François-René de Chateaubriand (1768-1848) – Le précurseur du romantisme



Notice biographique

 

Né à Saint-Malo, il est élevé par une mère maladive et un père taciturne. Son enfance est mélancolique et rêveuse. Il passe son adolescence en Bretagne où sa vocation poétique s’éveille.
A 18 ans il essaie une carrière dans l’armée et fait la connaissance des salons parisiens.
En 1791, il s’embarque pour l’Amérique : il s’agit d’y trouver un passage vers l’Asie.
Il entreprend ce voyage en philosophe, en poète mais aussi en explorateur.
Ce qui l’intéresse est la vie libre et indépendante dans un monde nouveau. Nous en retrouvons les impressions dans son Voyage en Amérique et Les Natchez.
Il revient en France en pleine révolution, rejoint l’armée et doit se réfugier en Angleterre. En 1797, il publie à Londres un Essai historique dans lequel il exprime ses sentiments et désillusions.
En 1798, frappé par la mort de sa mère et sa soeur, il revient au catholicisme et entreprend le Génie du Christianisme. En 1800 il rentre en France et connaît la gloire littéraire avec le Génie.
Après avoir été secrétaire d’ambassade à Rome, il entreprend des voyages en Orient et en Espagne. En 1811 il est reçu à l’Académie française et il publie les Martyrs et l’Itinéraire de Paris à Jérusalem qui lui apportent encore plus de célébrité.
Après la Restauration, il fait sa rentrée sur la scène politique et est encore ambassadeur à Berlin et à Londres et ministre des Affaires étrangères. Depuis 1809 il travaille à sa gloire personnelle en écrivant les Mémoires d’Outre-Tombe, une véritable épopée.
Après une vie bien remplie, il meurt en 1848 et, conformément à son voeu, sa tombe se dresse à la pointe du Grand-Bé, près de Saint-Malo, face à la mer.

Oeuvres

Atala (1801)
René (1802)
Le Génie du Christianisme (1802)
Les Martyrs (1809)
Les Mémoires d’Outre-Tombe (1848)

Son intérêt

Avec Mme de Staël, Chateaubriand a eu une grande influence sur le romantisme.

Il a ranimé et restauré le sentiment religieux. Le Génie du Christianisme est une apologie sentimentale qui fait entendre le langage du coeur. Ses idées religieuses sont basées sur le sentiment. En célébrant les vieilles églises, il remet en valeur l’art gothique et le Moyen Age, méconnus au cours des siècles précédents.

Il a renouvelé dans la littérature française le sentiment de la nature : il a senti la poésie profonde et mystérieuse qui se dégage du spectacle des sites grandioses.

Il a contribué à la faveur des études historiques : il a fait revivre le passé avec toute sa couleur locale dans les I. Il a éveillé la curiosité du public pour les civilisations et les littératures étrangères.

En ce qui concerne la forme, il reste assez classique mais il éblouit par ses descriptions pittoresques et son style splendide.


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Chateaubriand est le précurseur du romantisme français grâce à ses Mémoires d’outre-tombe, un projet autobiographique qui s’étend sur 30 ans. Il est même un modèle aux écrivains romantiques avec ses descriptions minutieuses de la nature et de l’évocation du « moi ». Il est le premier à parler de « passions » :

« Il reste à parler d’un état de l’âme, qui, ce nous semble, n’a pas encore été bien observé; c’est celui qui précède le développement des grandes passions ».

L’ensemble de son oeuvre se compose d’oeuvres de voyage, d’essais sur le catholicisme et de récits.

Né vicomte de Chateaubriand le 4 septembre 1768 à Saint-Malo, il est délaissé durant son enfance par ses parents. Il s’intéresse dans un premier temps à la marine et à la religion mais ne pouvant se décider ni pour l’un ni pour l’autre, il se consacre à l’écriture. Il quitte la France durant la Révolution Française pour se rendre en Amérique où il va mener une vie misérable. Lorsqu’il rentre en France en 1800, il écrit Le génie du christianisme (1802) dans lequel il défend le christianisme qu’il juge bien supérieur au paganisme.

Remarqué par Napoléon Bonaparte, il est nommé secrétaire d’ambassade à Rome mais démissionne après l’exécution du duc d’Enghien en 1804. Il finit par se détourner du monde politique pour se consacrer à la littérature. Il part avec sa famille pour l’Orient où il prend des notes pour son prochain ouvrage Les Martyrs ou le triomphe de la religion chrétienne (1809).

En 1811 il est élu à l’Académie française. Il devient Ministre de l’Intérieur, Pair de France, Ministre d’Etat, Ambassadeur et finalement Ministre des Affaires Etrangères. Il écrit alors La Vie de Rancé (1844).

Il meurt le 4 juillet 1848 à Paris en se montrant reconnaissant à l’égard de son épouse :

« Je dois une tendre et éternelle reconnaissance à ma femme dont l’attachement a été aussi touchant que profond et sincère. Elle a rendu ma vie plus grave, plus noble, plus honorable, en m’inspirant toujours le respect, sinon toujours la force des devoirs »

Biographie rédigée par CORINNE VOMSCHEID et publiée sous Licence de documentation libre (GFDL 1.2)

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CHATEAUBRIAND (1768 — 1848)

Enfance (1768 — 1800). Le vicomte René de Chateaubriand est né à Saint Malo d’une ancienne famille noble. Son enfance inquiète et rêveuse s’écoula au manoir paternel de Combourg sur les grèves agrestes de la Bretagne. Capitaine au régiment de Navarre, il quitta le service quand éclata la révolution, et parcourut pendant une année les forêts vierges de l’Amérique du Nord. Alarmé du péril de Louis XVI, il alla rejoindre à Coblence l’armée des émigrés, fut blessé au siège de Thionville et passa en Angleterre, où il vécut 4 ans dans le dénûment le plus complet.

Carrière littéraire et politique (1800 — 1830). Un premier opuscule Sur les Révolutions (1797) avait trahi des velléités d’incroyance. La mort de sa mère et de sa sœur, victimes des mauvais traitements subis sous la Terreur, le ramena à la foi. (J’ai pleuré, et j’ai cru.) Et désormais il voua sa plume à l’apologie de la religion chrétienne. En 1800 Chateaubriand rentra en France et donna coup sur coup ses principaux ouvrages. Le Génie du Christianisme (1802) eut un grand retentissement et ne contribua pas peu au rétablissement de la religion en France. Napoléon , qui vit dans cet ouvrage le sceau du Concordat, attira l’auteur et le chargea de plusieurs fonctions diplomatiques, dont Chateaubriand se démit après le meurtre politique du duc d’Enghien (1802). Il visita l’Orient et l’Espagne (1806) et fut admis à l’Académie (1811). Pair de France et ministre sous la Restauration, il rentra dans la vie privée après la Révolution de Juillet (1830).

Retraite (1830 — 1848). Sa vieillesse fut amère. Eclipsé par le jeune bataillon romantique, il mourut à Paris dans sa 80e année pendant les sinistres émeutes de juin (1848).

Ouvrages

Fond. Le cachet de Chateaubriand est l’imagination rêveuse, exaltée et mélancolique. Il est la pierre fondamentale du romantisme français par sa subjectivité très prononcée (chacun de ses héros est lui-même) et par la glorification du JMoyen Age chrétien, national et chevaleresque. Le premier en France, il met la Bible au rang des ouvrages classiques de la littérature universelle. — L’influence de Chateaubriand est prépondérante; Lamartine tient de lui sa sentimentalité mélancolique; Hugo, Thierry et Michelet, leurs descriptions étincelantes.

Forme. Chateaubriand crée la langue romantique: sa prose est presque de la poésie par le coloris du style, l’éclat des descriptions et le rythme sonore des périodes.

L’œuvre maîtresse de Chateaubriand est Le Génie du Christianisme (1802), apologie esthétique de la religion catholique. L’ouvrage est divisé en 4 parties: 1° le dogme, partie assez faible: 2° la poétique et 3° les beaux arts et la littérature, parties très remarquables, où l’auteur exalte le Moyen Age et affirme hautement que l’art et la poésie modernes doivent rompre avec les traditions classiques; 4° le culte.

Quatre romans ou poèmes en prose se groupent à litre d’exemples autour du Génie du Christianisme.
Deux ont pour cadre les forets vierges de l’Amérique du Nord et mettent en présence l’homme de nature et l’homme civilisé. Dans Atala (1801) Chactas, chef indigène raconte au jeune Européen René ses aventures de jeunesse et son amour pour la belle Atala. Dans René (1805) le jeune Européen dit au sauvage son amour exalté pour sa sœur Amélie et son mal du siècle à la Werther. — Les Martyrs (1809) ont pour cadre les Gaules, la Grèce et Rome et montrent le paganisme aux prises avec le christianisme pendant la persécution de l’empereur Dioclétien (3e s.). — Le dernier des Abencérages (1826) raconte un épisode chevaleresque des guerres des Maures en Espagne.

Restent deux ouvrages personnels : Itinéraire de Paris à Jérusalem (1811), récit aussi exact que brillant de son voyage en Orient. — Mémoires d’ Outre-Tombe (1849), autobiographie.

Schmidt

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Chateaubriand

François-René, vicomte de Chateaubriand, né à Saint-Malo le 4 septembre 1768 et mort à Paris le 4 juillet 1848, est un écrivain et homme politique français. Il est considéré comme l’un des précurseurs du romantisme français et l’un des grands noms de la littérature française. (Wikipedia)

Chateaubriand

Chateaubriand

Chateaubriand

François-René de Chateaubriand (1768-1848)

Le vicomte de Chateaubriand, né à Saint-Malo, fit au commencement de la Révolution un voyage dans l’Amérique centrale, qu’il raconta plus tard. Revenu en France, il émigra bientôt à Londres, et dut lutter pendant sept années contre la misère, donnant des leçons pour vivre. Ses premiers ouvrages, Atala (1801), René (1802), le Génie du christianisme (1802), les Martyrs (1809), l’Itinéraire de Paris à Jérusalem (1811) ont eu une influence capitale et indiscutable sur toute la littérature de la première moitié du XIXe siècle. Chateaubriand fit revivre dans les lettres le respect de la religion et du passé, que le XVIIIe siècle avait méconnus. Son style brillant, ses images neuves et hardies, ses descriptions colorées et étincelantes ont fait naître le romantisme. Chateaubriand, dont l’indépendance portait ombrage au pouvoir soupçonneux de Napoléon, se consacra à la politique sous la Restauration, puis revint à la littérature après la révolution de 1830. C’est dans cette nouvelle période de sa vie que parurent les Natchez, le Dernier des Abencerages, des Études historiques, des Voyages en Amérique, en France et en Italie (1834), un Essai sur la littérature anglaise, une traduction du Paradis perdu de Milton (1836), et une Vie de Rancé (1844). Les Mémoires d’outre-tombe, où il raconte sa vie dans des pages tantôt exquises, tantôt fatigantes, ne devaient paraître qu’au lendemain de sa mort; il les céda de son vivant à ses créanciers pour assurer l’aisance de sa vieillesse. Le tombeau de Chateaubriand se trouve sur un rocher à l’entrée de la baie de Saint-Malo.


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Chateaubriand

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François-René de Chateaubriand

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Chateaubriand (1768-1848)

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Chateaubriand

Romantiques français – 1

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Romantiques français – 1

En France, quelques contemporains composèrent, entre 1801 et 1809, des œuvres importantes. Mme de Staël (1766-1817), dans Delphine (1802), long roman par lettres, mit une partie d’elle-même et exposa ses idées sur le rôle de la femme dans la société mondaine; Corinne ou l’Italie (1807), qui fit longtemps sa plus grande gloire, est surtout remarquable par ce que la belle improvisatrice garde du tempérament passionné et enthousiaste de l’auteur, par les idées nombreuses qu’on y discute, par les types nationaux que cet ancêtre des romans cosmopolites peint avec finesse.

François-René de Chateaubriand (1768-1848) conquit la renommée avec Atala (1801), simple nouvelle indienne qui avait eu des aînées, où le voyageur évoquait pour la première fois, avec une richesse de coloris qui fut une révélation, ses souvenirs d’Amérique. René (1802), court récit pathétique et orageux où revivaient ses passions et ses impressions de jeunesse, exerça une grande influence sur les romantiques français et quelques étrangers; il vit toujours par la passion trouble, les évocations émouvantes, la magie du style.

Le mal du siècle et le vague des passions trouvaient une expression moins fastueuse, mais sincère et désespérée, dans Obermann (1804) d’Étienne Pivert de Senancour (1770-1846), rêveur original et isolé; c’est le journal d’une âme mélancolique et troublée, pleine d’aspirations vagues, qui cherche la paix en s’isolant dans la nature forestière ou alpestre; livre vide d’action, mais émouvant dans sa sobriété et riche en résonances profondes dans la sensibilité moderne.

Benjamin Constant (1767-1830), intelligence subtile, esprit compliqué et inquiet, cœur inconstant, qui à une culture cosmopolite joignait une rare finesse d’analyse, fit Adolphe (1817, écrit en 1809) avec des épisodes à peine romancés de sa vie sentimentale; chef-d’œuvre classique de ton et de tour, romantique de sentiments, qui n’a pas vieilli.

Le Hongrois József Eötvös (1813-1871) donna dans Le Chartreux (1839-1841) une étude morale qui s’inspire de René, d’Obermann et d’Adolphe, et qui montre le perfectionnement progressif d’une âme d’homme.

Alfred de Musset (1810-1857), dans Confession d’un enfant du siècle (1836), évoqua d’une plume vibrante et passionnée les souvenirs tendres ou amers du grand amour qui avait bouleversé sa vie.

Mademoiselle de Maupin (1836), de Théophile Gautier (1811-1872), est un roman de vie sensuelle, et surtout le rêve poétique d’un artiste épris du beau sous toutes ses formes.

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Le roman au 19e siècle – Europe



Le Génie du Christianisme

« Le jour bleuâtre et velouté de la lune descendait dans les intervalles des arbres et poussait des gerbes de lumière jusque dans l’épaisseur des plus profondes ténèbres. La rivière qui coulait à mes pieds tout à coup se perdait dans le bois, tour à tour reparaissait brillante des constellations de la nuit qu’elle répétait dans son sein. Dans une savane, de l’autre côté de la rivière, la clarté de la lune dormait sans mouvement sur les gazons : des bouleaux agités par les brises et dispersés çà et là formaient des îles d’ombres flottantes sur cette mer immobile de lumière ».

Chateaubriand, Le Génie du Christianisme

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Chateaubriand

Chateaubriand – René

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Chateaubriand – René

René est à Werther ce qu’Atala est à Paul et Virginie. Car personne, en matière de genres, ou de gaufriers, n’est moins inventeur que Chateaubriand, qui ne renouvelle tout que par le style, le style d’une âme et le style d’une forme. René, publié dans le corps même du Génie de 1802, contribua à son triomphe. Il s’agit d’illustrer et de faire vivre d’un mal « presque entièrement inconnu aux anciens, insuffisamment observé par les modernes » une mélancolie, attachée à l’existence, chez un jeune homme habité de passions puissantes et vagues, arrêté dans la certitude que la vie décevra toujours l’immensité de ses désirs.

L’aventure intime, tragique, la destinée incestueuse de René et d’Amélie, imposait aux imaginations des femmes une figure inspirée et inspiratrice de l’auteur. Il y eut René comme il y avait Jean-Jacques. Pendant un demi-siècle René dégagea une fièvre poétique extraordinaire, qui tomba peu à peu après la mort de Chateaubriand, mais surtout parce qu’il était relayé et remplacé par les Mémoires.

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Chateaubriand – Rêverie

Rêverie

Après le souper, je me suis assis à l’écart sur la rive; on n’entendait que le bruit du flux et du reflux du lac, prolongé le long des grèves; des mouches luisantes brillaient dans l’ombre, et s’éclipsaient lorsqu’elles passaient sous les rayons de la lune. Je suis tombé dans cette espèce de rêverie connue de tous les voyageurs; nul souvenir distinct de moi ne me restait; je me sentais vivre comme partie du grand tout, et végéter avec les arbres et les fleurs. C’est peut-être la disposition la plus douce pour l’homme; car, alors même qu’il est heureux, il y a dans ses plaisirs un fond d’amertume, un je ne sais quoi qu’on pourrait appeler la tristesse du bonheur. La rêverie du voyageur est une sorte de plénitude de cœur et de vide de tête, qui vous laisse jouir en repos de votre existence; c’est par la pensée que nous troublons la félicité que Dieu nous donne; l’àme est paisible, l’esprit est inquiet.

Chateaubriand, Voyage en Amérique – Description de quelques sites dans l’intérieur des Florides

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Chateaubriand – René

Chateaubriand – René

Un coucher de soleil

Un coucher de soleil

Le soleil tomba derrière le rideau d’arbres de la plaine; à mesure qu’il descendait, les mouvements d’ombre et de lumière répandaient quelque chose de magique sur le tableau; là, un rayon se glissait à travers le dôme d’une futaie et brillait comme une escarboucle dans le feuillage sombre; ici, la lumière divergeait entre les troncs et les branches et projetait sur les gazons des colonnes croissantes et des treillages mobiles; dans les cieux, c’étaient des nuages de toutes les couleurs; les uns, fixes, imitant d’énormes promontoires ou de vieilles tours au-dessus d’un torrent, les autres flottant en fumée de rose ou en flocons de soie blanche. Un moment suffisait pour changer la scène aérienne; on voyait alors des gueules de four enflammées, de grands tas de braise, des rivières de lave, des paysages ardents; tout était enveloppé, pénétré, saturé de lumière.

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