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Guillaume APOLLINAIRE (1880-1918)

Guillaume Apollinaire

Guillaume Apollinaire
Notice biographique.
Né à Rome en 1880 comme enfant naturel d’une jeune fille aventureuse, d’origine slave, Angelica Kostrowitzky, et un officier italien, Guillelmus-Apollinaris-Albertus est entraîné par sa mère dans les grandes villes comme Nice, Cannes et Monaco. Ses études en souffrent et lui ont appris peu de choses à part un immense intérêt pour la littérature.
Il commence à écrire lui-même et trouve son pseudonyme à l’âge de 18 ans.
A 20 ans, il commence à travailler comme employé, comme précepteur, comme répétiteur…
Il fréquente les milieux artistiques et rencontre e.a. Picasso avec qui il défend le cubisme.
Il rencontre également Marie Laurencin avec qui il poursuivra une liaison jusqu’en 1912.
A partir de 1913, il est le poète d’Alcools et participe à toutes les nouveautés.
En 1914, il est volontaire de guerre.
Il est blessé à la tête en 1916, et, affaibli par cette blessure, il succombe en 1918 dans une épidémie de grippe

Oeuvres
Alcools (1913)
Calligrammes (1918)

Son intérêt
Ce n’est qu’après 1945 qu’Apollinaire a trouvé sa place dans la première moitié du siècle.
Il n’a nullement exposé sa doctrine littéraire mais c’est lui qui a orienté le symbolisme vers le surréalisme dont il est le précurseur.

Son style
Au début de sa carrière, rien ne le distingue de ses contemporains. Mais il est toujours à la recherche de l’originalité.
A partir d’Alcools il va à la recherche d’innovations poétiques et il entend libérer la littérature des formules traditionnelles.
Il veut renouveler les thèmes traditionnels de l’amour et de la nature par une originalité de forme et de fond.
Il condamne la ponctuation et se livre à des recherches verbales. Il pose que la poésie et la peinture doivent employer la même technique.

Alcools (1913)
Le recueil est composé de textes, écrits entre 1898 et 1912, dont certains avaient déjà été publiés dans diverses revues.
Au cours de la correction des épreuves, le poète a supprimé toute ponctuation. C’est un fait important pour sa généralisation quoique le procédé ait déjà été utilisé par Mallarmé.

LE PONT MIRABEAU

(Le poème lu par l’auteur)

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine.
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

(Le poème lu pour audiocité.net)

Calligrammes (1918)
Dans ce recueil, dont le sous-titre est Poèmes de la Paix et de la Guerre, Apollinaire confirme son goût pour les nouveautés.
On y trouve des poèmes-conversations composés parfois de bribes de dialogues saisies dans la rumeur d’un café.
On y trouve aussi des idéogrammes lyriques, dont le premier Lettre-Océan a été publié en 1914. Il y dispose les mots de telle façon qu’ils forment un dessin en rapport avec l’objet ou le thème traités (cf. extrait).
Apollinaire a voulu exploiter les possibilités figuratives du vers et ceci en accord avec la peinture de son temps.
Les meilleurs Calligrammes sont ceux qui réunissent la facilité de la lecture et la grâce symbolique du dessin.


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Guillaume Apollinaire
Guillaume Wilhelm-Apollinaris de Kostrowitzky naît à Rome le 26 août 1880.

Fils d’une polonaise et enfant putatif d’un officier italien, il passe son enfance en Italie, jusqu’en 1887. Son demi-frère, Eugenio, est né en 1882. Après cette date, la famille part s’installer à Monaco. Sa mère gagne sans doute sa vie comme entraîneuse de casino.

Durant ses années de lycée, il écrit des poèmes sous le pseudonyme de Guillaume Macabre. Il échoue au baccalauréat, et renonce à se représenter. Il lit beaucoup et veut devenir journaliste.
En 1899, la famille s’installe à Paris. C’est là qu’il trouve son nouveau pseudonyme, Guillaume Apollinaire. En juillet, Apollinaire et son frère se retrouvent dans la bourgade de Stavelot. C’est là qu’il ébauche son recueil L’Enchanteur pourrissant.

En 1901, il publie trois poèmes dans la revue La Grande France. Il devient précepteur, ce qui l’amène en Rhénanie, où il s’éprend d’une gouvernante anglaise, Annie Playden. Il voyage à travers l’Allemagne. Éconduit par Annie, il rentre en France, où il collabore à différentes revues.

En 1903, il rencontre Alfred Jarry et André Salmon, avec qui il fonde une revue, le Festin d’Ésope. Il se fait employé de banque et ébauche « La Chanson du mal aimé ». Il rejoint Annie à Londres, à deux reprises, mais rentre seul chaque fois.

En janvier 1905, il rencontre Picasso et Max Jacob ; il fait partie des habitués du Bateau-lavoir. Pendant ce temps, Annie a quitté l’Angleterre pour les États-Unis. Abattu, Apollinaire achève « La Chanson du mal aimé ».

En 1907, il publie une nouvelle érotique, Les Onze Mille Verges. Il rencontre Marie Laurencin, son inspiration revient. Il se décide à vivre de sa plume, et commence à se faire connaître en tant que critique d’art, écrivant sur Braque ou le Douanier Rousseau.

En 1909, il se rapproche de Marie Laurencin. Il prononce plusieurs conférences, au cours desquelles il défend les poètes nouveaux. Il publie enfin « La Chanson du mal aimé », dans le Mercure de France, puis L’Enchanteur pourrissant en novembre.

En 1911, il publie un recueil, Le Bestiaire ou cortège d’Orphée, illustrés de gravures sur bois. La même année, il est accusé de complicité dans l’affaire de vol des statuettes ibériques du Louvre. Emprisonné, il écrit des poèmes pour son futur recueil Alcools. Attaqué par la presse xénophobe, il est finalement mis complètement hors de cause.

En juin 1912, Marie Laurencin le quitte au terme d’une relation tumultueuse. À l’automne, il rencontre Balaise Cendrars, arrivé fraichement à Paris. Il défend les peintres cubistes.
En avril 1913, il publie Alcools. En juin, il publie un premier idéogramme.

Le 27 septembre 1914, il rencontre Louise Coligny-Châtillon, qu’il cherche à séduire. Il lui envoie des poèmes et la surnomme Lou. Le 4 décembre, il s’engage volontairement dans l’armée française. Le 6 décembre, il est en garnison à Nîmes et écrit ses Poèmes à Lou et ses Lettres à Lou. Lou le rejoint pour une semaine.

Les 27 et 28 mars 1915, il passe sa dernière permission avec Lou. Ils rompent, mais restent amis. Il part pour le front. En septembre, il participe à l’offensive de Champagne qui coûtera son bras droit à Cendrars.

Le 9 mars 1916, il est naturalisé français. Le 17 mars, il est blessé d’un éclat d’obus à la tempe droite. Il doit subir une trépanation. Il reçoit une citation à l’ordre de la Croix de guerre. En octobre, il publie le Poète assassiné.

En 1917, il entre en contact avec André Breton et Philippe Soupault. Il emploie le terme « surréaliste » qui sera repris plus tard par Breton. Il publie « Vitam impendere amori », et fait la connaissance de Jacqueline Kolb.

En avril 1918, il publie Caligrammes.
Il meurt le 9 novembre de la grippe espagnole, qui ravage l’Europe. Il est inhumé le 13 novembre au Père-Lachaise. Il est déclaré « Mort pour la France ».

Biographie rédigée par Plume et publiée sous Licence de documentation libre (GFDL 1.2)

http://www.inlibroveritas.net/auteur1995.html

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Liens

TV-Livre: De kat van Apollinaire

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