Serments de Strasbourg (fragment)
Serments de Strasbourg (fragment)

Jusqu’au Vème s. le latin est la seule langue “littéraire” en France. C’est la langue des hommes de l’Eglise, des hommes cultivés, des “clercs”.

Dés le Vè siècle, à partir du latin reproduit et déformé par les Gaulois, enrichi des apports germaniques, naît un langage mixte, appelé le “roman”, qui deviendra l’ancien français du XIème au XIVème s., puis le moyen français aux XIVème et XVème siècles.

En 813, au Concile de Tours, les évêques recommandent aux clercs de ne plus prêcher en latin, mais en langue romane pour mieux se faire comprendre de leurs fidèles.

En 842, le 1er témoignage en roman (donc encore proche du latin) est un document officiel “les serments de Strasbourg” relatif à l’alliance des deux petits-fils de Charlemagne, Charles le Chauve et Louis le Germanique, contre leur frère Lothaire.

En 881, apparaît le 1er texte littéraire “la Séquence de Sainte Eulalie”, un poème à la gloire de la sainte martyre.

La langue du Moyen Age n’a pas d’unité : les dialectes se multiplient. On distingue

– Les parlers du Nord –> langue d’ Oïl
– Les parlers du Sud –> langue d’Oc.

A partir du XIIIème s. le dialecte de l’Ile de France, le francien, s’impose par son prestige et par son génie propre : il donnera naissance au français !

Source : http://www.scribd.com/doc/3008831/Histoire-de-la-litterature-au-Moyen-Age-en-France

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