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Paul Scarron



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  • Madame de Maintenon

    Madame de Maintenon (1635-1718)

    Françoise d’Aubigné, petite-fille du fameux huguenot Agrippa d’Aubigné, naquit dans la prison de Niort ; pour échapper à la misère, elle épousa à dix-sept ans le poète Scarron, perclus et infirme et plus âgé qu’elle de vingt-cinq ans. Devenue veuve, sa distinction et sa conduite irréprochable lui firent confier l’éducation des enfants de Mme de Montespan. Après la mort de la reine, en 1683, Louis XIV, qui appréciait son esprit et sa vertu, lui donna le titre de marquise de Maintenon, et l’épousa secrètement. Pendant trente ans, elle joua le rôle d’une reine sans en avoir le nom. En 1685, elle fonda la maison de Saint-Cyr, où elle fit élever des jeunes filles nobles et pauvres, et pour laquelle elle écrivit des Entretiens sur l’éducation des filles et des Conseils aux demoiselles pour leur entrée dans le monde. Sa correspondance, fort considérable, est l’œuvre d’un esprit droit et éclairé, en même temps que d’un écrivain très distingué.


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  • Paul Scarron
  • Paul Scarron

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    Paul Scarron, écuyer et seigneur de Fougerest, Beauvais et La Rivière (né le 4 juillet 1610 à Paris et décédé le 6 octobre 1660 à Paris), est un écrivain français contemporain du règne de Louis XIII et du début de celui de Louis XIV. Son ouvrage le plus connu est Le Roman comique.

    De 1640 à 1660 environ, l’on vit paraître, à côté de l’épopée sérieuse, l’épopée burlesque, réaction contre le genre précieux, ou simplement bravade d’indépendance dans les temps agités de la Fronde.

    Scarron (1610-1660) s’empara le premier de cette veine. Perclus et contrefait, s’appelant lui-même un raccourci des misères humaines, il conservait au milieu de ses maux une inépuisable gaieté. On sait qu’il épousa Mlle d’Aubigné, devenue plus tard Mme de Maintenon. Sa plume et une pension d’Anne d’Autriche, dont il se disait le malade attitré, lui donnaient une certaine aisance; son salon était l’un des plus fréquentés de Paris.

    L’Énéide travestie et le Typhon ou Guerre des Géants n’ont d’autre mérite qu’une grossière bouffonnerie. Scarron a mieux réussi dans son Roman comique, où il raconte les aventures d’une troupe de comédiens. Le burlesque, ainsi mis en vogue, soutint quelque temps sa fortune:

    Le plus mauvais plaisant eut ses approbateurs,
    Et jusqu’à d’Assoucy, tout trouva des lecteurs.

    Ce d’Assoucy, poète vagabond, auteur de l’Ovide en belle humeur, se faisait nommer empereur du burlesque.

Scarron

Paul Scarron 04
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