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Voltaire
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Notice biographique

François-Marie AROUET est né à Paris en 1694. Il a reçu une éducation humaniste et mondaine. Ses écrits satiriques contre le Régent font qu’il est enfermé à la Bastille.

Sorti de prison, il prend le nom de VOLTAIRE et devient célèbre grâce au succès d’Oedipe (une tragédie) et de La Ligue (un poème).

Une dispute le conduit de nouveau à la Bastille mais peu après il est autorisé à s’exiler en Angleterre (1726-1729).

Pendant son séjour en Angleterre il a écrit de nombreux ouvrages.

De retour en France, il donne des tragédies inspirées de Shakespeare et s’attire de nouveaux ennuis avec la publication du Temple du Goût.

En 1734, il publie sans autorisation ses Lettres Philosophiques ou Lettres Anglaises contre l’Ancien Régime ce qui l’oblige à s’exiler en Lorraine, alors territoire étranger. Il y reste dix ans et se consacre au théâtre et à de nombreux autres écrits.

Rentré à Paris en 1744, il connaîtra de nombreuses déceptions aussi bien à la cour de Versailles qu’à la cour prusse. A 60 ans, il découvre la nature et la vie rustique à Genève.

En 1760, il s’installe à Ferney, à la frontière franco-suisse, prêt à se réfugier à la moindre alerte. Il continue ses activités littéraires, maintient une vaste correspondance avec toute l’Europe.

A 84 ans, son retour à Paris sera triomphal : il est fêté à l’Académie et assiste à la représentation de sa dernière tragédie. Il meurt en 1778 et en 1791 ses cendres seront transférées au Panthéon.

Oeuvres
Oedipe (1718)
La Ligue (1723)
Histoire de Charles XII (1731)
Lettres Philosophiques (1734)
Discours sur l’Homme (1738)
Zadig (1747)
Siècle de Louis XIV (1751)
Micromégas (1752)
Essai sur les Moeurs (1756)
Candide (1759)
Traité de la Tolérance (1764)
Dictionnaire philosophiqe (1764)

Son intérêt

Voltaire est un poète qui a tenté tous les genres poétiques, il a traité tous les sujets.

C’est aussi un historien qui a poussé très loin les recherches historiques dans le sens de la description des moeurs mais qui manque quelquefois d’objectivité.

Il est encore l’épistolier qui nous a laissé plus de 10.000 lettres qui constituent une source inépuisable de renseignements sur l’époque et sur la personnalité de l’auteur.

Ni comme poète, ni comme auteur dramatique Voltaire n’a été particulièrement original.

Il est surtout remarquable dans le conte et le roman. Son influence a été moins littéraire que politique et intellectuelle. Il a dominé tout un siècle par son activité et l’abondance de son oeuvre.

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Voltaire – Anthologie

Voltaire
François Arouet, qui prit à vingt ans le nom de Voltaire, naquit à Chatenay, près de Sceaux, en 1694. Il eut pour maître d’abord son parrain, l’abbé Chateauneuf; ensuite les Jésuites, qui ne purent en faire disparaître les effets. Il sortit de leurs mains avec un esprit moqueur et sceptique, une vanité excessive et un tempérament ardent et ingouvernable.

Ses premiers pas dans la carrière littéraire furent marqués par un incident désagréable. Soupçonné à tort d’être l’auteur d’une pièce de vers injurieuse à la mémoire de Louis XIV, il fut enfermé un an à la Bastille. Quand il en sortit, il mena une vie des plus actives, voyageant, observant, étudiant, écrivant, bon pour ses amis, implacable pour ceux qu’il n’aimait pas.

La versatilité de son esprit était extraordinaire. Il passe sans effort d’un sujet à un autre, et il écrivit peut-être plus qu’aucun homme ne le fit jamais dans le même espace de temps.

Il fit plusieurs voyages en Angleterre. Son séjour en ce pays eut une influence marquée sur son éducation. En Prusse il apprit à connaître ce qu’il y a de fragile, de dangereux dans l’amitié d’un roi, même quand ce roi s’appelle Frédéric le Grand.

C’est en 1758 qu’il s’établit à Ferney; on y venait de toutes les parties de l’Europe voir celui qu’on appelait le Patriarche. En 1778 il vint à Paris jouir de ses derniers triomphes et mourir.

Voltaire fut un homme prodigieux; il ne fut pas un homme modèle. Dans un siècle remarquable par son activité intellectuelle, il fut un grand agitateur d’idées. Il haïssait l’oppression et l’injustice. Sa haine du clergé fit de lui un apôtre de l’irréligion, et lui inspira des écrits et des actes qui ne peuvent être trop sévèrement condamnés.

Sa supériorité est dans l’éclat de son esprit, dans son ardeur, dans sa netteté. Il est surtout grand écrivain en prose, élégant, limpide, vif et lumineux, et il a si bien fait parler l’esprit et les passions de son temps, qu’il est presque juste d’appeler le 18e siècle le siècle de Voltaire.

Source: Aubert 2
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Voltaire
François Marie Arouet naît le 21 novembre 1694 à Paris.

Fils de notaire, il reçoit une solide formation classique chez les jésuites. Son parrain, l’abbé de Châteauneuf, l’introduit dans les milieux mondains et libertins, ce qui le conduit à se détourner de ses études de droit.

Ses écrits satiriques et une épigramme en latin contre le Régent lui valent d’être emprisonné, notamment à la Bastille où il passe près d’un an entre 1717 et 1718. Il en profite pour lire et commencer sa Ligue, projet d’épopée.

Libéré, il prend le pseudonyme de Voltaire, sans doute d’après l’anagramme de son propre nom. Il connaît le succès grâce à une tragédie, Œdipe, qui lui vaut une pension du Régent en 1722 ! Son père, avec qui il s’est fâché à plusieurs reprises, meurt la même année, et il fait un bel héritage.

En 1723, il publie sa Ligue, qui lui fait une réputation de poète.

En 1726, sa situation se dégrade : à la suite d’une altercation avec le chevalier de Rohan, il est embastillé à nouveau.

Il obtient la permission de s’exiler en Angleterre, où il reste jusqu’en 1729. Ce voyage le marquera beaucoup. Il publie un remaniement de La Ligue, renommé La Henriade, qu’il dédie à la reine d’Angleterre et qui lui vaut du succès dans le pays.

De retour en France, il retrouve le succès grâce à son théâtre, avec une pièce comme Zaïre, entre autres. Il publie également, de 1731 à 1734, une Histoire de Charles XII, qui circule clandestinement, Le Temple du goût et des Lettres philosophiques ou Lettres anglaises dans lesquelles il s’attaque au régime monarchique français. Ses écrits font scandale, il doit quitter Paris et se réfugier au château de Mme du Châtelet, à Cirey en Champagne. Il travaille beaucoup, s’intéressant à la science, à la philosophie, écrivant des pièces de théâtre.

En août 1736, il entame une correspondance avec le futur Frédéric II.

En 1744, il est rappelé à Paris et devient historiographe du roi.

En 1746, il devient membre de l’Académie française. Mais sa carrière de courtisan s’essouffle, le couple royal ne l’apprécie guère.

Désabusé, il publie Zadig, son premier conte philosophique, en 1748, et se retire à Lunéville avec Mme du Châtelet.

Celle-ci préfère à Voltaire les charmes du poète Saint-Lambert, avant de mourir en couches en 1749.

Abattu, il se rend en Prusse à l’invitation de Frédéric II, où il reste jusqu’en 1753. Il publie à Berlin Le siècle de Louis IX en 1751, puis écrit son conte Micromégas. Ses relations avec Frédéric II tournent mal, une première tentative de fuite échoue. Ne pouvant rentrer en France à cause du scandale provoqué par son Abrégé de l’Histoire Universelle, il s’installe dans la propriété des Délices, près de Genève, en 1755. Il a une première dispute avec Rousseau au sujet de la Providence.

En 1757, il participe au septième tome de l’Encyclopédie dirigée par Diderot. Son article Genève lui vaut des ennuis. La brouille avec Rousseau se confirme.

En 1759, il publie son chef d’œuvre Candide.

En 1760, il se réfugie à Ferney, en France, suffisamment près de la frontière pour pouvoir s’enfuir si la nécessité s’en fait sentir. Il entretient une correspondance importante avec de nombreuses figures politiques, philosophiques et artistiques.

À partir de 1761, il s’intéresse à l’affaire Calas et écrit un Traité sur la Tolérance à l’occasion de la mort de Jean Calas dans lequel il prend la défense du protestant.

Il écrit aussi un Commentaire sur Corneille, fait jouer son théâtre, publie L’Ingénu en 1768 pour participer au débat philosophique, et trouve encore le temps de moderniser l’économie de son village.

En 1778, il revient à Paris après la mort de Louis XV, et reçoit un accueil triomphal.

Epuisé, il meurt à Paris le 30 mai 1778.

Ses cendres sont transférées au Panthéon le 11 juillet 1791, dans une tombe qui fait face à celle de Rousseau, son vieil ennemi.

Biographie rédigée par Plume et publiée sous Licence de documentation libre (GFDL 1.2) – Source: http://www.inlibroveritas.net/