SCARRON Paul

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Paul Scarron



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  • Scarron – Sonnet

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    Paul Scarron, né à Paris en 1610, mort dans la même ville en 1660.

    Forcé par son père d’embrasser l’état ecclésiastique, Scarron renonça bientôt à ce genre de vie tout à fait incompatible avec son caractère gai et mondain. Il aimait les plaisirs à la folie, et s’y livra avec tant d’excès qu’il ruina sa santé: il devint perclus de tous ses membres. Il avait de la fortune, mais il eut bientôt dissipé tout ce qu’il possédait, et fut réduit à vivre du produit de ses écrits et d’une pension de la cour. Toujours gai malgré ses infirmités et sa pauvreté, il réunissait chez lui la meilleure société de la capitale. Mlle d’Aubigné, devenue si célèbre sous le nom de Mme de Maintenon, lui plut et il l’épousa. Lorsqu’il fut question de dresser le contrat de mariage, Scarron dit qu’il reconnaissait à l’accordée « deux grands yeux fort mutins, un très beau corsage, une paire de belles mains, et beaucoup d’esprit. » Le notaire demanda quel douaire il assurait: « l’immortalité, répondit Scarron, le nom des femmes des rois meurt avec elles; celui de la femme de Scarron vivra éternellement. » Le meilleur ouvrage de cet auteur, et celui qu’on lit encore aujourd’hui avec plaisir, est son Roman comique; il est bien écrit, et il y règne une gaieté vraiment rare. Ses autres productions sont des comédies; deux poèmes burlesques, la Gigantomachie et le Virgile travesti; des Épîtres, des Odes, des Chansons , des Sonnets, etc.


    Sonnet

    Superbes monumens de l’orgueil des humains,
    Pyramides, tombeaux, dont la vaine structure
    A témoigné que l’art, par l’adresse des mains
    Et l’assidu travail, peut vaincre la nature;

    Vieux palais ruinés, chefs-d’œuvre des Romains,
    Et les derniers efforts de leur architecture;
    Colysée, où souvent ces peuples inhumains
    De s’entr’assassiner se donnaient tablature;

    Par l’injure des ans vous êtes abolis,
    Ou du moins la plupart vous êtes démolis.
    Il n’est point de ciment que le Temps ne dissoude.

    Si vos marbres si durs ont senti son pouvoir,
    Dois-je trouver mauvais qu’un méchant pourpoint noir
    Qui m’a duré deux ans, soit percé par le coude?

    Paul Scarron

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  • Romans réalistes en France au 17e siècle

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    Romans réalistes en France au 17e siècle

    Entre 1620 et 1670 paraissent en France nombre de romans réalistes, qui doivent plus ou moins aux modèles espagnols. Le Francion (1623-1633) de Charles Sorel (?-1674) tient beaucoup du roman picaresque; c’est une peinture réaliste et agréable de la société du temps à l’occasion des aventures de Francion. Les cinq Nouvelles tragi-comiques (1661) de Paul Scarron (1610-1660) sont, les unes traduites de l’espagnol, les autres imitées du genre picaresque. Son Roman comique (1651-1657) se passe au Mans, parmi des bourgeois et des comédiens; les traits y sont grossis jusqu’à la caricature. Antoine Furetière (1619-1688), dans Le Roman bourgeois (1666), fait vivre dans un coin de Paris, le quartier Maubert, ses robins et ses bourgeoises, qui ont de la vérité et de l’intérêt. Son réalisme minutieux, souvent pesant ou caricatural, se plaît surtout au vulgaire et au sordide.

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    Conte et roman de la Renaissance au 17e siècle – Europe


  • Scarron

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    Paul Scarron

  • Madame de Maintenon

    Madame de Maintenon (1635-1718)

    Françoise d’Aubigné, petite-fille du fameux huguenot Agrippa d’Aubigné, naquit dans la prison de Niort ; pour échapper à la misère, elle épousa à dix-sept ans le poète Scarron, perclus et infirme et plus âgé qu’elle de vingt-cinq ans. Devenue veuve, sa distinction et sa conduite irréprochable lui firent confier l’éducation des enfants de Mme de Montespan. Après la mort de la reine, en 1683, Louis XIV, qui appréciait son esprit et sa vertu, lui donna le titre de marquise de Maintenon, et l’épousa secrètement. Pendant trente ans, elle joua le rôle d’une reine sans en avoir le nom. En 1685, elle fonda la maison de Saint-Cyr, où elle fit élever des jeunes filles nobles et pauvres, et pour laquelle elle écrivit des Entretiens sur l’éducation des filles et des Conseils aux demoiselles pour leur entrée dans le monde. Sa correspondance, fort considérable, est l’œuvre d’un esprit droit et éclairé, en même temps que d’un écrivain très distingué.


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  • Paul Scarron
  • Paul Scarron

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    Paul Scarron, écuyer et seigneur de Fougerest, Beauvais et La Rivière (né le 4 juillet 1610 à Paris et décédé le 6 octobre 1660 à Paris), est un écrivain français contemporain du règne de Louis XIII et du début de celui de Louis XIV. Son ouvrage le plus connu est Le Roman comique.

    De 1640 à 1660 environ, l’on vit paraître, à côté de l’épopée sérieuse, l’épopée burlesque, réaction contre le genre précieux, ou simplement bravade d’indépendance dans les temps agités de la Fronde.

    Scarron (1610-1660) s’empara le premier de cette veine. Perclus et contrefait, s’appelant lui-même un raccourci des misères humaines, il conservait au milieu de ses maux une inépuisable gaieté. On sait qu’il épousa Mlle d’Aubigné, devenue plus tard Mme de Maintenon. Sa plume et une pension d’Anne d’Autriche, dont il se disait le malade attitré, lui donnaient une certaine aisance; son salon était l’un des plus fréquentés de Paris.

    L’Énéide travestie et le Typhon ou Guerre des Géants n’ont d’autre mérite qu’une grossière bouffonnerie. Scarron a mieux réussi dans son Roman comique, où il raconte les aventures d’une troupe de comédiens. Le burlesque, ainsi mis en vogue, soutint quelque temps sa fortune:

    Le plus mauvais plaisant eut ses approbateurs,
    Et jusqu’à d’Assoucy, tout trouva des lecteurs.

    Ce d’Assoucy, poète vagabond, auteur de l’Ovide en belle humeur, se faisait nommer empereur du burlesque.

Scarron

Paul Scarron 04
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