Dai Sijie est un cinéaste et romancier chinois né en 1954, à Putian dans le Fujian1, en Chine. Dai Sijie vit en France depuis 1984.

Il est principalement connu pour ses romans Balzac et la Petite Tailleuse chinoise et Le Complexe de Di qui reçut le prix Femina en 2003. Il fait ses études primaires jusqu’à l’âge de douze ans et entre au collège en 1969. Pendant la révolution culturelle (de 1966 à 1976) ses parents, médecins dits «bourgeois réactionnaires» sont mis en prison. Il est envoyé en 1971 dans un camp de rééducation dans un village très difficile d’accès dans les montagnes de la province du Sichuan. En 1974, Dai est autorisé à retourner chez lui. Cette expérience lui servira plus tard d’inspiration pour Balzac et la petite tailleuse chinoise (2000).

Dai est employé dans un lycée de province. À la mort de Mao Zedong, en 1976, il entre à l’université de Pékin pour y prendre des cours sur l’histoire de l’art chinois. Il reçoit sur concours une bourse pour partir à l’étranger et il choisit de partir étudier en France (1984) à l’Institut des hautes études cinématographiques.

Il s’installe alors en France et y fait des études de cinéma à l’IDHEC. Son premier long métrage, Chine ma douleur (1989), remporte le prix Jean-Vigo. Il est tourné en France en raison de l’interdiction de tournage en Chine (selon les autorités chinoises le film revêtait un caractère subversif).

Contenu (texte) soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Dai Sijie de Wikipédia en français (auteurs)


Balzac et la Petite Tailleuse chinoise est le premier roman de l’écrivain franco-chinois Dai Sijie, paru en 2000 aux éditions Gallimard et en collection Folio.

Écrit en français, le livre a été traduit en plus de 25 langues, incluant le chinois, malgré la position délicate de la Chine vis-à-vis de cette période de son histoire.

Il faut savoir que ce roman se déroule en Chine, à l’époque de la révolution culturelle de Mao Zedong qui impose sa dictature.

L’histoire se déroule dans la montagne du Phénix du Ciel dans la province du Sichuan durant les années de la Révolution culturelle en Chine. Deux amis de 17 et 18 ans, se connaissant depuis l’enfance, sont envoyés en rééducation en 1971, car ils sont considérés comme des « intellectuels ». Le narrateur a 17 ans au début du récit, et est plutôt réservé. Son père était pneumologue avant de partir en rééducation et sa mère spécialiste des maladies parasitaires. Il joue du violon, son instrument a une grande importance pour lui et lui permet de s’évader loin de ses soucis. Son meilleur ami se prénomme Luo, il était son voisin de palier avant leur départ pour la rééducation. Luo, beaucoup moins timide, a 18 ans au début du récit, et est également issu du milieu médical : son père, dentiste, a soigné les dents de Mao Zedong, de sa femme, et du président de Chine avant le coup d’Etat de Mao. Cela lui coûte, ainsi qu’à toute sa famille, d’être « ennemi du peuple ». Luo étant un bon conteur, raconte toutes sortes d’histoires au chef du village, et surtout les films que ce dernier leur demande d’aller voir en ville.

Un jour Luo part au village voisin pour faire rallonger son pantalon par un célèbre tailleur de la montagne, mais il tombe sur sa fille, surnommée la « petite tailleuse ». La rencontre de la fille du tailleur apporte un rayon de soleil dans leur existence. Cette jeune fille est considérée comme la plus belle de la montagne, pleine de vie mais sans aucune instruction. Tous deux en tombent immédiatement amoureux. Luo devient l’amant de la petite tailleuse, il la déflore et le narrateur garde pour lui son secret, par loyauté pour son ami.

Pour service rendu, le Binoclard, un autre garçon lui aussi en rééducation dans un village voisin, prête aux deux amis Ursule Mirouët, un roman de Balzac. Fascinés, les deux amis volent toute la valise de livres interdits du Binoclard, valise contenant les romans des plus grands auteurs occidentaux du XIXe siècle. Luo fait alors un serment : « Avec ces livres, je transformerai la Petite Tailleuse. Elle ne sera plus jamais une simple montagnarde ». Peu à peu, la lecture de l’œuvre de Balzac, en particulier, transforme la jeune fille qui devient une femme épanouie, désireuse de découvrir la vie par elle-même. Les livres l’ont totalement transformée et ce n’est plus une innocente paysanne qui déclare: « Balzac m’a fait comprendre une chose : la beauté d’une femme est un trésor qui n’a pas de prix ».

À la fin de l’histoire la petite tailleuse s’en va : les livres l’ont changée et l’ont rendue désireuse de partir en ville, au regret du narrateur et de son ami Luo. Dégoûtés, ils brûlent tous les livres, qui sont la cause du départ de celle qu’ils aiment, la Petite Tailleuse.

Une adaptation cinématographique, également intitulée Balzac et la Petite Tailleuse chinoise, est sortie en 2002. Le film est réalisé par Dai Sijie lui-même, avec l’aide de plusieurs cinéastes. Bien que le livre ait été écrit en français, le film est joué en chinois par les acteurs. Il a été tourné dans les montagnes de Zhangjiajie, dans la province natale de Mao, le Hunan. Les plans en ville ont été faits dans la ville ancienne de Fenghuang (le Phénix). Ce film a été diffusé dans de nombreux pays tels que la France et la Chine, où il fut autorisé après quelques modifications, dues à la censure chinoise.

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Le film: Balzac et la Petite Tailleuse chinoise


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