Notice biographique

Né en 1860 à Montevideo de parents bretons.

Dès l’enfance il perd sa mère. Il est timide et maladif.

En 1881, il part à Berlin où il sera lecteur auprès de l’Impératrice Augusta.

Il s’initie aux ouvrages philosophiques de Schopenhauer[1], et sous l’influence de ce philosophe sa tristesse devient un pessimisme systématique.

En 1886, il rentre à Paris où il meurt l’année suivante.

Oeuvres

Complaintes (1885)
L’Imitation de Notre-Dame la Lune (1886)
Le Sanglot de la terre (1901)

Son intérêt

Laforgue est, avec Gustave Kahn[2], l’inventeur du vers libre[3].

Extrait

           L’Espace ?
           -Mon Coeur
           Y meurt
           Sans traces ...

En vérité, du haut des terrasses,
      Tout est bien sans coeur.

           La Femme ?
           -J’en sors,
           La mort
           Dans l’âme ...

En vérité, mieux ensemble on pâme
      Moins on est d’accord.

           Le Rêve ?
           -C’est bon
           Quand on
           L’achève ...

En vérité, la Vie est bien brève,
      Le Rêve bien long.

           Que faire
           Alors
           Du corps
           Qu’on gère ?

En vérité, ô mes ans, que faire
      De ce riche corps ?

           Ceci,
           Cela,
           Par-ci,
           Par-là ...

En vérité, en vérité, voilà.
Et pour le reste, que Tout m’ait en sa merci.

[1] philosophe allemand (1788-1860) du pessimisme.
[2] poète français (1859-1936) plus connu par ses doctrines et théories que par sa production littéraire.
[3] les vers n’ont pas le même nombre de syllabes.

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