Théodore de Banville 02Claude-Théodore de Banville naît le 14 mars 1823 à Moulins.

Fils d’un lieutenant de vaisseau, il se retrouve à Paris dès l’âge de sept ans. Il fait ses études au lycée Condorcet.

Il collabore comme critique et chroniqueur littéraire à différents journaux. Jusqu’en 1856, il mène une vie de bohème, suivie d’une période de maladie.

Encouragé par Hugo et Gaultier, il se met sérieusement à la poésie.
En 1857, il publie ses Odes funambulesques.

En 1861, il devient membre de la Revue fantaisiste, qui compte de nombreux futurs poètes parnassiens. Il y publiera les premiers poèmes en prose de Baudelaire.

En 1866, il épouse Marie-Élisabeth Rochegrosse. Il fait représenter une pièce, Gringoire, et publie un recueil, Les Exilés, qu’il dédie à sa femme.

En 1869, il fait publier une troisième édition des Fleurs du Mal.

En 1870, il entre en correspondance avec Arthur Rimbaud, qui lui envoie plusieurs poèmes afin d’obtenir son appui. Banville accueille le jeune poète chez lui, en novembre 1871. Mais Rimbaud se détourne vite de Banville et le critique ouvertement.

Cependant, il est devenu le guide de plusieurs jeunes poètes et tient un salon littéraire réputé.
En 1872, il s’affirme comme théoricien de la poésie dans son Petit Traité de poésie française.

Il publie ensuite régulièrement dans les années 1880, jusqu’à sa mort à Paris le 13 mars 1891. Il est enterré au cimetière Montparnasse.Biographie rédigée par Plume et publiée sous Licence de documentation libre (GFDL 1.2)

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Théodore de Banville

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  • Les Saisons

    Les Saisons

    Transformant les horizons
    Où les nuages s’amassent,
    D’un pas léger les Saisons
    Passent.

    L’Hiver frileux et subtil,
    Parmi son pâle cortège,
    Est blanc comme un lys, quand il
    Neige.

    Le Printemps, dans les palais
    Sous ses fleurs cache les marbres,
    Et pose des nids dans les
    Arbres.

    Sous les grands cieux triomphants,
    L’Été, plein d’apothéoses,
    Dore les fronts des enfants
    Roses;

    Et le rouge Automne, cher
    Au vendangeur, nous enseigne
    Par son raisin dont la chair
    Saigne.

    Théodore de Banville

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    Théodore de Banville

  • Lecture

    Lecture

    Oh! quelle volupté: Lire!
    Entendre, oubliant nos maux,
    Tous les frissons de la Lyre
    Exprimés avec des mots!

    Et regarder les estampes,
    Quand voltige et tremble un peu,
    Sur la blancheur de nos tempes,
    Le rose reflet du feu!

    Quelle joie: auprès de celle
    Dont le regard plein de jour
    Même dans l’ombre étincelle,
    Lire des strophes d’amour!

    Mais lire est plus doux encore,
    Lorsque le Temps envieux,
    Avec sa neige décore
    Notre front devenu vieux.

    Théodore de Banville

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  • La Ballade des Pauvres Gens

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  • Visages du 19e

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  • Théodore de Banville
    14 mars
    Théodore de Banville

    Étienne Jean Baptiste Claude Théodore Faullain de Banville, né le 14 mars 1823 à Moulins (Allier) et mort le 13 mars 1891 à Paris 6e arrondissement, est un poète, dramaturge et critique dramatique français.

    Célèbre pour les Odes funambulesques et les Exilés, il est surnommé «le poète du bonheur».

    Ami de Victor Hugo, de Charles Baudelaire et de Théophile Gautier, il est considéré dès son vivant comme l’un des plus éminents poètes de son époque. Il a notamment découvert le talent naissant d’Arthur Rimbaud.

    Théodore de Banville unit dans son œuvre le Romantisme et le Parnasse, dont il fut l’un des précurseurs. Il professait un amour exclusif de la beauté et la limpidité universelle de l’acte poétique, s’opposant à la fois à la poésie réaliste et à la dégénérescence du romantisme, contre lesquels il affirmait sa foi en la pureté de la création artistique.

    Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Théodore de Banville de Wikipédia en français (auteurs)

    TRIOLETS

    Moi, je regardais ce cou-là.
    Maintenant chantez, me dit Paule.
    Avec des mines d’Attila,
    Moi, je regardais ce cou-là.
    Puis, un peu de temps s’écoula…
    Qu’elle était blanche, son épaule !
    Moi, je regardais ce cou-là ;
    Maintenant chantez, me dit Paule.

    Décembre 1845

    Odes funambulesques, Alphonse Lemerre, 1874

    Image: Théodore de Banville (1823-1891) par Georges-Antoine Rochegrosse (1859-1938). Illustration dans la Revue illustrée (1886).

    Théodore de Banville

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