Nicolas Boileau

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Nicolas Boileau

Jean de La Fontaine

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Jean de La Fontaine (1621-1695)

La Fontaine, né à Château-Thierry, en Champagne, est le prince des fabulistes anciens et modernes. Ses fables, par la finesse des détails, la perfection de la langue, la justesse des expressions, sont des modèles achevés et inimitables. Ésope chez les Grecs, Phèdre chez les Latins, avaient composé des fables; mais elles sont froides et plates, si on les compare à celles de La Fontaine.

La Fontaine fut l’ami de Racine, de Boileau, de Molière; il fait partie du cénacle glorieux qui, au milieu et à la fin du dix-septième siècle, a donné à la littérature française sa valeur prépondérante. C’est la véritable grandeur de ce que l’on a appelé le siècle de Louis XIV; car jamais, à aucune époque, n’ont vécu simultanément autant de littérateurs illustres, grands par la puissance des idées, comme par la beauté du style.

d’après: Source

La Fontaine

Molière

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Molière (1622-1673)

Molière, est un des hommes qui illustrent le plus la France; mais il n’est pas seulement un génie français, il est universel; ses comédies sont des chefs-d’œuvre qui amusent les hommes de tout âge, de toute époque et de toute nationalité.

Dans ses ouvrages, le bon sens est mêlé à la profondeur. Molière est un profond observateur des ressorts qui font agir les hommes, et en même temps une verve comique inépuisable anime toutes les scènes de ses pièces.

Molière, comme Shakespeare, était acteur et directeur de théâtre. Il jouait lui-même ses pièces.

Ses principales comédies sont: le Misanthrope, Tartuffe (où il démasque les hypocrites et les faux dévots), l’École des femmes, Don Juan, les Femmes savantes. Dans l’Avare, il flétrit l’avarice; dans le Bourgeois gentilhomme, il se moque des roturiers qui prennent des airs de grand seigneur. Le Malade imaginaire, le Médecin malgré lui, Georges Dandin, les Fourberies de Scapin, l’Étourdi, le Dépit amoureux, les Précieuses ridicules, Amphitryon, sont des comédies merveilleuses de verve et de gaieté.

d’après: Source

Molière

René Descartes

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René Descartes (1596-1650)

René Descartes, né à Haye (en Touraine), philosophe, mathématicien et physicien, a exercé sur la science et la philosophie une influence prépondérante.

Avant Descartes on regardait comme infaillibles toutes les moindres paroles des écrivains de l’antiquité ou des Pères de l’Église. Descartes (en 1637), dans son Discours de la méthode, a établi la souveraine autorité de la raison. C’est l’esprit de l’homme qui juge de la vérité ou de la pauvreté des choses; et une chose est vraie ou fausse indépendamment de l’opinion d’Aristote, de Platon ou de saint Thomas d’Aquin.

Descartes, dans les Méditations, le Traité de l’homme, les Passions de l’âme et la Dioptrique, a traité les plus hautes questions de la physique et de la métaphysique. Il a donné le premier la théorie exacte de la vision par l’œil; il a montré par quel mécanisme le système nerveux commande les mouvements des animaux.

Il a créé de toutes pièces une science nouvelle, la Géométrie analytique, qui est l’application de l’algèbre à la géométrie: science féconde, qui prit après lui une grande extension.

La vie de Descartes a été très agitée. Étant jeune, il fut soldat et officier. Il vécut en Hollande pendant longtemps, et s’adonna aux recherches d’anatomie, de médecine, de physique, en même temps qu’il faisait de la philosophie et des mathématiques. Menacé d’être poursuivi pour défaut d’orthodoxie catholique, il se réfugia en Suède, auprès de la reine Christine, qui le reçut avec de grands honneurs.

Descartes est un des premiers écrivains qui aient écrit dans le langage français moderne, et il a contribué à faire de la langue française ce qu’elle est aujourd’hui.

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Descartes

Blaise Pascal

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Blaise Pascal (1623-1662)

Blaise Pascal (né à Clermont-Ferrand) est un des génies les plus extraordinaires qui aient existé. Il fut grand mathématicien, grand physicien, non moins que penseur profond et écrivain de premier ordre.

Sa précocité fut merveilleuse. A l’âge de dix ans, n’étant encore qu’un enfant, il inventa la géométrie que son père ne voulait pas lui laisser apprendre. Âgé de dix-huit ans seulement, il composa sur les mathématiques supérieures un traité qui fit l’admiration de tous les savants. Puis, dans des expériences exécutées à la tour Saint-Jacques à Paris, il fit la belle découverte de la pesanteur de l’air. Ce fut lui qui donna les premiers principes du calcul des prohabilités. Il inventa des machines très simples, la brouette, le baquet, et des machines plus compliquées, la machine arithmétique.

Comme écrivain et comme philosophe, il ne fut pas moins remarquable que comme physicien. Dans ses Lettres provinciales, il attaqua vigoureusement les jésuites; dans ses Pensées, où se trouvent tant de belles idées exprimées en un magnifique langage, il essaya de réconcilier la raison avec la foi.

Un accident, dans lequel il faillit périr, lui causa une extrême frayeur et ébranla sa raison. Il mourut peu de temps après, âgé de trente-neuf ans.

Grandeur de l’Univers

La première chose qui s’offre a l’homme quand il regarde, c’est son corps, c’est-à-dire une certaine portion de matière qui lui est propre. Mais, pour comprendre ce qu’elle est, il faut qu’il la compare avec tout ce qui est au-dessus de lui et tout ce qui est au-dessous, afin de reconnaître ses justes bornes.

Qu’il ne s’arrête donc pas à regarder seulement les objets qui l’environnent. Qu’il contemple la nature entière dans sa haute et pleine majesté! Qu’il considère cette éclatante lumière, unie comme une lampe éternelle pour éclairer l’univers. Que la terre lui paraisse comme un point au prix du vaste tour qu’elle décrit. Et qu’il s’étonne de ce que ce vaste tour lui-même n’est qu’un point très délicat, à l’égard de celui que les astres, qui roulent dans le firmament, embrassent. Mais, si notre vue s’arrête là, que l’imagination passe outre: elle se lassera plutôt de concevoir que la nature de fournir.

Tout ce que nous voyons du monde n’est qu’un trait imperceptible dans l’ample sein de la nature. Nulle idée n’approche de l’étendue de ses oeuvres. Nous avons beau enfler nos conceptions, nous n’enfantons que des atomes au prix de la réalité des choses. C’est une sphère infinie, dont le centre est partout, et la circonférence nulle part.

Blaise Pascal

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Blaise Pascal