez que de la prose?
    Monsieur Jourdain: Non, je ne veux ni prose ni vers.
    Maître de philosophie: Il faut bien que ce soit l’un, ou l’autre.
    Monsieur Jourdain: Pourquoi?
    Maître de philosophie: Par la raison, Monsieur, qu’il n’y a pour s’exprimer que la prose, ou les vers.
    Monsieur Jourdain: Il n’y a que la prose ou les vers?
    Maître de philosophie: Non, Monsieur: tout ce qui n’est point prose est vers; et tout ce qui n’est point vers est prose.
    Monsieur Jourdain: Et comme l’on parle qu’est-ce que c’est donc que cela?
    Maître de philosophie: De la prose.
    Monsieur Jourdain: Quoi? quand je dis: « Nicole, apportez-moi mes pantoufles, et me donnez mon bonnet de nuit », c’est de la prose?
    Maître de philosophie: Oui, Monsieur.
    Monsieur Jourdain: Par ma foi ! il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j’en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m’avoir appris cela. Je voudrais donc lui mettre dans un billet: Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour; mais je voudrais que cela fût mis d’une manière galante, que cela fût tourné gentiment.

    Molière (janvier 1622-17/02/1673) – Le Bourgeois gentilhomme (1670) – (Acte I, sc.4)

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