Beaumarchais

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BeaumarchaisNotice biographique
La vie de Pierre-Augustin Caron est un véritable roman d’aventures où des intrigues de toute sorte s’entremêlent et où l’argent tient une place importante.

Très jeune il a quitté la boutique d’horlogerie de son père et en 1761, l’achat d’une charge de secrétaire du roi l’anoblit et il se nomme maintenant M. de Beaumarchais.

Sa carrière dramatique commence en 1767 avec la représentation d’un mélodrame.

Un procès retentissant à cause d’une affaire financière, l’oblige à rester quelque temps dans l’ombre et c’est alors qu’on lui confie des missions secrètes.

Il atteint le sommet de sa carrière littéraire en 1784 avec Le Mariage de Figaro.

Ses Mémoires ont un succès retentissant et contiennent des pamphlets violents et satiriques contre l’appareil judiciaire.

Mais ce qui fait la célébrité littéraire de Beaumarchais, ce sont ses comédies.

Oeuvres
Le Barbier de Séville (1775)
Le Mariage de Figaro (1784)

Son intérêt
Les comédies de Beaumarchais sont surtout des comédies d’intrigue ‑ où c’est l’intrigue et non les vices et traits caractéristiques des personnages qui déchaînent le rire ‑ et des comédies satiriques.

La satire se limite au début aux plaisanteries traditionnelles contre les médecins et les juges mais devient, surtout dans le Mariage de Figaro, une satire politique.

figaroLe Barbier de Séville (1775)

Dans Le Barbier de Séville, l’auteur décrit et juge son époque : ce n’est pas seulement une comédie personnelle mais aussi une comédie sociale.

Acte I : le jeune comte Almaviva veut enlever une jeune orpheline, Rosine, pour l’épouser.  A Séville, il rencontre son ancien valet Figaro qui est devenu barbier et apothicaire.

Sous le nom de Lindor, Almaviva parle de son amour à Rosine.

Acte II : Rosine répond à l’amour d’Almaviva et lui écrit une lettre qu’elle remet à Figaro.  Don Bazile révèle cet amour au médecin Bartholo, lui-même amoureux de Rosine.  Lindor-Almaviva, déguisé en soldat, se présente chez Bartholo et parvient à donner une lettre à Rosine.  Bartholo le découvre mais la lettre est échangée à temps contre une lettre innocente.

Acte III : nouveau déguisement d’Almaviva, cette fois comme élève de Bazile, pour remplacer ce dernier, tombé malade, pour la leçon de musique de Rosine.  En surprenant une conversation entre Rosine et le comte, Bartholo comprend qu’on le trompe et il devient furieux.

Acte IV : Bazile annonce à Bartholo la vérité sur les activités et les projets du comte.  En suggérant à Rosine que Lindor lui a été infidèle ‑ elle ne sait toujours pas que c’est le même personnage qu’Almaviva ‑ elle découvre à Bartholo les détails de l’enlèvement prévu par Lindor.  Almaviva et Figaro arrivent à temps et tout s’éclaircit.  Rosine et Almaviva se marient; Figaro et Bazile en sont les témoins.

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Le Mariage de Figaro (1784)
Cette pièce se présente comme la suite de la précédente et est, plus que Le Barbier, une satire politique : une satire de l’ancien régime qui souligne le pouvoir grandissant de la classe populaire.

Acte I : trois ans ont passé et Figaro est maintenant concierge au château du comte.  Il est amoureux de Suzanne et a l’intention de l’épouser.  Or, il a emprunté de l’argent sous promesse de mariage à Marceline et Figaro n’a pas de quoi payer sa dette et Marceline désire vivement l’épouser.

Acte II : la comtesse Almaviva (= Rosine) est informée de l’infidélité de son mari, amoureux de Suzanne.  Figaro est également mis au courant et ensemble ils s’efforceront de détourner Almaviva de son intention d’user de son ‘droit de seigneur’.  Almaviva se venge en forçant Figaro à épouser la vieille femme Marceline.

Acte III : Almaviva réussit à faire condamner Figaro au mariage avec Marceline s’il ne paie pas ses dettes.  Une heureuse intervention du hasard apprend que ce mariage est impossible car Marceline se révèle être la mère inconnue de Figaro.  Cherchant une ruse et voulant à tout prix ramener son époux infidèle, Rosine convient avec Suzanne que celle-ci acceptera un rendez-vous avec le comte.  Or, ce sera Rosine au rendez-vous.

Acte IV : malheureusement, on n’a pas informé Figaro de ce changement de rôle et il se croit trompé quand il entend parler du rendez-vous.  Désireux de surprendre la trahison de Suzanne, il se cache dans le jardin au moment du rendez-vous.  Ne sachant toujours pas que c’est la comtesse qui a un rendez-vous avec le comte, il se met en colère lorsqu’il entend leurs doux propos et il sait à peine contenir sa fureur.

Acte V : enfin Figaro apprend la vérité.  Ensemble ils trament un deuxième complot dans lequel la comtesse convainc son mari d’infidélité.  Ce dernier se jette à ses genoux et lui demande pardon.  Figaro pourra enfin épouser Suzanne.


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Beaumarchais
BeaumarchaisBeaumarchais (1732 — 1799), fils d’un horloger de Paris, fit un peu tous les métiers, et fut plus homme d’affaires qu’homme de lettres. La perte d’un procès lui inspira ses Mémoires judiciaires (1775), pamphlet mordant contre les cours de justice françaises, qui eut un grand retentissement. Il écrivit en prose une trilogie: Le Barhier de Séville, mis plus tard en opéra par Rossini, Le Mariage de Figaro mis en opéra par Mozart, et La Mère coupable, de beaucoup inférieure. Le succès des deux premières pièces fut inouï. Louis XVI eût voulu les interdire, l’opinion publique les adora. Mais le peuple brisa vite son idole: sous la Terreur Beaumarchais échappa avec peine à l’échafaud, et mourut à Paris dans un état voisin de la misère.

Sa trilogie inaugure sur la scène la satire politique et sociale. Figaro, le héros de trois pièces, c’est le prolétaire capable et mécontent qui entre en lutte avec le comte Almaviva, type de la noblesse affadie et dissolue. Les situations sont indécentes, le style, effronté, la verve, étincelante, mais amère. Les sarcasmes de Beaumarchais sonnent le glas funèbre de l’ancien régime.

Source: Schmidt
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  • La calomnie

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    Beaumarchais (Caron de)

    Né à Paris en 1732, mort en 1799. Fils d’un horloger, il se distingua d’abord dans la profession de son père. Très habile musicien, il donna des leçons aux filles de Louis XV. Il composa un certain nombre de pièces de théâtre dont les deux plus célèbres sont: le Barbier de Séville (1775) et le Mariage de Figaro (1784). Spéculateur audacieux, Beaumarchais gagna une fortune colossale qu’il perdit ensuite.

    La calomnie

    Basile

    La calomnie1 monsieur! Vous ne savez guère ce que vous dédaignez; j’ai vu les plus honnêtes gens près d’en être accablés. Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville en s’y prenant bien, et nous avons ici des gens d’une adresse!… D’abord un bruit léger, rasant le sol comme l’hirondelle avant l’orage, pianissimo2 murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille et piano, piano3, vous le glisse en l’oreille adroitement. Le mal est fait; il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando4 de bouche en bouche, il va le diable5; puis tout à coup, ne sais6 comment, vous voyez calomnie7 se dresser, siffler, s’enfler, grandir à vue d’œil. Elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au ciel, un cri général, un crescendo8 public, un chorus9 universel de haine et de proscription10. Qui diable y résisterait!

    Beaumarchais, Le barbier de Séville

    1. Calomnie, accusation mensongère attaquant l’honneur de quelqu’un. Le personnage qui prononce ces paroles, don Basile, est le type achevé du calomniateur.
    2. Pianissimo, terme italien usité en musique: très doucement, très bas.
    3. Piano, terme italien. En musique: doucement, bas.
    4. Rinforzando, terme italien. En musique: «En renforçant le son, plus fort».
    5. Il va le diable, il va d’un train endiablé, très vite.
    6. Ne sais, cette suppression du pronom sujet, usitée dans le style familier, donne plus de rapidité au discours.
    7. Vous voyez calomnie, pour: Vous voyez la calomnie. Le style y gagne en rapidité.
    8. Crescendo, terme italien employé en musique: «En croissant, en augmentant».
    9. Chorus, accord, unanimité analogue au chant d’un chœur.
    10. Proscription, condamnation à mort sans jugement, obligeant le proscrit à l’exil immédiat s’il veut échapper à la mort.

    Source

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  • Le mariage de Figaro
  • Le Barbier de Séville
  • Figaro

Le_barbier_de_Séville,Scène_du_mariage

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