Né à Paris le 2 avril 1840, Émile Zola est un auteur phare de la seconde partie du XIX. siècle qui met au point les premières lignes de l’art naturaliste et qui connaîtra son heure de gloire avec la parution des Soirées de Médan en 1880. Il a en outre l’ambition de faire de son cycle romanesque les Rougon-Macquart, une véritable étude scientifique dès 1870 et qui se terminera en 1893. Le premier cycle commence avec La fortune des Rougon mais les premiers volumes n’ont pas de succès. Toute la structure de l’oeuvre est expliquée par la névrose d’Adelaïde Fouque dont le père a fini dans la démence et, qui après la mort de son mari Pierre Rougon, un simple domestique, prend pour amant un ivrogne, Antoine Macquart. La descendance est ainsi marquée par la double malédiction de la folie et de l’alcoolisme que l’on retrouve dans tous les volumes.

Zola souligne lors de son entreprise des Rougon-Macquart que son oeuvre diffère de son prédécesseur Balzac et de sa Comédie humaine. Il dit à ce propos :

« Mon oeuvre à moi sera tout autre chose. Le cadre en sera plus restreint. Je ne veux pas peindre la société contemporaine mais une seule famille en montrant le jeu de la race modifiée par le milieu. […] Ma grande affaire est d’être purement physiologiste. »

Zola veut en outre écrire des « romans expérimentaux » en soulignant que le romancier ne peut pas se contenter d’observer, il se doit aussi d’adopter une attitude scientifique en soumettant ses personnages à des situations diverses et voir comment ils vont réagir. Le romancier doit également se documenter. Par cette démarche, on constate rapidement que la démarche de Zola est loin d’être scientifique puisque cette dernière consiste à soumettre des théories dans le monde réel alors que Zola confronte ses théories à la fiction, le lieu d’expérience que tout romancier peut manipuler comme bon lui semble.

Deux autres cycles romanesques plus courts, Le cycle des trois villes (Lourdes, Rome, Paris) et les quatre évangiles (Fécondité, Travail, Vérité, Justice) prennent immédiatement la suite aux Rougon-Macquart.

Les dernières années de la vie de Zola sont marquées par le procès d’Alfred Dreyfus dans lequel il prend la défense d’un officier injustement condamné pour haute trahison. Zola fait paraître dans L’aurore en 1898 une lettre ouverte à Félix Faure, le président de la République, hostile à la révision du procès en commençant sa lettre par : « j‘accuse… ». Zola est condamné au nom de la raison d’État et doit s’exiler un an en Angleterre. Dreyfus sera finalement condamné une seconde fois puis gracié en 1899 et réhabilité en 1906.

Zola meurt en 1902 dans des circonstances tragiques, une asphyxie dont les origines sont indéterminées.

Biographie rédigée par CORINNE VOMSCHEID et publiée sous Licence de documentation libre (GFDL 1.2)

http://www.inlibroveritas.net/auteur369.html