Marcel Proust
Marcel Proust

Le principal trait de mon caractère.
Le besoin d’être aimé et, pour préciser, le besoin d’être caressé et gâté bien plus que le besoin d’être admiré.

La qualité que je désire chez un homme.
Des charmes féminins.

La qualité que je préfère chez une femme.
Des vertus d’homme et la franchise dans la camaraderie.

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis.
D’être tendre pour moi, si leur personne est assez exquise pour donner un grand prix à leur tendresse.

Mon principal défaut.
Ne pas savoir, ne pas pouvoir « vouloir ».

Mon occupation préférée.
Aimer.

Mon rêve de bonheur.
J’ai peur qu’il ne soit pas assez élevé, je n’ose pas le dire, j’ai peur de le détruire en le disant.

Quel serait mon plus grand malheur.
Ne pas avoir connu ma mère ni ma grand-mère.

Ce que je voudrais être.
Moi, comme les gens que j’admire me voudraient.

Le pays où je désirerais vivre.
Celui où certaines choses que je voudrais se réaliseraient comme par un enchantement et où les tendresses seraient toujours partagées.

La couleur que je préfère.
La beauté n’est pas dans les couleurs, mais dans leur harmonie.

La fleur que j’aime.
La sienne- et après, toutes.

L’oiseau que je préfère.
L’hirondelle.

Mes auteurs favoris en prose.
Aujourd’hui Anatole France et Pierre Loti.

Mes poètes préférés.
Baudelaire et Alfred de Vigny.

Mes héros dans la fiction.
Hamlet.

Mes héroïnes favorites dans la fiction.
Bérénice.

Mes compositeurs préférés.
Beethoven, Wagner, Schumann.

Mes peintres favoris.
Léonard de Vinci, Rembrandt.

Mes héros dans la vie réelle.
M. Darlu, M. Boutroux.

Mes héroïnes dans l’histoire.
Cléopâtre.

Mes noms favoris.
Je n’en ai qu’un à la fois.

Ce que je déteste par-dessus tout.
Ce qu’il y a de mal en moi.

Caractères historiques que je méprise le plus.
Je ne suis pas assez instruit.

Le fait militaire que j’admire le plus.
Mon volontariat !

La réforme que j’estime le plus.

Le don de la nature que je voudrais avoir.
La volonté, et des séductions.

Comment j’aimerais mourir.
Meilleur – et aimé.

L’état présent de mon esprit.
L’ennui d’avoir pensé à moi pour répondre à toutes ces questions.

Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence.
Celles que je comprends.

Ma devise.
J’aurais trop peur qu’elle ne me porte malheur.

(copyleft 2003 vulgum.org)