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Portrait de Dumas par Etienne Carjat
Portrait de Dumas par Etienne Carjat

Notice biographique

C’est le pseudonyme de Davy de la Pailleterie.

Il fait des études très négligées dans sa jeunesse : sa famille n’en avait pas les moyens après la mort du père en 1806.

Il tente sa chance à Paris où il se remet à étudier en autodidacte.

En 1829, son drame Henri III lui apporte un grand succès.

Il a encore écrit des pièces de théâtre historiques, mais reste surtout auprès du grand public par ses romans historiques : des histoires avec un fond historique qu’il enrichit d’aventures imaginaires.

Oeuvre

Les trois Mousquetaires (1844)
La Reine Margot (1845)
Le comte de Monte-Cristo (1845)

Les Trois Mousquetaires (1844)

L’extrait nous montre d’Artagnan, un gentilhomme gascon, venu à Paris pour faire fortune. Il a loué un appartement chez M. Bonacieux, dont la femme est la confidente de la reine.

Or, le reine est délaissée par le roi et haïe par le cardinal Richelieu, qui éloigne d’elle tous ses amis.

Un jour, M. Bonacieux vient implorer l’aide de d’Artagnan. Quelques heures plus tard, M. Bonacieux est emmené lui-même en prison.

L’invention de la souricière ne date pas de nos jours; dès que les sociétés, en se formant eurent inventé une police quelconque, cette police inventa les souricières.

Comme peut-être nos lecteurs ne sont pas familiarisés encore avec l’argot de la rue de Jérusalem, et que c’est, depuis que nous écrivons, et il y a quelque quinze ans de cela, la première fois que nous employons ce mot appliqué à cette chose, expliquons-leur ce que c’est qu’une souricière. Quand dans une maison, quelle qu’elle soit, on a arrêté un individu soupçonné d’un crime quelconque, on tient secrète l’arrestation; on place quatre ou cinq hommes en embuscade dans la première pièce, on ouvre la porte à tous ceux qui frappent, on la referme sur eux et on les arrête; de cette façon, au bout de deux ou trois jours, on tient à peu près tous les familiers de l’établissement.

Voilà ce que c’est qu’une souricière.

On fit donc une souricière de l’appartement de maître Bonacieux, et quiconque y apparut fut pris et interrogé par les gens de M. le Cardinal. Il va sans dire que, comme une allée particulière conduisait au premier étage qu’habitait d’Artagnan, ceux qui venaient chez lui étaient exemptés de toutes visites.

D’ailleurs les trois mousquetaires y venaient seuls; ils étaient mis en quête, chacun de son côté, et n’avaient rien trouvé, rien découvert.
Athos avait été même jusqu’à questionner M. de Tréville, chose qui, vu le mutisme habituel du digne mousquetaire, avait fort étonné son capitaine. Mais M. de Tréville ne savait rien, sinon que, la dernière fois qu’il avait vu le cardinal, le roi et la reine, le cardinal avait l’air fort soucieux, que le roi était inquiet, et que les yeux rouges de la reine indiquaient qu’elle avait veillé ou pleuré. Mais cette dernière circonstance l’avait peu frappé, la reine, depuis son mariage, veillant et pleurant beaucoup.

M. de Tréville recommanda en tout cas à Athos le service du roi et surtout celui de la reine, le priant de faire la même recommandation à ses camarades.

Quant à d’Artagnan, il ne bougeait pas de chez lui. Il avait converti sa chambre en observatoire. Des fenêtres il voyait arriver ceux qui venaient se faire prendre; puis, comme il avait creusé le parquet et qu’un simple plafond le séparait de la chambre au-dessous, où se faisaient les interrogatoires, il entendait tout ce qui se passait entre les inquisiteurs et les accusés.

Les interrogatoires précédés d’une perquisition minutieuse opérée sur la personne arrêtée, étaient presque toujours ainsi conçus :

-Madame Bonacieux vous a-t-elle remis quelque chose pour son mari ou pour quelque autre personne ?

-M. Bonacieux vous a-t-il remis quelque chose pour sa femme ou pour quelque autre personne ?

-L’un et l’autre vous ont-ils fait quelque confidence de vive voix ?

S’ils savaient quelque chose ils ne questionneraient pas ainsi, se dit à lui-même d’Artagnan. Maintenant, que cherchent-ils à savoir ? Si le duc de Buckingham ne se trouve point à Paris et s’il n’a pas eu ou s’il ne doit point avoir quelque entrevue avec la reine.

D’Artagnan s’arrêta à cette idée, qui, d’après tout ce qu’il avait entendu, ne manquait pas de probabilité.

En attendant, la souricière était en permanence, et la vigilance de d’Artagnan aussi.

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Alexandre Dumas 02
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Alexandre Dumas a eu une grande place parmi les romanciers de son temps. Il a beaucoup amusé ceux qui l’ont lu, et il amusera toujours ceux qui le liront ; mais parmi les innombrables livres signés de son nom il n’en est pas un seul, dont on puisse dire : Voilà une œuvre de génie sûre d’obtenir les suffrages et l’admiration de la postérité.

Il naquit à Villers-Coteret en 1803. Fils d’un général de la république, il avait pour grand-père le marquis de la Pailleterie et pour grand’mère une négresse. Sa première éducation fut négligée : peu de travail de tête et beaucoup d’action, d’exercice, de chasse, de courses au grand air. De là une santé de fer, de la gaieté et une grande force d’endurance.

Quand la passion des lettres le prit, il travailla d’abord pour le théâtre. Son drame de Henri III le 10 février, 1829, inaugura le drame moderne, du moins comme il le comprenait, après avoir lu Shakespeare, Calderon, Molière et Schiller. Il ne connut que les modernes et ne s’inspira que d’eux. Son ignorance des anciens était à peu près complète, mais si son intelligence était peu cultivée, elle était singulièrement active, prompte à saisir les choses, à les retenir et à les approprier. Il avait une verve intarissable, une intrépidité qui ne doutait de rien, une grande vivacité d’esprit, une fécondité inépuisable et une belle humeur que rien ne pouvait troubler.

Ses drames se distinguent par la brutalité de l’action et une liberté de peinture qui était inconnue sur la scène et souvent choquante. Son défaut fut de ne donner ni assez de temps ni assez de soin à ses œuvres, et le temps ne respecte que les œuvres qu’on a faites avec lui.

De tout ce qu’il fit pour le théâtre son drame d’Anthony est le plus violent et sa comédie Mademoiselle de Belle-Isle celle qui réussit le mieux.

C’est surtout comme romancier que Dumas est connu. Ses romans ont enchanté toute une génération de lecteurs; la liste en est interminable. On y trouve les mêmes qualités et les mêmes défauts que dans ses drames: imagination, verve, rapidité d’action, entrain du dialogue, intérêt soutenu ; même manque de réflexion et de profondeur, même légèreté, même négligence, même indifférence à la morale.

Il a trop écrit ; c’est là son tort et la source de ses défauts. Ce grand prodigue avait beaucoup de besoins ; il lui fallait de l’argent, beaucoup d’argent. Pour en gagner il mit à contribution non seulement son talent et ses forces, mais aussi ceux des autres. Il employait des collaborateurs, des ouvriers anonymes, dont il signait les productions. De pareilles conditions de travail sont excellentes pour produire beaucoup de livres, détestables pour produire de bons livres.

Il mourut le 5 décembre, 1879, à Puits, près de Dieppe, chez son fils, digne héritier d’un nom, dont il rehaussa la gloire.

Les plus populaires de ses romans sont : Le Comte de Monte-Cristo, Les trois Mousquetaires, Vingt ans après, Le Vicomte de Bragelonne, Joseph Balsamo, Le Collier de la reine, La Comtesse de Charny, Le Chevalier de Maison rouge, Les Mohicans de Paris.

(Source: Aubert 2)

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Alexandre Dumas père
Alexandre Dumas père
Victor Hugo à dit d’Alexandre Dumas « Le nom d’Alexandre Dumas est plus que français, il est européen ; il est plus qu’européen, il est universel. Alexandre Dumas est un de ces hommes qu’on pourrait appeler les semeurs de civilisation ; il assainit et améliore les esprits ; il féconde les âmes, les cerveaux, les intelligences ; il crée la soif de lire ; il creuse le coeur humain et il l’ensemence… »

Alexandre Davy de la Pailleterie est né le 24 juillet 1802 à Villers-Cotterêts (Aisne), il utilise le pseudonyme d’Alexandre Dumas pour ses oeuvres.

Il ne fait pas d’études supérieures à cause de la mort de son père l’obligeant à travailler tôt. Il débute sa carrière comme clerc de notaire chez un ami de la famille. A 20 ans il s’installe à Paris aux services du duc d’Orléans en tant qu’employé grâce à l’appui d’anciens amis de son père.

Don Juan la nuit, les femmes sont attirées par cet homme. Laure Labay, amour d’un soir lui donne Alexandre, son fils (1824).

Alexandre Dumas aime la lecture à laquelle il s’adonne beaucoup et commence par publier quelques chroniques dans la presse, ses premiers essais passent inaperçus : 1825, la Chasse et l’amour (théâtre), 1826, la Noce et l’enterrement (théâtre), 1828, Pauline (roman romantique). Il bénéficie de l’aide de proches du duc d’Orléans.

Il lisait alors Shakespeare, Goethe qui furent les sources d’inspiration principales pour son théâtre et connut enfin le succès grâce à la représentation en 1829 (à 27 ans) « d’Henri III et sa cour» qui est donné à la comédie Française.

La révolution de 1830 arrive, Alexandre Dumas connaît le désenchantement politique en même temps que la fin de ses illusions littéraires. En effet, le romantisme fait long feu : la prise de la Comédie-Française n’a constitué qu’une victoire provisoire. Après les déconvenues, qu’elles soient politiques, littéraires, personnelles ou financières, Alexandre Dumas cherche à fuir l’infernal chaudron parisien.

Il écrit après de nombreuses pièces, (1831) « Antony », (1832) « La Tour de Nesle » et « le Mari de la veuve » A la même année, après les mois sinistres du choléra et les émeutes qui l’accompagnent, il part pour la Suisse, prolongeant son excursion vers le Midi de la France (1834), l’Italie et la Sicile (1835) tout en écrivant « Kean ou Désordre et Génie » (1836), et « Caligula » (1837)…

En 1838, Auguste Maquet, jeune professeur d’histoire l’aidera à rédiger ses premiers romans. Alexandre Dumas écrit des chroniques historiques, et des souvenirs de voyage. Homme de théâtre dans l’âme, il gardera dans ses oeuvres le sens de la mise en scène et le goût des « coups de théâtre » sur lesquels il produira sous les feux de sa rampe ses héros que les grands journaux de l’époque popularise à leur une : « La Reine Margot, Le Chevalier de Maison-Rouge, Monte-Cristo, La Jeunesse des Mousquetaires, etc.. »

Il visite ensuite la Belgique, les bords du Rhin, Florence (1840-1843), Puis viennent d’autres œuvres d’autant plus célèbres : « Les trois mousquetaires (1844) », « Le Comte de Monte-Cristo » et « Vingt ans après » (1845). Il visite l’Espagne et l’Afrique du Nord (1846). Il fondera apèrs ce périple le Théâtre-Historique, tout en écrivant « La Reine Margot » (1847), « le Vicomte de Bragelonne » (1848). Ensuite il continuera ses voyages vers la Hollande (1849).

De retour à Paris, le rédacteur prend le pas sur l’écrivain : le 12 novembre 1853, il lance « Le Mousquetaire », quotidien artistique. Ce rêve de toute une vie prend forme : propritétaire d’un journal. Cette affaire qu’il tire d’abord à dix mille exemplaires, ne répond pas à ses espérances, pas plus que son successeur « Le Monte-Cristo », journal hebdomadaire de ses romans.

Alexandre Dumas continue ses voyages : Londres (1857), la Russie, le Caucase, la Grèce (1858-1859). Grâce au contrat qu’il signe avec « Michel Lévy » pour l’exploitation de ses œuvres (décembre 1859), il achète une goélette avec laquelle il espère entreprendre la découverte de la Méditerranée, de la Grèce à la Terre-Sainte et l’Egypte. Un rêve fou depuis son voyage de 1834.

Mais il continue ses autres voyages : l’Italie du Nord (1860), Il écrit « La San Felice », qui, plus qu’un pamphlet anti-bourbonnien, est un hymne à la première République. Fort du succès de « La San Felice, » le vieil écrivain tente une dernière conquête de Paris après un dernier voyage en Sicile puis Naples (1860-1864), l’Autriche et la Hongrie (1864-1865), l’Espagne à nouveau.

Ses actions journalistiques ne durent pas, il peine à placer des romans qu’il achève rarement. Après son long séjour en Espagne, il meurt à Puys en 1870, près de Dieppe, dans la maison de vacances de son fils Alexandre.

Biographie rédigée par Richard Gehenot et publiée sous Licence Art Libre (LAL 1.3)
http://www.inlibroveritas.net/auteur290.html


Jeunesse (1803 — 1827).
Alexandre Dumas père, fils de Davy-Dumas, général de la République et de l’Empire, naquit à Villers-Cotterets près de Soissons. Orphelin de père à 3 ans, il est élevé par sa mère, simple fille du peuple, et grandit à la campagne, robuste de corps, inculte d’esprit, débordant d’imagination. Pour gagner son pain, il se fait clerc de notaire à Soissons. Une représentation de Hamlet éveille sa vocation pour le théâtre. À pied en braconnant il gagne Paris, où un frère d’armes de son père, le général Foy, lui obtient, dans les bureaux du duc d’Orléans, une place d’expéditionnaire à 1200 francs. Là Alexandre comble quelque peu par la lecture les lacunes de son instruction et collabore à quelques vaudevilles.

Carrière littéraire (1827 — 1860).
Bientôt il s’attache à Hugo, prend place au Cénacle et, initié par le maître aux principes du romantisme, il les applique le premier à la scène dans son drame historique Henri III et sa Cour (1829), qui obtient un succès d’esprit de parti. Il suit ce filon et pendant 10 ans, à l’instar de Shakespeare, il taille ses drames dans les chroniques de France (14e au 18e siècle). A la suite d’un accès de choléra (1832), les médecins l’envoient en Suisse ; et ses Impressions de Voyage reçoivent si bon accueil qu’il s’essaye au récit fictif.

Désormais les journaux s’arrachent ses romans feuilletons, dans lesquels 3O ans durant il déploie une inconcevable fécondité.

Carrière politique (1830 — 1870).
Dumas prit part à la révolution de 1830 et s’attacha à la famille d’Orléans. La révolution de 1848 compromit sa fortune, qui était devenue colossale sans jamais suffire à ses folles prodigalités. Il se réfugia en Belgique (1852), puis se jeta dans la révolution italienne à la suite de Garibaldi (1860). Il mourut ruiné à la campagne de son fils près de Dieppe pendant la guerre franco-allemande.

Dumas père était géant de taille, fruste de manières, bon enfant de caractère.

Dumas père improvise plutôt qu’il n’écrit. A ses yeux la plume est un métier lucratif. Le premier, il donne ses romans d’abord en feuilleton, puis en volume, enfin en drame. Il abuse de la collaboration et du plagiat jusqu’à s’attirer des procès. Dumas séduit les masses par l’inépuisable fertilité de son imagination, par ses intrigues savamment ourdies, sa gaîté facile et ses touches de sensibilité émouvante. Il est un prodigieux amuseur.

Le style est hâtif et plein de négligences, mais pétillant d’esprit et semé de mots heureux.

Sa productivité tient du miracle; il a signé 25 volumes de drames et 257 volumes de romans.

Ses drames tant historiques que passionnels sont au nombre de soixante. — Drames historiques: Henri III et sa Cour (1829, en prose), intrigues de la cour de France sous Catherine de Médicis (16e s.). — Christine de Suède à Fontainebleau (1830, en vers), assassinat de l’écuyer Monaldeschi (17e s.). — Charles VII chez ses Grands Vassaux (1831, en vers), intrigues de cour au 15e siècle. — La Tour de Nesles (1832, en prose) ou les crimes de Marguerite de Bourgogne, évocation fantastique et joyeuse du Moyen Age français (14e s.). — Mademoiselle de Belle-Isle (1839, en prose), épisode galant du 18e siècle. — Drames de passion: Antony (1831, en prose), amour sauvage bravant toutes les lois. — Kean ou Desordre et Génie (1836, en prose), folies du célèbre acteur anglais contemporain, etc.

Une centaine de romans, dont deux surtout ont popularisé le nom de l’auteur: Les trois Mousquetaires (1844, 8 volumes) et Le Comte de Monte-Cristo (1845, 12 volumes), double accumulation d’aventures fantasques.

Schmidt

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