Edmond Rostand

Edmond Rostand

Poète et auteur dramatique, né à Marseille, en 1868, mort en 1918; reçu à l’Académie française, en 1902.

Sous un titre teinté d’archaïsme: les Musardises, il s’était annoncé comme un jeune poète villonesque. Puis ce furent une délicate comédie: les Romanesques, de belles scènes mystiques (la Samaritaine, 1896); et, en 1897, le succès éblouissant de Cyrano de Bergerac, un drame d’aventure et de passion, très détourné de l’histoire véritable du personnage, mais plein de mouvement. Des circonstances favorables: l’atonie momentanée des œuvres de théâtre, l’excellente interprétation de Coquelin et l’engouement du public avaient beaucoup aidé aux mérites propres de l’auteur et de la pièce. Ces qualités sont: la virtuosité lyrique unie au sentiment dramatique, l’éclat de la versification et la vie portée partout, dans les paroles, l’action et la mise en scène.

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Edmond Rostand

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Erckmann-Chatrian

Erckmann-Chatrian

Noms accouplés de deux romanciers français: Émile Erckmann, né à Phalsbourg, en 1822, mort en 1899, et Alexandre Chatrian, né à Soldatenthal (Meurthe), en 1826, mort en 1890, que des habitudes constantes de travail en commun et la similitude de leur inclination d’esprit et de leur manière d’écrire avaient fondu, pour ainsi dire, en une seule personnalité littéraire.

Leurs débuts furent obscurs et pénibles. Des succès retentissants leur firent oublier les difficultés de la première heure. Ils cultivèrent tour à tour le conte rustique, la nouvelle sentimentale, la peinture de mœurs champêtres enfermée dans le cadre préféré de l’Alsace, les imaginations fantastiques à la manière d’Hoffmann et de Poe, puis se rendirent surtout populaires avec des romans historiques ou politiques, tirés des épisodes guerriers de la Révolution et de l’Empire et qualifiés de « romans nationaux. » L’Histoire d’un conscrit de 1813 et Madame Thérèse entre autres, dont l’objet devait être d’éclairer la jeunesse sur la vanité de la gloire des armes, se vendirent à plus de 100 000 exemplaires. Leur chef-d’œuvre paraît être le délicieux roman de l’Ami Fritz (1864), une idylle alsacienne rappelant la beauté calme d’Hermann et Dorothée.

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Alexandre Dumas

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Alexandre Dumas

Célèbre auteur dramatique et fécond romancier, fils du général Davy de la Pailleterie Dumas, né à Villers-Cotterets en 1803, mort en 1870.

Des centaines de volumes (non pas tous ceux qu’il a signés, car il eut de nombreux collaborateurs) sortirent de son imagination, source inaltérable de verve étincelante, de bonne humeur gauloise, de fantastiques récits, de péripéties singulières et captivantes. (Les Trois Mousquetaires, 1844; Vingt ans après, 1845; Le Vicomte de Bragelonne, 1847; Le Comte de Monte-Cristo, 1841-1845; La Reine Margot, 1845, etc. etc.)

Avec la même facilité prodigue, avec la même fougue de création il multiplia dans ses vivants drames populaires (Henri III, 1829; Antony, Angèle, La Tour de Nesle, La Reine Margot, Urbain Grandier, Le Comte Hermann, etc.) les combinaisons hardies, les incidents rapides, les faits d’un dialogue toujours mouvementé, les coups de théâtre imprévus et brillants.

Par un merveilleux privilège, il sut tout faire accepter à la scène et dans le livre, invraisemblances énormes, défis à la morale et au bon sens, atteintes continuelles à la vérité historique, au style et à la langue. Il ne fut à vrai dire ni un grand écrivain ni un grand peintre. Il n’en prit pas le temps. Il n’a pas eu le génie de l’idéal, ni la profondeur. Mais par la fécondité d’invention, la puissance d’action théâtrale, la continuité de mouvement, la vie, l’entrain, l’humeur, il aura été peut-être le plus étonnant producteur de son siècle.

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Pétrus Borel

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Pétrus Borel

Joseph-Petrus Borel d’Hauterive – Écrivain excentrique, né à Lyon, en 1809, mort en 1859. Héros devenu légendaire de la bohème romantique, il se signala surtout par les fugues de son caractère incroyablement fantasque, par les éclats d’une haine inguérissable à l’encontre des bourgeois, les bousingots, les philistins, par ses affectations bizarres de misanthropie et même de lycanthropie (car il se qualifiait ainsi: Borel le lycanthrope), enfin par les étranges vicissitudes et mascarades d’une existence nécessiteuse.

Rhapsodies, 1831; Champavert, 1833.

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Pétrus Borel