Florian (1755-1794)

Biographie – Florian naquit au château de Florian dans les basses Cévennes; son enfance s’écoula au milieu de poétiques paysages, sur les jolis bords du Gardon. Un de ses oncles, qui avait épousé une nièce de Voltaire, le conduisit un jour à Ferney; le philosophe trouva l’enfant gentil, lui donna par amitié le surnom de Floriannet, et lui obtint peu après d’être admis au nombre des pages du duc de Penthièvre. Ce fut dans cette brillante cour d’Anet (Eure-et-Loir) que Florian composa la plupart de ses ouvrages; le succès qu’ils obtinrent lui ouvrit, à l’âge de trente-trois ans, les portes de l’Académie française. Mais la mort de son protecteur et les attentats de la Révolution brisèrent tout à coup un avenir si plein d’espérances. Lui-même, emprisonné comme suspect, puis relâché le 9 thermidor, survécut peu à sa captivité.

Ses ouvrages – Il débuta par des pastorales: Galatée, la touchante églogue de Ruth et le poème de Tobie; puis il composa des nouvelles, contes, romans en proses poétique: Numa Pompilius, faible imitation du Télémaque, et Gonzalve de Cordoue. Sa réputation repose principalement sur ses Fables. On citera toujours avec honneur quelques-unes de ses charmantes compositions, devenues à bon droit classiques: L’Aveugle et le Paralytique, Le Grillon, Le Lapin et la Sarcelle, Le Singe qui montre la Lanterne magique, Le Laboureur de Castille, etc.

Les fables de Florian ne brillent guère que par les qualités moyennes du genre; les moeurs et les caractères des animaux ne s’y montrent pas avec le même naturel que chez La Fontaine; le récit est cependant agréable et animé. Cet auteur mérite, bien qu’à distance, le premier rang après notre grand fabuliste, et ce rang est encore assez beau pour sa gloire.

Source JMJA


Source

Jean Pierre Claris de Florian

Jacob Mangot, M. de Florian, Portrait, env. 1800
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