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Les Grands Rhétoriqueurs
Avant d’atteindre son épanouissement, la poésie connaît une période de transition entre le moyen âge et la Renaissance.
C’est le temps des Grands Rhétoriqueurs, nom donné aux écrivains de la Cour de Bourgogne.
Les principaux rhétoriqueurs sont Georges CHASTELAIN (1405-1475), auteur de rondeaux et ballades; Jehan MOLINET (1435-1507), historiographe de la Cour qui écrit aussi des satires et des poèmes religieux allégoriques et Jean LE MAIRE des BELGES (1473-1523), poète et chroniqueur.
Ils ont en commun le fait d’écrire des chroniques, des poèmes historiques ou didactiques à côté d’oeuvres poétiques (rondeaux, poèmes pieux). Leur oeuvre se caractérise par un grand souci de la forme, des raffinements de style, d’acrobaties de versification. Ils aiment les genres fixes du moyen âge et en compliquent encore les difficultés par la recherche de rimes-calembours et rimes-équivoquées [1], des fins de vers en écho (ex. à sa corde s’accorde). C’est aussi aux Rhétoriqueurs qu’on doit l’alternance des rimes masculines et féminines [2]. On les a appelés les “alchimistes du langage”.


[1] jeu de mot fondé sur l’interprétation différente d’un groupe de sons
[2]rime masculine : une rime qui se termine sur une voyelle accentuée / rime féminine : une rime sur “e” muet
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  • Rondeau de ceux qui se taisent

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  • L’Art de rhétorique

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    L’Art de rhétorique

    Les rhétoriqueurs ne furent pas de très grands poètes, mais ils eurent le mérite de s’intéresser à la forme et de se faire les champions, beaucoup plus de la qualité que de la quantité.

    Qui étaient-ils ces rhétoriqueurs ? Des poètes de cour principalement. Ils gravitaient, soit dans l’orbite de la cour de Bourgogne, soit dans celle de la cour de Malines en Flandre (encouragés par Marguerite d’Autriche), soit encore dans celle d’Anne de Bretagne, à la cour de France.

    Les rhétoriqueurs s’expriment dans des genres à forme fixe dont la plupart remontent aux XII, XIII et XIVe siècles. Toutefois, la difficulté est démultipliée à plaisir. Jean Molinet publie en 1493 L’Art et science de rhétorique.

    Et qu’est-ce que la rhétorique, sinon l’art de bien dire ? … mais le véritable traité poétique a été rédigé par Pierre Fabri en 1521 sous le titre Grand et vray art de pleine rhétorique.

    L’agilité doit être grande. La rime peut être «équivoquée» et conduire au calembour (rimailleur donne rime ailleurs chez Clément Marot ; louange donne loup ange chez Guillaume Crétin). Elle peut être «en écho» (amour telle est mortelle), «annexée» et «fratrisée» (on reprend au début d’un vers tout ou partie du mot formant la rime précédente), «batelée», «renforcée», etc.

    Parfois, les vers peuvent être lus à l’envers de haut en bas, de bas en haut, etc. Bref, il s’agit plus de virtuosité, de fantaisies d’équilibriste, de prouesses versifiées que de poésie pure, mais le jeu offre souvent de charmants résultats.

    Si Georges Chastellain, Jean Meschinot, Guillaume Crétin et Jean Molinet se montrent d’aimables poète, si Jean Lemaire de Belges, même, est un poète plus qu’aimable, Clément Marot sera, lui, un authentique créateur.

    d’après : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9686924v/


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  • Georges Chastellain


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    Georges Chastellain – Philippe et Charles de Bourgogne
    Georges Chastelain - Philippe et Charles de Bourgogne
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