André Gide
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André Gide (1869-1951)

André GideNotice biographique

Né à Paris en 1869 dans une famille mi protestante, mi catholique. Il éprouve très tôt l’angoisse de ne pas être comme les autres. Grâce à sa fortune il ne doit pas exercer un métier et peut s’adonner à la littérature sans avoir des soucis matériels. Comme ami de Pierre de Louÿs et de Paul Valéry (cf. 9, 6) il entre dans le monde du symbolisme et prend pour ses premières publications le nom d’un de ses personnages : André Walter.

La Porte Etroite, publiée en 1909, est le premier récit dont s’occupe la critique. Il est l’un des fondateurs de la Nouvelle Revue Française. En 1914, Les Caves du Vatican établit tout à coup la notoriété de Gide mais il s’impose le silence. Durant la guerre, il se dévoue à des oeuvres de bienfaisance et il se détourne définitivement du catholicisme dont il se libère dans La Symphonie Pastorale (1919). La hardiesse de ses oeuvres suivantes et l’attrait du scandale font que la totalité de ses oeuvres a été mise à l’Index.

En 1947, il reçoit le Prix Nobel de Littérature. En mourant en 1951, il laisse un journal intime sincère : Et nunc manet in te.

Oeuvres

Les Cahiers d’André Walter (1891)
Prétextes (1903)
La Porte Etroite (1909)
Les Caves du Vatican (1914)
La Symphonie Pastorale (1919)
Les Faux Monnayeurs (1925)

Son art

Tous les genres sont présents dans l’oeuvre très diverse de Gide qui comprend plus de 60 titres. L’unité de l’oeuvre réside dans la présence perpétuelle de l’auteur qui a toujours parlé de lui même. De tous ces aveux et propositions morales on a, déjà du vivant de l’auteur, tiré une doctrine de vie qu’on a appelé le gidisme : l’esprit veut se libérer de tout dogmatisme, il semble toujours tout mettre en question. Le vocabulaire très étudié de Gide contient beaucoup de néologismes.

La Porte Etroite (1909)

C’est l’histoire d’Alissa et de son cousin Jérôme qui, unis de liens d’amitié enfantine et de dévouement, se sentent unis par un pacte mystique. Un jour, ils sont frappés par une lecture de l’Evangile de Saint-Luc au Temple : “Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car la porte large et le chemin spacieux mènent à la perdition.”
Ils ont pensé tous les deux : je serai de ceux là. Alissa s’efforce de se faire oublier de Jérôme. Son désir de sainteté lui dicte le renoncement à cet amour, pourtant réciproque.

Les Caves du Vatican (1914)

Ce roman est plutôt un conte philosophique qui fait naître la réflexion sur plusieurs problèmes. C’est aussi une parfaite réalisation de la sotie dans le sens gidien : un récit arbitraire et volontiers bouffon d’une composition moins linéaire que ses récits.
C’est l’histoire d’Amedée Fleurissoire, un personnage grotesque qui veut délivrer le pape qui, selon les rumeurs, aurait été enlevé par les francs maçons et de Lafcadio, un jeune anarchiste, libéré de toutes les contraintes morales. Pour affirmer cette liberté totale, il commettra un acte gratuit : précipiter Fleurissoire par la porte du train.

La Symphonie Pastorale (1919)

Lors de la parution en 1919, le public s’étonne de voir un récit sérieux et pathétique comme successeur des Caves du Vatican.
Dans ce récit, Gide se montre assailli pour le rousseauisme : il y a un accord parfait entre le paysage et les personnages et la petite Gertrude est un vrai enfant de la nature.

La petite Gertrude est aveugle et on l’a abandonnée.
Un soir, elle est recueillie par le Pasteur. Ce dernier est marié et a des enfants. Il va s’occuper de la jeune fille, l’instruire et l’éduquer. Après des années il s’aperçoit qu’il éprouve de l’amour pour sa pupille et il cherche à se convaincre que ce sentiment pur ne peut être un péché. Il relit l’Evangile et n’y trouve aucune interdiction de son amour.
Le désastre familial et le scandale en sont les conséquences.
Lorsqu’elle a recouvert la vue, la jeune fille se rend compte de ce qu’elle a causé dans la famille du Pasteur. Elle découvre également que ce n’est pas le Pasteur qu’elle aime mais son fils aîné Jacques. Elle ne peut pas vivre avec ces révélations et se jette dans le torrent. Elle meurt. Jacques se convertit au catholicisme et entre dans les ordres par réaction contre son père.
Le Pasteur ne peut plus prier.

Les Faux-Monnayeurs (1925)

C’est la seule de ses oeuvres de fiction que Gide ait appelé roman. Ce roman reprend le problème de la création littéraire que le poète avait déjà abordé dans Paludes en 1895.
Edouard est un écrivain qui tient un journal du roman qu’il veut écrire et qui portera le titre allégorique et moral de Faux Monnayeurs. Autour de cet écrivain évoluent différents personnages : son neveu Olivier Molinier et son ami Bernard Profitendieu et Boris, petit-fils d’un vieux pianiste qui n’a plus d’autre idéal qu’enfin connaître ce dernier.
Au collège, Boris entre dans une bande “Les Hommes Forts”. Ceux-ci ont imaginé de tirer au sort le nom de celui, qui, pour être digne de leur estime, se suiciderait. Malheureusement une balle est restée dans le pistolet que la bande pensait non chargé.


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André Gide - Paul Albert Laurens - 1924

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