Barbey d'Aurevilly

Barbey d'Aurevilly

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Jules Barbey d’Aurevilly naît à Saint-Sauveur-le-Vicomte (Manche) le 2 novembre 1808.
Issu d’une vieille famille normande de notables, catholique et monarchiste, il est élevé à Valognes dès 1818, par un oncle médecin, libéral et athée.

Il achève ses études à Paris en 1827, où il se lie avec Maurice Guérin, avant de poursuivre des études de droit à Caen de 1829 à 1833.

Il s’installe ensuite à Paris et tente de s’imposer dans le monde littéraire. En compagnie de Maurice Guérin, il fréquente les cercles, mène une vie désordonnée et adopte jusqu’à l’extrême la mode dandy, qu’il illustre en 1844 dans un essai intitulé du Dandysme et de George Brummel. Dans le même temps, il se rallie peu à peu aux monarchistes et s’affirme comme un catholique convaincu.

Comme il ne parvient pas à trouver son public, il se fait critique pour divers journaux dans lesquels il brille et se fait remarquer pour ses dons de polémistes et sa finesse d’esprit. Il se fait le défenseur des « prophètes du passé » dans un recueil d’études portant ce titre et publié en 1851, dans lequel il aborde l’œuvre de Chateaubriand, de Joseph de Maistre ou encore de Lamennais, tout en reconnaissant aussi la valeur de « modernes » tels que Stendhal ou Baudelaire. Il n’hésite pas à attaquer Hugo, auréolé de gloire, ni les Parnassiens ou plus tard Zola. Son œuvre critique, qui sera rassemblée sous le titre Les Hommes et les œuvres de 1860 à 1895, lui vaut le surnom de « connétable des lettres ».

Il poursuit également son œuvre romanesque, publiant Vellini ou Une vieille maîtresse en 1851, L’Ensorcelée (1854), Le Chevalier Des Touches (1864) et Un prêtre marié (1865). Son œuvre reste pourtant méconnue.

Le recueil Les Diaboliques, son chef d’œuvre, d’abord retiré des ventes en 1874 puis finalement publié en 1883, obtient un succès de scandale. L’œuvre lui vaut l’admiration d’un petit groupe d’écrivains, parmi lesquels les Goncourt et Léon Bloy. Il connaît un autre succès avec la publication en 1882 d’Une histoire sans nom.

Malade, il meurt le 23 avril 1889.

Biographie rédigée par Plume et publiée sous Licence de documentation libre (GFDL 1.2)
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    23 avril
    Barbey d’Aurevilly

    Barbey d'Aurevilly 03

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    Jules Amédée Barbey d’Aurevilly est un écrivain français, né le 2 novembre 1808 à Saint-Sauveur-le-Vicomte, en Normandie, mort le 23 avril 1889 à Paris. Surnommé le « Connétable des lettres », il a contribué à animer la vie littéraire française de la seconde moitié du XIXe siècle. Il a été à la fois romancier, nouvelliste, essayiste, poète, critique littéraire, journaliste, dandy, et polémiste.

    Né au sein d’une ancienne famille normande, Jules Barbey d’Aurevilly baigne dès son plus jeune âge dans les idées catholiques, monarchistes et contre-révolutionnaires. Un moment républicain et démocrate, Barbey finit, sous l’influence de Joseph de Maistre, par adhérer à un monarchisme intransigeant, méprisant les évolutions et les valeurs d’un siècle bourgeois. Il revient au catholicisme vers 1846 et se fait le défenseur acharné de l’ultramontanisme et de l’absolutisme, tout en menant une vie élégante et désordonnée de dandy. Il théorise d’ailleurs, avant Baudelaire, cette attitude de vie. Ses choix idéologiques nourriront une œuvre littéraire, d’une grande originalité, fortement marquée par la foi catholique et le péché.

    À côté de ses textes de polémiste, qui se caractérisent par une critique de la modernité, du positivisme ou des hypocrisies du parti catholique, on retient surtout, même s’ils ont eu une diffusion assez limitée, ses romans et nouvelles, mélangeant des éléments du romantisme, du fantastique (ou du surnaturalisme), du réalisme historique et du symbolisme décadent. Son œuvre dépeint les ravages de la passion charnelle (Une vieille maîtresse, 1851), filiale (Un prêtre marié, 1865 ; Une histoire sans nom, 1882), politique (Le Chevalier des Touches, 1864) ou mystique (L’Ensorcelée, 1855). Son œuvre la plus célèbre aujourd’hui est son recueil de nouvelles Les Diaboliques, paru tardivement en (1874), dans lesquelles l’insolite et la transgression, plongeant le lecteur dans un univers ambigu, ont valu à leur auteur d’être accusé d’immoralisme.

    Même si son œuvre a été saluée par Baudelaire, si plusieurs écrivains ont loué son talent extravagant, notamment à la fin de sa vie, Hugo, Flaubert ou Zola ne l’appréciaient pas. Ses « héritiers » sont Léon Bloy, Joris-Karl Huysmans, Octave Mirbeau ou Paul Bourget et sa vision du catholicisme a exercé une profonde influence sur l’œuvre de Bernanos.

    Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Jules Barbey d’Aurevilly de Wikipédia en français (auteurs)

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