Eugène Scribe

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On ne peut nier qu’Eugène Scribe (1791-1861) n’ait eu le goût du théâtre où il débutait à dix-neuf ans et qu’il fournit d’environ 350 pièces. Il y acquit un tour de main extraordinaire, comme plus tard Victorien Sardou. C’est notre premier grand vaudevilliste, ayant du succès à jet continu. Il n’a pas créé un type. Il n’a pas analysé un sentiment profond. Il n’a peut-être pas écrit une belle page. En revanche il a su agencer des pièces de toutes sortes pour en soutenir l’intérêt du début à la fin. Qu’il s’agisse des actes mouvementés et courts de sa première manière, de ses livrets d’opéra (la Dame blanche, etc)., des comédies qu’il donnait au Gymnase, des œuvres politico-historiques plus importantes de sa seconde manière, partout c’est la même plume à l’affût de la mode, y sacrifiant, et périssant avec elle. Le théâtre de Scribe comprend des comédies d’intrigues, de mœurs, et de caractères. Sa comédie d’intrigues est un chef-d’œuvre de complication (Bataille de Dames, Adrienne Lecouvreur (1849). Sa comédie de mœurs nous fait connaître la société entre 1825 et 1850.

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Eugène Scribe

Célèbre auteur dramatique français, né à Paris en 1791; reçu à l’Académie en 1834, mort en 1861. L’un des plus féconds écrivains de théâtre qui aient jamais existé, à lui seul ou avec des collaborateurs, il fournit près de cinq cents pièces à l’Opéra, à la Comédie française, à l’Opéra-Comique, au Gymnase.

Il réussit surtout dans le vaudeville pur (Le Solliciteur, La Demoiselle à marier, Le Mariage enfantin, Le Colonel, Le Confident, Une faute); dans la comédie (Une Chaîne, La Camaraderie, Le Verre d’eau, etc.), et dans le livret d’opéra (La Dame blanche, La Muette, Robert le Diable, La Juive, Les Huguenots, L’Ambassadrice, Le Domino noir, Le Prophète, L’Africaine). Il a été particulièrement le créateur ou plutôt l’importateur en France de la comédie moyenne, la petite comédie sentimentale.

Il se montra moins soucieux de peindre des hommes que d’approprier ses inventions au goût passager de son époque. Au lieu de descendre profondément dans la nature humaine, il en effleura seulement la surface. La souveraineté du bien-être matériel, c’est le pain quotidien de ses œuvres. Il y restreint l’effort et les désirs de tous ses personnages. Enfin le style fut toujours le point faible de cet intarissable producteur. Voilà les lacunes.

Voici maintenant les qualités. Nul ne posséda comme Scribe, ce mouvement d’esprit, cet agrément, cet enjouement, ce jeu de combinaisons inépuisables auxquels on reconnaissait tout de suite sa main. Il fait mouvoir ses pièces à l’aide d’une multitude de petits ressorts agencés avec une souplesse infinie. Il excelle à se tirer d’un mot de l’intrigue la plus compliquée après l’avoir nouée en deux ou trois scènes le plus dextrement du monde. Si l’on pouvait associer ces deux termes, on dirait de Scribe qu’il eut le génie du savoir-faire.

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