Charles Nodier

LE CHIEN DE BRISQUET
D’un coup de sa bonne hache, il renversa le loup raide mort; mais il était trop tard pour la Bichonne, elle ne vivait déjà plus.

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Charles Nodier – Du style

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Charles Nodier (Besançon, 1780 – Paris, 1844).

Œuvres poétiques: Essais d’un jeune barde (1804); Poésies diverses (1827 et 1829). En 1823, bibliothécaire de l’Arsenal. C’est des réunions de l’Arsenal que sortit vraiment le romantisme. Les habitués de ce cénacle étaient Hugo, Sainte-Beuve, Vigny, Lamartine, Musset, Dumas, etc. Poète amateur, manie le vers avec une alerte dextérité. Plus connu comme conteur. S’est occupé aussi d’histoire naturelle, de critique, de philologie, d’histoire.

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Charles Nodier

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Charles Nodier

Le roman merveilleux

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Le roman merveilleux

Le roman mystérieux reparaissait avec Charles Nodier (1780-1844), précurseur et patron du romantisme français encore hésitant, esprit curieux pus que grand écrivain, ouvert à toutes sortes d’influences traditionnelles ou étrangères. Imitateur de Werther, des romans terrifiants, des contes merveilleux, il donna de charmantes nouvelles, et ses romans étranges et fantastiques ont été très lus (Smarra, Trilby, 1821, 1822).

Chamisso (1781-1838), écrivain allemand de descendance française, rendit son Pierre Schlemihl (1814), l’homme qui a perdu son ombre, célèbre dans le monde entier.

Hoffmann (1776-1822), de Königsberg, fut peintre, musicien, écrivain, toujours artiste, nerveux, rêveur et presque halluciné. Les Tableaux de fantaisie, les Élixirs du Diable, Le Chat Murr (1814-1822) mêlaient aux rêves la caricature, des types déformés, le merveilleux et le fantastique. Traduits et arrangés en français sous le nom de Contes d’Hoffmann (1829-1833), ils obtinrent un énorme succès, et inspirèrent souvent les romantiques de divers pays.

Edgar Allan Poe (1809-1849) fut, pour le grand public, avant tout un conteur: Gordon Pym et surtout Contes grotesques et arabesques (1838, 1840) jouirent d’une popularité immense et durable, surtout en France grâce à l’excellente traduction de Baudelaire (Histoires extraordinaires, 1856-1865). Récits policiers, histoires fantastiques d’âmes réincarnées, aventures à fond scientifique, confessions d’assassins et autres, Poe excelle à narrer le mystérieux et l’effrayant avec une logique froide et lucide.

C’est un merveilleux tout différent que respirent les contes du Danois Andersen (1805-1875), le plus universellement populaire des écrivains scandinaves. Il écrivit des poésies, des drames, des comédies, des romans de valeur (L’Improvisateur, Rien qu’un musicien, 1835, 1837), et commença en 1835 à publier ses Contes, qui parurent par livraisons pendant quarante ans. Empruntés à la mythologie du Nord, aux légendes populaires, ils offrent un merveilleux poétique et mélancolique, une tendre émotion, des peintures gaies et satiriques, un profond sentiment du mystère des forces naturelles. Ces contes ont été traduits dans toutes les langues. Innombrables sont les enfants qu’ils ont fait rêver et les hommes qu’ils ont charmés.

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Le roman au 19e siècle – Europe – Amérique



Une famille de bûcherons

Charles Nodier