1946 Albert Camus, Paris




Notice biographique: Albert Camus (1913-1960).

Né en 1913 à Mondovi en Algérie.
Il a connu la misère dans un quartier populaire d’Alger après la mort de son père en 1914. Il a dû interrompre ses études à cause de la tuberculose.
Il a débuté dans le journalisme. Il a fait des voyages à travers l’Europe et, en 1938, il arrive en France où il s’engage dans la résistance.
En 1957, il reçoit le Prix Nobel de littérature pour avoir “mis en lumière les problèmes se posant de nos jours à la conscience des hommes”.
Il ne cesse de lutter en faveur des pauvres et des opprimés.
Il meurt en 1960 dans un banal accident de la route.

Oeuvres
Noces (1938)
L’Etranger (1942)
Le Mythe de Sisyphe (1942)
La Peste (1947)
Les Justes (1949) (théâtre)
La Chute (1956)

Son intérêt
Camus est considéré comme l’une des consciences les plus lucides de notre temps.
Dans ses oeuvres, il s’interroge sur le sens de la vie. Pour Camus, la vie n’est qu’un enchaînement d’actions banales qui n’ont pas de lien avec le destin de l’homme.
L’existence n’est qu’un chaos d’actes banals qui conduisent fatalement à la mort.
Mais Camus rejette le suicide comme réponse à cette absurdité. La solution est celle de la révolte. La révolte donnera à la vie sa grandeur et rendra l’homme libre. Du moment que l’homme connaît sa condition absurde il peut se passer de règles communes. Il est sa propre fin.
Après la deuxième guerre mondiale, Camus est devenu conscient des dangers de sa conception nihiliste. Il reste fidèle à l’idée de la révolte mais y ajoute une dimension humanitaire.
La vie telle quelle n’a pas de sens mais c’est l’homme qui doit lui donner un sens en s’engageant à améliorer la situation des autres. Ainsi, l’homme ne sera plus un étranger mais un être social qui lutte contre le mal.

Son style
La langue de Camus est sobre, ses symboles sont simples et clairs.
Il construit logiquement ses récits et les multiples intrigues secondaires ne nuisent jamais à la clarté de l’ensemble.

L’Etranger (1942)
C’est sans doute le récit le plus lu et le plus commenté des oeuvres de Camus.
Camus met en scène un héros-narrateur, Meursault, qui raconte sa propre existence médiocre comme employé de bureau à Alger.
Il vit dans une étrange indifférence. Il se comporte comme si la vie n’avait pas de sens.
Le roman se compose de deux parties.
La première partie se termine par le meurtre de L’Arabe. C’est un récit au jour le jour, sans réelle indication de temps. Les moments se succèdent.
L’auteur les rend dans de courtes phrases au passé composé qui suggèrent leur discontinuité absurde.
Dans la deuxième partie, Meursault est en prison. Il y a une grande opposition entre l’abus de mots par les juges et les silences obstinés du héros qui se sent innocent.

La Peste (1947)
Camus s’imagine qu’une épidémie de peste a frappé la ville d’Oran en Algérie. A travers le journal du Docteur Rieux, il nous fait assister à cette tragédie du début jusqu’à la fin.
C’est un récit à la fois réaliste et mythique où la peste symbolise l’existence du mal contre lequel l’homme doit se révolter tout en sachant qu’on ne pourra jamais l’anéantir.
Le récit se situe à plusieurs niveaux.
C’est d’abord la chronique d’une épidémie écrite par un médecin. C’est aussi le récit d’un psychologue qui analyse les réactions individuelles et collectives.
C’est aussi le récit d’un moraliste qui montre que dans le malheur on apprend la solidarité.


Creative Commons License
Op bovenstaand artikel is een Creative Commons Licentie ‘Naamsvermelding – Niet-Commercieel – Gelijk Delen 2.0’ van toepassing. Deze licentievorm maakt gratis gebruik in een onderwijscontext (non-profit) mogelijk.
Auteursrechten van dit artikel.



LA PESTE

La mort des rats

Un jour d’avril à Oran, en Algérie, le docteur Rieux découvre un rat mort sur son palier. Très vite, le nombre de rats qui remontent à la surface pour mourir se multiplie et les rues de la ville sont bientôt submergées de tas informes de rats morts. Les autorités décident de les incinérer. Mais subitement, plus aucun rat ne vient mourir dans les rues.

Les cas humains

Le concierge de l’immeuble du docteur Rieux tombe malade, et, malgré les soins du médecin, il meurt d’une maladie mystérieuse. Grand, un employé de mairie, vient voir le docteur Rieux car les morts de cette mystérieuse maladie se multiplient. À la fin de la première partie, les autorités, après bien des hésitations, se décident à fermer la ville et l’isoler pour empêcher la maladie, qui semblerait être la peste, de se propager. Rambert, un journaliste, fait tout pour regagner Paris où se trouve sa compagne. Cottard, qui avait tenté de se suicider, semble éprouver du plaisir dans le malheur des habitants d’Oran. Grand essaie d’écrire un livre. Tarrou, étranger à la ville, écrit sa propre chronique du fléau, et devient le collègue du docteur Rieux.

L’épidémie

Le père Paneloux voit dans l’épidémie tout ce qui suit, sauf une grâce qui permet aux hommes de faire des actes de charité. Dans la ville, avec l’arrivée de l’été, les crimes se multiplient mais les habitants s’habituent aux ravages de l’épidémie. À l’approche de l’automne, Rambert rejoint Rieux et Tarrou dans leur lutte acharnée contre la peste. Plus tard, on assiste à l’agonie d’un jeune enfant, une mort et une souffrance atroce qui provoque chez Paneloux une crise de conscience et de foi plus forte que jamais. Tarrou et Rieux, qui luttent ensemble et sans relâche contre l’épidémie, décident de se reposer un peu.

La fin de la peste

En janvier, la peste régresse, et Castel fait des progrès incroyables avec son vaccin.

Source: Wikipedia
Creative Commons Licentie


  • Albert Camus – Le Malentendu

    Image


    Albert Camus – Le Malentendu

    Analyse de la pièce

    Après vingt ans d’absence et de silence, un homme revient dans un petit village de Bohême où sa mère et sa sœur tiennent une auberge. Il espère ainsi retrouver sa patrie. Mais il ne veut pas se faire reconnaître. Il veut qu’on le reconnaisse sans qu’il ait à dire : «C’est moi !». La seule question est de savoir si cela est possible, s’il existe une patrie pour le cœur des hommes, et enfin, comme il le dit lui-même « si oui ou non, il a raison d’avoir ces rêves ». La réponse lui sera justement donnée sous la forme du oui ou du non.

    Cette pièce, qui se place seulement sur le plan tragique, répugne à toute théorie. Cependant, s’il fallait absolument que l’auteur ait une pensée, elle serait celle-ci: L’homme porte en lui une part d’illusions et de malentendu, c’est celle qui doit être tuée. Mais c’est un sacrifice qui libère une autre part de lui-même, la meilleure, qui est celle de la révolte et de la liberté.

    Source

    Albert Camus

  • Albert Camus – Caligula

    Image

    Albert Camus – Caligula

    L’Auteur vous parle

    Caligula, prince relativement aimable jusque-là, s’aperçoit à la mort de Drusilla, sa sœur et sa maîtresse, que le monde tel qu’il va n’est pas satisfaisant. Dès lors, obsédé d’impossible, empoisonné de mépris et d’horreur, il tente d’exercer, par le meurtre et la perversion systématique de toutes les valeurs, une liberté dont il découvrira pour finir qu’elle n’est pas la bonne. Il récuse l’amitié et l’amour, la simple solidarité humaine, le bien et le mal. Il prend au mot ceux qui l’entourent, il les force à la logique, il nivelle tout autour de lui par la force de son refus et par la rage de destruction ou l’entraîne sa passion de vivre.

    Mais si sa vérité est de nier les dieux, son erreur est de nier les hommes. On ne peut tout détruire sans se détruire soi-même. C’est pourquoi Caligula dépeuple le monde autour de lui et, fidèle à sa logique, fait ce qu’il faut pour armer contre lui ceux qui finiront par le tuer. Caligula est l’histoire d’un suicide supérieur. C’est l’histoire de la plus humaine et de la plus tragique des erreurs. Infidèle à l’homme, par fidélité à lui-même, Caligula consent à mourir pour avoir compris qu’aucun être ne peut se sauver tout seul et qu’on ne peut être libre contre les autres hommes. Mais il aura du moins tiré quelques âmes, dont celle de son ami Scipion et la sienne, du sommeil sans rêves de la médiocrité.

    Source

    Image

    Albert Camus

  • Citation Albert Camus

    Albert Camus citation 01

  • Citation – Albert Camus

    Albert Camus citation 02

  • CAMUS Albert, Le malentendu

    le_malentendu
    Acte premier
    La mère et Martha parlent d’un voyageur qui va revenir, et qu’elles vont tuer. Elles veulent ainsi réaliser leur rêve: aller vivre près de la mer et y trouver le bonheur. – Jan et son épouse Maria entrent dans l’auberge mais n’y rencontrent personne. Jan est l’enfant prodigue de la famille, qui revient après 20 auprès de sa mère et de sa soeur, dont il se sent responsable, et qu’il veut rendre heureuses. Il veut être reconnu des femmes sans avoir dévoilé son identité. – Quand Jan est accueilli par les deux femmes, il donne un faux nom. Il tâche de faire la connaissance des femmes, mais Martha refuse de le laisser entrer dans leur intimité. Jan a les meilleures intentions, mais il n’est pas compris parce qu’il ne dit pas la vérité. – La mère hésite à tuer le voyageur, mais Marthe s’emploie à l’y convaincre.

    Acte second
    Jan révèle à Martha d’où il vient. En ranimant ainsi chez Martha le désir de vivre près de la mer, il signe son arrêt de mort. Martha, en effet, hésitait aussi, mais maintenant elle ne pense qu’à précipiter la réalisation de son rêve. – Réflexions de Jan, qui sent monter en lui une angoisse ancienne. – Martha apporte le the émpoisonné, qui contient un somnifère fatal. – Jan boit. – La mère, qui voulait empêcher son fils de boire, arrive trop tard. – Jan tombe sur son lit, saisi par un sommeil dont il ne s’éveillera plus. – Discussion entre Martha et la mère.

    Acte troisième
    C’en est fait. Martha et la mère se préparent à partir lorsque le vieux domestique leur remet le passeport de Jan. Maintenant que l’identité de leur victime leur est révélée, la mère décide de se suicider. Martha s’y oppose: la mère n’a pas le droit de priver sa fille des jouissances de la vie que Jan a déjà connues. Finalement Martha se résigne et la mère va se noyer dans la rivière, près de son fils. – Plainte de Martha. – Maria découvre l’affreuse vérité. Martha et Maria se querellent. Martha semble dure, insensible aux passions humaines qu’elle déteste, mais elle finit aussi par aller se suicider dans sa chambre. – Maria supplie Dieu de l’aider. – Apparaît le vieux domestique qui prononce sa première réplique: il refuse d’aider Maria. La pièce se termine par le mot « non ».

  • CAMUS Albert, La chute

    La ChuteLa Chute est un roman d’Albert Camus publié à Paris chez Gallimard en 1956, découpé en six parties non numérotées. Camus y écrit la confession d’un homme à un autre, dans un bar d’Amsterdam. Le roman devait primitivement être intégré au recueil L’Exil et le Royaume qui sera publié en 1957 et qui constitue la dernière œuvre « littéraire » publiée par Camus.

    La particularité de ce roman tient au fait que l’homme qui se confesse est le seul à parler, durant tout l’ouvrage. Le choix de cette focalisation, qu’on trouvait déjà, 14 ans plus tôt, dans L’Étranger, implique que le lecteur ne dispose d’aucune information extérieure dispensée par un narrateur omniscient. Il se trouve ainsi enfermé dans un point de vue unique, ce qui, dans le cas de ce roman, contribue à établir la situation de « malconfort » par laquelle le héros-auteur se définit lui-même. L’ambiance très sombre et déshumanisée dont s’imprègne cette confession contribue également à la singularité de ce récit.

    Résumé

    Jean-Baptiste Clamence, juge-pénitent tel qu’il se définit lui-même, est un ancien avocat parisien, désormais domicilié à Amsterdam depuis une série d’évènements qui ont bouleversé sa vie. Homme de la petite bourgeoisie française, avocat de profession, au talent d’orateur et de charmeur prononcé, il nage pendant ses jeunes années dans un nuage de gloire, de femmes et de beaux discours. Le début du récit relate la perception que Clamence avait de lui-même en ces années glorieuses: le personnage apparaît comme aveuglé par un amour immodéré de soi.

    Mais tout change rapidement pour Jean-Baptiste Clamence lorsqu’il n’apporte aucun secours à une jeune femme sur le point de se noyer, sous un pont de Paris. Dès lors débute sa «chute» : il prend lentement conscience de l’inanité de son comportement passé, qui lui devient très vite de plus en plus insupportable. Tentant de se réfugier dans le vice, il est néanmoins rattrapé inexorablement par son passé.

    Au fur et à mesure de sa prise de conscience, Clamence finit par se remémorer les évènements noirs de son passé: condamnation à mort d’un camarade prisonnier dans un camp de concentration en Afrique du Nord, abus immodéré et égoïste de l’amour des femmes envers lui… Confronté à ses souvenirs, de plus en plus insoutenables, Clamence quitte Paris vers les bas-quartiers d’Amsterdam, où l’accusation sans vergogne qu’il fait de lui-même devant ses clients se transforme en miroir pour l’homme, et où l’homme lui-même prend conscience de ses propres fautes et acquiert ce que Clamence qualifie de «liberté».

    Mise en accusation universelle de l’humanité, portrait dégradant de l’homme moderne à travers un récit à la forme particulière, le personnage de Camus, Jean-Baptiste Clamence, devient le Jean le Baptiste du récit biblique transposé en homme moderne, prêchant seul dans le désert sa doctrine particulière (clamans en latin signifiant criant, Jean-Baptiste criant dans le désert), et initiant de nouveaux fidèles à celle-ci.

    Cette œuvre à l’atmosphère dramatique nous plonge dans une façon de vivre fondamentale, propre au narrateur. Son indifférence face au suicide d’une jeune fille un soir de promenade a poussé ce brillant avocat à un questionnement au plus profond de la conscience humaine et cela pousse irrémédiablement à réfléchir aux raisons qui obligent les hommes à arpenter une vie sans en explorer le sens ou la vérité. Cette vérité est le résultat des jugements que l’on peut porter, sur les autres ou sur soi-même, lorsqu’on se rend compte de ses fautes.

    Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article La Chute (roman) de Wikipédia en français (auteurs)

Albert Camus, Un écrivain français d’Algérie



Publicités