Dans les cérémonies du culte catholique, des parties « dramatisées » étaient introduites: on jouait certaines scènes de la Bible.

Peu à peu, le théâtre devient plus profane, tout en gardant son objectif édifiant et son contenu religieux. On va quitter l’église pour jouer les pièces sur le parvis.
Exemple: Le Jeu d’Adam (XIIe siècle).

Au 13e et 14e siècles, les pièces appelées miracles mettent sur scène des miracles attribués à des saints.
Exemple: Le miracle de Théophile du poète Rutebeuf, où la Sainte Vierge réussit à sauver un prêtre d’entre les mains du diable.

Les mystères (14e et 15e siècles) présentent des épisodes de l’histoire sainte. Ces pièces étaient d’une certaine longueur, certaines étaient jouées pendant plusieurs journées consécutives.
Exemple: Le mystère de la Passion.

Peu à peu se développe aussi un théâtre populaire, d’inspiration comique: les farces.
Exemple: La farce de maître Pathelin (15e siècle).


Théâtre
Le théâtre au moyen âge


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Le théâtre médiéval

Les origines du théâtre religieux remontent aux offices liturgiques et aux fêtes des saints.

La foi s’extériorise dans les cérémonies religieuses : pour les grandes fêtes, le culte est illustré par des scènes de l’Ancien ou du Nouveau Testament, en latin et en prose d’abord, plus tard en français et en vers. Ainsi le peuple participe d’une façon plus active.

L’illustration des événements religieux devient un spectacle de plus en plus grandiose au point même de troubler l’office de sorte que le clergé le fait représenter sous le porche de l’église ou sur la place publique.

Les acteurs, d’abord prêtres ou clercs, ont plus tard été remplacés par des laïques.

La plus ancienne représentation est le Jeu d’Adam, un jeu semi-liturgique du XIIème siècle, qui se rapporte au mystère de la Rédemption et retrace toute l’histoire de l’humanité depuis le crime de Caïn jusqu’à la venue du Christ.

On distingue encore les représentations des miracles (XIII-XIVème siècle) qui exploitent les vies des saints ou des aventures dans lesquelles interviennent des saints ou des saintes.
Le miracle de Théophile de Rutebeuf (XIIème siècle).
Le miracle de Notre-Dame (XIVème siècle).

Les mystères sont les grands drames liturgiques du XVème siècle. Ils mettent en scène un événement de la vie du Christ. Tous les lieux de l’action sont représentés sur le théâtre. Ils se jouent en plusieurs jours et ont besoin de centaines d’acteurs. En 1540, le Parlement abolit les mystères : “Ils mélangent trop le profane et le sacré”. L’Eglise se sépare du peuple.
Le mystère de la Passion d’Arnould Gréban (45.000 vers, 400 personnages, représenté en 4 jours !).

Parallèlement au théâtre religieux s’est développé le théâtre comique. Citons au XIIème siècle : Le Jeu de la Feuillée et Robin et Marion d’Adam de la Halle.

La moralité est une pièce à intention moralisatrice aux personnages souvent allégoriques.
La sottie est une sorte de revue satirique. Elle se met parfois au service des idées politiques du temps.

Le jeu du Prince des Sots de Gringoire où l’auteur attaque la prétention du pape Jules II de faire la guerre à Louis XII, roi de France.

La Sotte Commune
(le peuple)
– Et que m’importe la guerre,
Ni qu’à la chaire de Saint Pierre
Soit assis un fou ou un sage ?
Que m’importe si l’Eglise erre,
5 Pourvu que paix règne en cette terre ?
Jamais bien n’est sorti de ces excès.
Je suis à l’abri en mon village;
Quand je veux, je soupe et déjeune.
Le Prince – Qui parle ?
10 Le premier Sot – La Sotte Commune.

La farce est la comédie de moeurs du moyen âge, qui trouve ses origines dans les fabliaux et qui vise surtout à amuser.
La Farce de Maître Pierre Pathelin (1476) de Guillaume Alecis est la meilleure de cette période. Elle fait déjà penser à Molière.

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THÉÂTRE
Les Mystères ou mise en action des faits bibliques de l’ancien et du nouveau Testament, et les Miracles ou mise en action de la vie merveilleuse des Saints, sont représentés dans les églises, puis sur les places publiques.
Mystère de la vie et passion de Jésus-Christ (14e siècle) en 60000 vers, joué par les Confrères de la Passion, bourgeois de Paris.

Les Moralités ou allégories morales, les Soties ou satires politiques dialoguées et les Farces ou courtes comédies bouffonnes sont jouées tour à tour à Paris par deux corporations rivales: les Clercs de la Basoche (de Basilique ou palais de justice), clercs d’avocat et notaires du Parlement, et les Enfants sans Souci, étudiants et jeunes nobles.
La farce de Maître Patelin, (15e siècle), chef-d’œuvre de bonne plaisanterie. L’avocat qui a dupé un honnête drapier, est dupé à son tour par un rusé berger son client.

Source: Schmidt