Les Crieurs de vin sous Louis XIII

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Costumes historiques

Henri IV – Un roi aimé

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Le 16e siècle

Le 17e siècle

Henri IV

1627 – Duel sur la Place Royale

1627 – Duel sur la Place Royale

La manie des duels, en quinze ans sous Henri IV, avait coûté la vie à sept ou huit mille gentilshommes. Il y avait pourtant des défenses formelles, des édits sévères, mais les survivants de ces combats en étaient quittes pour se mettre quelque temps à l’abri des officiers de justice et pour solliciter, une fois l’affaire assoupie, des lettres de rémission.

Richelieu arrivé au pouvoir renouvela les prohibitions d’Henri IV et résolut par des exemples sévères de couper court à cette rage de combats singuliers. L’un de ces plus enragés parmi ces enragés duellistes, le comte de Bouteville-Montmorency, exilé à Bruxelles pour quelques rencontres où il avait couché ses adversaires sur le carreau, faisait demander vainement au roi de rapporter l’ordre d’exil. Provoqué à Bruxelles par le marquis de Beuvron, parent du comte de Thorigny, un de ses derniers adversaires, Bouteville déclara qu’il se battrait à Paris en pleine place Royale et en plein jour.

Il prend la poste, rentre à Paris et le 12 mai 1627, dans l’après-midi, à l’heure du beau monde, apparaît place Royale avec son adversaire et les seconds, qui vont, selon la vieille coutume, s’entrégorger également. Bouteville amène le comte des Chapelles et la Berthe, Beuvron est accompagné de Briquet et de Bussy d’Amboise, lequel, malade depuis deux semaines, sortait du lit avec la fièvre pour venir estocader aux côtés de son ami.

Il y a foule sur la place; aussitôt qu’on les reconnaît, galants cavaliers et belles dames font le cercle et voilà les six adversaires aux prises. Bouteville et Beuvron, après avoir ferraillé furieusement et s’être désarmés successivement, se réconcilient tout à coup, mais pendant ce temps, des Chapelles tue le pauvre Bussy. Les archers du guet, accourus au bruit, ont de la peine à fendre la foule, ils arrivent juste pour voir les survivants sauter sur des chevaux et s’efforcer de mettre du terrain entre eux et le cardinal bafoué.

C’est à cette occasion que Mme de Sévigné dut de perdre son père, le baron de Chantal, quelques mois à peine après son entrée en ce monde dans l’hôtel de la place Royale. Le baron avait aidé à la fuite des duellistes: poursuivi lui-même, il dut fuir à son tour et se réfugia chez son ami le comte de Toiras, gouverneur de l’île de Ré; il y périt l’an d’après au moment du siège de la Rochelle; les Anglais venant secourir la cité protestante débarquèrent dans l’île et le baron de Chantal fut tué dans le combat.

Bouteville et des Chapelles couraient sur la route de Lorraine, Beuvron et Briquet galopaient vers un port de mer pour gagner l’Angleterre. Les deux premiers se laissèrent rattraper à Vitry-le-Brûlé. On les ramena à Paris et le 21 juin 1627, le grand cardinal ayant repoussé inflexiblement toutes les sollicitations, ils furent décapités sur la place de Grève. A propos de « l’accident qui est arrivé à M. de Bouteville », écrit le cardinal dans une lettre, « pour couper les racines de ce mal si invétéré dans le royaume, le roi a cru être obligé en conscience et devant Dieu et devant les hommes, de laisser le cours libre à la justice en cette occasion ».

Ce terrible exemple refroidit un peu les têtes trop chaudes de la jeune noblesse.

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Les boutiques de la Galerie du Palais de Justice – XVIIe siècle

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La mode sous Louis XIV

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