Charles d'Orléans
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Charles d’Orléans (1394-1465). Ce prince de sang a été fait prisonnier à la bataille d’Azincourt en 1415 et a passé 25 ans en Angleterre. Rentré en France, il établit une cour littéraire dans son château à Blois.
Il écrit des poèmes gracieux et mélancoliques de forme sobre.
Il chante la nature, les délices de l’amour courtois et ses sentiments d’exilé.

Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie,
Et s’est vêtu de broderie,
De soleil luyant, clair et beau.

Il n’y a bête ni oiseau
Qu’en son jargon ne chante ou crie :
Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie.

Rivière, fontaine et ruisseau
Portent en livrée jolie
Gouttes d’argent, d’orfèvrerie;
Chacun s’habille de nouveau :
Le temps a laissé son manteau.


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Charles d’Orléans (1391 — 1465), petit-fils de Charles V et père de Louis XII, est fait prisonnier à la bataille d’Azincourt (14 15) et charme par la poésie ses 25 ans de captivité en Angleterre. De retour en France, il se retire dans son château de Blois et s’y forme une petite cour littéraire. Ballades, chansons, rondeaux, élégants et harmonieux.

Schmidt


Charles d’Orléans, né à Paris le 24 novembre 1394 et mort à Amboise le 5 janvier 1465, duc d’Orléans, est un prince français, connu surtout pour son œuvre poétique réalisée lors de sa longue captivité anglaise. Il est le fils de Louis Ier, duc d’Orléans, frère du roi de France Charles VI, et de Valentine Visconti fille du duc de Milan. Il est né à l’hôtel de Saint-Paul, à Paris.

Son enfance est marquée par les rivalités qui opposent son père à Jean sans Peur, duc de Bourgogne, rivalités à l’origine de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Son père est tué sur l’ordre du duc de Bourgogne le 23 novembre 1407. En sa qualité d’aîné, il recueille la plus grande part de l’héritage dont le duché d’Orléans, les comtés de Valois et de Blois, et les seigneuries de Coucy et de Chauny.

Il épouse en 1406 sa cousine germaine Isabelle de Valois (17 ans), fille de Charles VI, et veuve de Richard II d’Angleterre. Celle-ci meurt à vingt ans en donnant le jour à une fille. Charles se remarie en 1410 avec Bonne d’Armagnac, fille du comte Bernard VII d’Armagnac, grand féodal du Sud-Ouest, transférant le conflit familial à la maison d’Armagnac.

À la mort de sa mère, le 4 décembre 1408, il hérite du comté d’Asti et de quelques terres lombardes.
En 1415, survient la reprise de la guerre, Charles d’Orléans fait partie de l’armée française poursuivant Henri V retraitant dans le nord de la France. À la débâcle d’Azincourt, le 25 octobre 1415, Charles d’Orléans est fait prisonnier et emmené en Angleterre. Sa libération est conditionnée par le paiement d’une rançon. Il reste vingt-cinq ans en Angleterre, années pendant lesquelles il développe son œuvre.

En effet, il ne se trouve personne pour payer sa rançon. Sa seconde épouse est morte à la fin de 1415, son beau-père, le comte Bernard VII d’Armagnac, a été massacré par les partisans de Jean Sans Peur en 1418 et, en 1420, disparaît son frère cadet, Philippe, comte de Vertus. Son duché d’Orléans est laissé sans défense et les Anglais assiègent Orléans sans même songer à demander au duc, leur prisonnier, de leur ouvrir les portes ; siège auquel mit fin Jeanne d’Arc.

Il est enfin libéré le 5 novembre 1440, contre une rançon de 220 000 écus, représentant partiellement la dot de sa nouvelle épouse, car le 26 novembre 1440, à 46 ans, il épouse Marie de Clèves, âgée de 14 ans, nièce du duc de Bourgogne, Philippe le Bon, et petite-fille du meurtrier de son père Jean sans Peur. En 1447, il récupère son comté d’Asti et rentre en France l’année suivante pour finir sa vie retiré à Blois. En 1457, le 19 décembre, alors qu’il a 63 ans, son épouse accouche d’une fille, Marie d’Orléans, et, le 27 juin 1462, alors qu’il a 68 ans, Marie de Clèves accouche cette fois d’un fils, Louis, le futur roi Louis XII. En 1464, elle est de nouveau enceinte, pour la troisième fois, et donne naissance à une fille, Anne d’Orléans, quelques mois avant la mort de son mari.

Charles d’Orléans meurt à Amboise le 5 janvier 1465, sur le chemin du retour, alors qu’il venait d’assister à Poitiers à une assemblée des princes du Sang et des grands féodaux. Il est inhumé en l’église du Saint-Sauveur à Blois.

Charles d’Orléans est l’auteur d’une œuvre considérable : 131 chansons, 102 ballades, sept complaintes et pas moins de 400 rondeaux. Il est aussi l’auteur de pièces poétiques en langue anglaise.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Charles Ier d’Orléans de Wikipédia en français (auteurs)

Charles d'Orléans

  • Charles d’Orléans
  • Charles d’Orléans (1394-1465)

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    Charles d’Orléans – Né: Paris, 24 juillet 1394 – Mort: Amboise, 4 janvier 1465 (Dictionnaire Bordas de Littérature française, 1994).

    Charles d’Orléans, fils de Louis d’Orléans et de Valentine de Milan, reçut, au milieu d’une époque malheureuse et troublée, une éducation toute poétique. L’influence d’une mère non moins distinguée par son esprit que par ses vertus lui fut particulièrement précieuse et communiqua à son génie quelque chose de la facilité et de grâce italiennes. Une suite de désastres marquèrent sa jeunesse: après l’assassinat de son père par le duc de Bourgogne (1407), il vit succomber sa pieuse mère, qui, durant les quelques mois de son veuvage, n’avait su que répéter: Plus ne m’est rien, rien ne m’est plus! Vint ensuite la défaite d’Azincourt, dans laquelle le jeune prince fut fait prisonnier. Sa captivité dura vingt-cinq ans; elle nous a valu la plupart de ses poésies.

    Délivré en 1440, il se retira dans son château de Blois, où il charma les dernières années de sa vie par les plaisirs de l’esprit et la culture des lettres. Il mourut en 1465, emportant au tombeau l’estime et l’affection de ses sujets. Son fils unique fut le roi Louis XII, le Père du peuple.

    Les poésies de Charles d’Orléans, ballades, complaintes, chansons et rondeaux, longtemps inconnues à la France, ont été retrouvées en 1734 par l’abbé Sallier, membre de l’Académie des Inscriptions. Boileau ne les connaissait donc pas lorsqu’il décernait à Villon l’honneur

    D’avoir su le premier, dans ces siècles grossiers,
    Débrouiller l’art confus de nos vieux romanciers.

    Les critiques modernes, à même d’en juger plus sûrement, admirent chez le noble poète «un cachet original, une imagination correcte et naïve, un style élégant, et de ces expressions qui n’ont point de date et qui, étant toujours vraies, demeurent dans la langue d’un peuple» (Villemain). «Néanmoins, dit M. Nisard, quand même Boileau eût connu ce recueil, aurait-il jamais donné la gloire d’avoir débrouillé nos vieux romanciers à un poète qui les continue fidèlement et qui ne hasarde, hors du cercle de leurs inventions, que quelques pièces imitées de la poésie italienne ?» Charles d’Orléans manqua de ce génie créateur qui se dégage de l’imitation servile et se fraye de nouvelles voies; il s’inspire évidemment beaucoup plus de l’imagination que du fonds intime où le vrai poète sait puiser. Sous les élégantes mais froides allégories, thème ordinaire de ses vers, on cherche vainement le prince français qui revendique de justes droits, flétrit les meurtriers de sa famille ou tressaille d’espérance aux succès de la Pucelle, dont il fut contemporain. Cependant on relira toujours avec plaisir les quelques morceaux dans lesquels, se montrant plus naturel, il a trouvé le langage du cœur:

    Les fourriers d’été sont venus …

    ou encore sa complainte sur les malheurs de la France:

    France, jadis on te souloit nommer
    En tous pays le trésor de noblesse …

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